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23 octobre 2017

Liban : La torture des LGBT évoquée dans un rapport

Classé dans : infos — dominique @ 15:04

ProudLebanon-logoUne étude de l’ONG Proud Lebanon démontre que lors d’un contrôle ou d’une arrestation, l’homosexualité d’un individu est un facteur aggravant pouvant entraîner des sévices corporels et psychiques.
Ce rapport de vingt-six pages était censé être révélé lors de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie, célébrée en mai dernier, à Beyrouth. Faisant l’objet de menaces proférées par des groupes conservateurs, les organisateurs avaient alors été conduits à annuler la présentation publique de l’étude.
«La plupart du temps,  les LGBT ne sont pas arrêtés sur base de leur orientation sexuelle, mais quand ils le sont, ceci est un facteur très aggravant », souligne Bertho Makso, directeur de l’association. L’étude fait effectivement état de détentions dégradantes. « Deux hommes étaient en voiture avec une amie. Lors d’un contrôle à un barrage, les forces de sécurité (les responsables de l’étude indiquent que ces forces étaient liées à un parti politique, sans le nommer) ont vérifié leurs téléphones contenant des photos intimes. En prison, ils ont été battus, insultés, ont été présentés aux autres prisonniers comme des pédés. Au final, l’homosexualité était la charge retenue contre eux », explique Cosette Maalouf, psychologue-clinicienne. Ce rapport fait état d’un entretient réalisé par Human Rights Watch. Shady, un réfugié syrien, raconte son calvaire lors de son passage au poste de police militaire, à Rihaniyé. Le jeune homme a été torturé jusqu’à ce qu’il avoue son homosexualité.
Ces incidents révèlent l’absence de base légale sur laquelle reposent ces procédures abusives. Les interrogations et arrestations d’individus sont basées uniquement au regard de leurs manières et de leur apparence physique, sans aucune preuve tangible de « délit sexuel ».
Le Liban a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels. Dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution libanaise, il est inscrit que « tout homme naît libre et doit jouir des mêmes droits ». Cependant, Beyrouth continue de poursuivre les LGBT en raison de l’article 534 du code pénal, qui établit que « tout acte contre-nature devra être puni d’une peine d’emprisonnement allant jusqu’à un an de détention ». En quête de partenaires internationaux, l’association a tenu à aller jusqu’au bout. « L’étude a été envoyée à Genève, à la Commission internationale contre la torture. Le gouvernement libanais représenté là-bas a nié en bloc toutes les accusations, expliquant que les LGBT n’étaient pas torturés au Liban », s’indigne Bertho Makso.
Pour l’heure, l’ONG souhaite la suspension de la loi criminalisant l’homosexualité et la mise en place d’un mécanisme de rapport de la torture. Enfin, Proud Lebanon s’est également donné pour mission de proposer des solutions pour favoriser le vivre-ensemble, en mettant fin aux phénomènes de rejets, inhérents à la société libanaise.
Proud Lebanon lutte contre les discriminations subies par les homosexuels au Liban et plus largement par les personnes LGBTI (Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Intersexes). Ses activités se déclinent en 4 axes :
-conseil juridique (consultation d’avocats, assistance légale, intervention lors d’arrestation arbitraire, accompagnement pour l’obtention du statut de réfugiés auprès du HCR…),
-prévention (sensibilisation et dépistage de maladies sexuellement transmissibles),
-soutien psychologique pour des personnes victimes de torture,
-sensibilisation et renforcement de compétences de la communauté LGBTI.

28 mars 2017

Nimes : L’Etat condamné après qu’un gendarme ait enterré une plainte pour tentative d’homicide à caractère homophobe, il y a quatorze ans

Classé dans : infos — dominique @ 21:32

ludovic serra eric meynierL’Etat a été condamné début mars après qu’un gendarme a enterré une plainte pour tentative d’homicide à caractère homophobe, il y a quatorze ans. Les suspects, qui n’avaient pas été inquiétés, avaient tué une autre victime six ans plus tard.
Le dossier avait été mis de coté dans le tiroir du bureau d’un gendarme.
Quatorze ans après les faits, l’Etat a été condamné au civil par le tribunal de Nîmes (Gard), en tant que représentant du militaire en question, rapporte le journal Midi-Libre.
L’affaire remonte au 28 novembre 2003. Wilfried Cerveaux, un jeune homosexuel vivant alors à Avignon, échappe de peu à la mort après un rendez-vous donné sur un lieu de drague, près du barrage de Sauveterre.
Sur place, deux hommes ( photo) l’entraînent à l’écart et le passe à tabac. Pour leur échapper, Wilfried se jette dans l’eau glacée du Rhône et fait le mort jusqu’à ce que ses deux agresseurs soient partis, avant d’appeler à l’aide. Le jour même, Wilfried livre aux gendarmes tous les éléments pour identifier les deux hommes : prénoms, numéros de téléphone et l’immatriculation du véhicule.
Cette tentative d’homicide aurait pu être évitée
C’est au fond d’un puits que Frédéric Flouroux, un jeune homme homosexuel originaire de Béziers âgé de 32 ans, a été découvert le 14 février 2009 par un promeneur prés de Sérignan, dans l’Hérault. A la suite d’une soirée très arrosée, le 4 janvier 2009, Les assassins auraient fait grimper Frédéric Flouroux dans leur véhicule. Direction un lieu très isolé au bord de l’Orb, un fleuve qui longe Sérignan, à 6 km de Béziers. Là, où les deux hommes avaient pris la peine de creuser un trou en guise de tombe à l’aide d’une pelle achetée pour l’occasion, le malheureux aurait été torturé et étranglé à l’aide d’une sangle. Puis, estimant que finalement le trou creusé n’était pas adapté à la situation, décision était prise de jeter le corps sans vie de Frédéric au fond de ce puits.
Jugés aux Assises de Montpellier, Eric Meynier, 30 ans, et Ludovic Serra, 42 ans, les deux assassins ,ont été reconnus coupables d’assassinat et de tentative d’assassinat. Le premier a écopé de 30 ans de prison et le second de 25 ans, deux peines assorties d’un délai de sureté des deux tiers.
Lors de l’enquête Meynier accusant Serra d’avoir commis le crime, ce dernier avait répliqué en lui imputant à son tour une terrible agression, survenue en novembre 2003 sur les bords du Rhône, et jusqu’ici restée impunie.
Au cours de l’enquête sur ce crime, il était vite apparu que le duo avait tenté d’assassiner un autre homme, six ans plus tôt, sur un lieu de drague proche d’Avignon. Wilfried Cerveaux, avait eu une relation de quelques semaines avec Meynier. Un soir, le rendez-vous que lui fixe son amant à Entraigues (Vaucluse) tourne au cauchemar. Serra et Meynier l’emmènent de force en voiture jusqu’à Sauveterre (Gard), face au barrage de la Barthelasse. Là, ils jettent ses clés sur la berge du Rhône.
Quand le garçon descend les chercher, il reçoit sur la tête une énorme pierre, qui l’assomme. Un second rocher lui brise la clavicule.
Pour échapper aux deux hommes, il restera plus d’une heure dans l’eau glacée, caché entre des troncs flottants. Traumatisé par les faits, terrorisé de savoir ses agresseurs libres, il se lancera ensuite dans un mode de vie destructeur.
La vie de Frédéric Flourou aurait pu être sauvée. Un début d’enquête sur la tentative d’homicide de Wilfried Cerveaux, le 28 novembre 2003 fait déjà apparaître le nom de Ludovic Serra, trahi par la suite par son téléphone portable. La plainte de Wilfrid a été classée .
le maréchal des logis Francis Navarro, qui était chargé d’enquêter, avait délibérément enterré l’affaire. Enfermant la plainte dans le tiroir de son bureau, avec 49 autres dossiers, avant de maquiller informatiquement l’opération. Il était à l’époque adjoint du commandant de la gendarmerie de la commune voisine de Roquemaure (Gard), avait 21 ans d’expérience professionnelle, et était chargé d’élucider ce crime. Depuis 2002, au moins, Francis Navarro passait à la trappe procédures judiciaires ou administratives. Il n’a pas su dire pourquoi il avait escamoté l’affaire. «Je me suis enfoncé», a-t-il bredouillé. Au total, il avait enterré 48 autres procédures par des manipulations informatiques. Écarté de la gendarmerie en 2010, il est aujourd’hui vigile.
Le 6 mars dernier, la justice nîmoise a accordé 6000 euros au titre du préjudice moral à Wilfried Cerveaux. « La faute est reconnue, mais ses conséquences sont indemnisées à la marge », a estimé son avocat, cité par Midi-Libre. 

20 mars 2017

USA : scandale autour d’un groupe facebook de Marines américains

Classé dans : infos — dominique @ 17:45

  militaire nu

Le scandale du groupe Facebook de Marines américains qui partageait des photos intimes de femmes, militaires ou non, sans leur consentement, prend une autre ampleur après qu’on est appris que des contenus diffusés sur des sites pornos gay, où des photos de militaires nus ou pratiquant des actes sexuels ont été partagées sans indication de consentement, rapporte  « USA Today ».
Sur certains sites Tumblr, des militaires apparaissent avec leurs noms visibles. Au moins un Marine n’était pas consentant pour que sa photo y figure, indique au quotidien un porte-parole du Corps des Marines. Et parmi les images pornographiques diffusées, figurent aussi, d’après leurs uniformes, des membres des armées de Terre, de l’Air et de la Navy.
Un groupe d’enquête inter-armés a été constitué, a déclaré à « USA Today » MaryAnn Cummings, une porte-parole du Naval Criminal Investigative Service (NCIS), qui a mis plusieurs dizaines d’enquêteurs sur l’affaire.
Un vétéran, John Albert, a découvert en septembre 2016, le groupe Facebook fermé, ou seuls ses membres pouvaient voir les images partagées
Un porte-parole du groupe Facebook supprimé, Marshall Chiles, a déclaré le 16 mars au Daily Beast que Marines United avait initialement été créé pour soutenir des Marines en difficulté, notamment pour empêcher des suicides. Selon lui, les hommes qui ont posté des photos de femmes cherchaient une « validation sociale ».
Il met en cause le recrutement de femmes dans l’armée, affirmant que ce genre de problème augmente « quand vous intégrez des femmes ». Drôle d’excuses alors que le scandale s’étend maintenant à des photos volées d’hommes.
Comme le relève le Daily Dot, cette excuse était déjà pratiquée il y a quatre ans par le futur chef des armées américaines Donald Trump :
« 26.000 agressions sexuelles non signalées dans l’armée, seulement 238 condamnations. À quoi s’attendaient ces génies quand ils ont mis des hommes et des femmes ensemble ? »

31 août 2016

Egypte : persécution pour les homosexuels

Classé dans : homophobie,infos — dominique @ 14:52

717039-egypte-caire-homosexualiteLes jeunes homosexuels, bisexuels et les trans vivent un enfer en Égypte, harcelés par la police du régime militaire, jusque sur les applications de rencontre.
Les jours passent et se ressemblent, terribles. Harcelés par la police des mœurs, les hommes bi et homosexuels, ainsi que les trans d’Égypte se cachent, se terrent et parfois se voient obligés de quitter le pays. Cette répression s’est accentuée, paradoxalement, depuis le printemps arabe et surtout la prise de pouvoir du général Abdelfattah Al-Sissi en 2013.
Au point que, pour plusieurs, la vie était paradoxalement plus facile pour les bi et les homosexuels, sous le régime autoritaire de l’ancien président Hosni Moubarak. «Il n’y avait pas de campagne officielle d’arrestation et de contrôle, ce qui est le cas maintenant», explique au site Slate Dalia Abdel Hameed, chercheuse à l’Initiative égyptienne pour les droits des personnes au New York Times. Mais désormais la police fait tout pour arrêter les gais et les femmes trans».
Sans revenir sur ses positions sur l’homosexualité, le grand mufti d’Égypte Shawki Allam s’est pourtant déclaré opposé à toute forme de violence sur les personnes LGBT. «Nous vivons dans un système gouverné par la loi et nous devons le respecter», a-t-il d’ailleurs déclaré début août au Südddeutsche Zeitung, repris par le journal Egyptian Streets. «Même si l’homosexualité est un péché, cela ne donne le droit à personne de porter atteinte à un autre». Le religieux évoquait notamment l’attentat homophobe d’Orlando, qui avait fait cinquante morts en juin.
Avec l’élection du président Mohammed Morsi, la période de transition islamiste de l’Égypte n’a pas donné lieu à une répression forte de l’homosexualité. La police avait d’autres choses à traiter et ne s’occupait pas des bars du Caire où se mélangeait la population. Mais tout a changé à l’automne 2013, lorsque le couvre-feu assuré par la police a cédé à sa place à la surveillance militaire, expliquait récemment au New York Times Scott Long, un activiste des droits de l’Homme vivant en Égypte depuis de nombreuses années. Surtout depuis que les Égyptiens ont pris conscience de leur sexualité, longtemps cachée.
Techniquement, aucune loi n’interdit l’homosexualité en Égypte. Mais depuis 2013, au moins 250 lesbiennes, gais, bi et trans ont été arrêtés et inculpés pour «débauche récurrente», un motif inventé à l’origine pour condamner la prostitution. Les sentences vont jusqu’à douze ans de prison. Même les applications de rencontres ne sont plus sûres, car la police les utilise souvent pour attirer et arrêter les personnes qu’elle cible. Les photos de nus envoyées sur l’application servent ensuite de pièces à conviction.
Source : www.slateafrique.com

9 août 2016

Chelsea Manning par elle-même. (Amnesty International)

Classé dans : infos — dominique @ 14:42

Chelsea ManninChelsea Manningg, après sa tentative de suicide du 5 juillet 2016 (suite à ce que l’ONU a qualifié d’actes de torture,)  est menacée d’isolement définitif pour le restant de sa peine (30 ans)
Il importe plus que jamais de faire entendre et de diffuser sa parole. Amnesty International UK lui a consacré un podcast de sa série ’In Their Own Words’ (consacrée aux histoires des militants pour les droits humains dans le monde entier) en février 2016 : l’essentiel de sa transcription, traduite ici, peut y contribuer. Elle y raconte par lettre sa vie en prison, mais parle aussi de son histoire, ce qui a fait d’elle ce qu’elle est devenue et ce qui lui a fait faire ce qu’elle a fait.
J’ai passé mon enfance à Crescent, dans l’Oklahoma. C’est une toute petite ville, remarquable surtout par son nombre incroyable d’églises : je n’oserais même pas avancer un chiffre. Un de ces endroits amicaux où tout le monde se connaît, et où il n’est pas rare qu’on n’ait jamais franchi les frontières de l’Etat.
Je n’avais pas la vie facile. Mon père voyageait beaucoup pour ses affaires, je passais donc la plupart de mon temps avec ma mère et ma sœur. Malheureusement, mes parents buvaient beaucoup, et tous deux pouvaient se montrer violents. Mais ma sœur m’a beaucoup aidée. Elle a été un exemple pour moi dans des temps difficiles.
Ayant peu d’occasions de socialiser, je me suis naturellement intéressée aux ordinateurs, qui me servaient à la fois de parents et de babysitters, et vers 1997 j’ai commencé à explorer l’Internet et à faire mes propres sites web. J’étais surtout motivée par un mélange de curiosité et de solitude.
Je me souviens n’avoir eu personne pour m’aider à y voir clair dans mes sentiments et à trouver les mots pour les exprimer. Par exemple, à 8 ans, j’ai confié à une conseillère d’orientation que je ne savais pas pourquoi je voulais jouer avec les filles, ou jouer à la marelle, ce genre de choses. Mais elle n’a rien trouvé d’autre à me répondre que « les garçons sont différents des filles ». C’était comme s’il n’y avait rien entre les deux. Et les autres gosses me taquinaient beaucoup : « Ce que t’as l’air d’un pédé alors », « T’arrêtes pas de pleurer », « Regardez-le, on dirait une fille » – me rappelant constamment ma différence, et combien peu je la comprenais.

Bradley_Manning_US_Army J’ai passé un temps fou à essayer d’entrer dans la chambre de ma sœur, avant d’y parvenir à force d’ingéniosité. Ce que j’y faisais n’était pas bien terrible. Je jouais juste avec ses poupées Barbie, et j’essayais ses jeans délavés et sa veste en cuir. Je me rappelle combien sa chambre était coquette et rangée, et mon désir de pouvoir décorer la mienne de la même manière.
Jusqu’à 15 ans, je suis restée dans le déni. J’ignorais mes sentiments, jusqu’à ce qu’ils me submergent. Alors, je m’achetais du maquillage et des vêtements de fille, en regardant partout comme un gosse qui achète des cigarettes, puis je les portais un moment avant de les jeter et de recommencer un peu plus tard. Mes pensées étaient malsaines, elles faisaient écho aux mauvais conseils reçus dans mon enfance. Tu es un monstre. Personne ne t’aime. Tu es trop efféminé. Sois un homme. Les quelques questions que j’avais posées à mes amis (comme : « est-ce qu’on peut parfois se sentir poussé à porter des vêtements de fille ? ») avaient donné des réactions désastreuses et m’avaient conduite à tout nier et à me cacher.
Mais, sur Internet, j’étais plus à l’aise pour être honnête. Je pouvais être une fille du Texas de 16 ans ou un Anglais de 24. Cela demandait beaucoup d’imagination et de cohérence, mais j’étais davantage moi-même que dans la vraie vie et dans cet univers complètement inventé, je pouvais taper mes pensées et mes sentiments les plus intimes. Dans les années 2000, la communauté trans n’était pas très présente en ligne, mais la communauté gay oui, et je m’y sentais à l’aise. Je m’y suis fait beaucoup d’amis, même sans savoir leurs noms ni de quoi ils avaient l’air.
La première fois que je me suis habillée en femme en public, c’était lors d’une permission pendant la guerre en Irak, en 2010. Et j’ai été étonnée de voir comme ça marchait bien, et comme cela me paraissait naturel.
 Mon père avait divorcé en 2005, mais sa nouvelle femme me détestait, et après de nombreuses disputes, j’avais emprunté la petite camionnette de mon père pour errer dans le Midwest pendant quelques mois, puis m’établir à Chicago pour l’été. Comme j’évitais les centres pour SDF qui étaient très anti-gays et anti-trans, il n’était pas rare que je passe la nuit dans la camionnette, et que je me fasse harceler par la police. C’est malheureusement une expérience encore courante aujourd’hui pour de nombreux jeunes gays et trans.

La guerre en Irak entrait dans une phase d’augmentation de ses effectifs cet été-là, et j’ai commencé à me demander si je pouvais faire une différence au cas où la guerre poursuivrait sa spirale incontrôlable. J’avais l’impression que mon pays avait besoin de moi, alors j’ai demandé à mon père comment m’enrôler. A son avis, je devais m’adresser au recrutement dans la Navy ou dans l’Air Force – mais cela ne m’intéressait pas. A voir tous ces soldats courir partout dans Bagdad et Bassora, je me disais que l’armée avait besoin d’augmenter ses forces au sol. J’espérais aussi que la vie militaire me « viriliserait » par ce qu’elle attendrait de moi. Et donc je me suis officiellement engagée le 1er octobre 2007, et j’ai commencé mon entraînement dès le lendemain.
J’espérais pouvoir aider au rapatriement des soldats envoyés en Irak et en Afghanistan, et protéger les civils qui étaient obligés de vivre dans ces pays. Je pensais que peut-être, si je faisais vraiment du bon travail, je pourrais maximiser notre capacité à percer à jour les insurrections et à mettre au point des stratégies pour les contrer, accélérant ainsi les choses. J’avais vraiment bon espoir.
Mon rôle d’analyste du renseignement multisource était de rassembler toutes les informations brutes provenant de différentes sources, telles que rapports d’interrogatoires, rapports d’observation, communications interceptées, images satellite, et de les combiner pour produire des synthèses ou – trop souvent – des diaporamas.
Tout le temps de ma mobilisation j’ai travaillé entre 12 et 14 heures par jour, tous les jours de la semaine, sans jours de repos complets, et la plupart du temps la nuit. C’était la nuit que les entraînements avaient lieu et que la logistique et les opérations de combat se décidaient. Souvent, je devais traiter de 40 à 100 e-mails, avec la conscience d’enjeux très élevés.
Si réduit qu’ait été mon temps de repos, j’avais souvent du mal à dormir, surtout avec le soleil rayonnant au-dehors et le vrombissement continu des générateurs près de mon mobile home. Alors je passais beaucoup de temps sur Internet, quand je pouvais obtenir une connexion correcte, et j’écoutais beaucoup de musique. Je ne parlais plus tellement aux gens au bout d’un moment. Tous ces gens qui mouraient autour de moi quotidiennement, tous ces efforts pour me montrer un « homme », commençaient à me peser. J’étais très anxieuse et souvent déprimée.bradley J’étais inondée de chiffres, de rapports, de coordonnées, de noms, de photos ! Submergée finalement. A un moment donné, le travail que je faisais a cessé de me faire l’effet d’une corvée abstraite et intellectuelle, pour devenir terriblement réel. Il s’agissait de vrais gens, vivant dans de vrais endroits. A toutes nos erreurs de planification, des innocents mouraient. A toutes nos erreurs d’appréciation, des innocents étaient détenus pendant des semaines ou des années. Nos erreurs sont devenues un fardeau pour moi, nos négligences aussi. Par exemple, nous n’avons pas pris la mesure du fait que le gouvernement irakien détenait des prisonniers sous des charges fallacieuses, et torturait ses citoyens pour faire des exemples. Une partie de moi en souffre encore.

BULLETIN D’INFORMATIONS, 6 AVRIL 2010 : L’armée américaine a confirmé l’authenticité de la vidéo de juillet 2007 qui vient d’être postée sur WikiLeaks.org, où l’on peut voir des forces armées américaines en train de faire feu sans distinction sur des civils irakiens, tuant 12 personnes, dont 2 employés de Reuters, et blessant 2 enfants. Les voix qu’on y entend semblent avoir cru que leurs cibles portaient des armes, mais les images montrent sans erreur possible qu’il s’agissait de caméras.
Le Pentagone n’a jamais rendu publique cette vidéo, ayant dégagé les auteurs du massacre de leurs responsabilités. WikiLeaks indique que le site a pu décoder la bande après l’avoir reçue d’une source interne à l’armée qui voulait qu’elle soit rendue publique.
Je n’avais alors qu’une vague idée des conséquences possibles. Je craignais un renvoi de l’armée. Deux ans de prison me semblaient le bout du monde à l’époque. Je m’attendais aux pires issues possibles, mais sans avoir une conscience précise des implications concrètes. Dans l’abstrait, je m’attendais à être démonisée et passée à la loupe. Je pensais que tous les défauts que je pouvais avoir, tous les reproches que l’on m’avait faits, toutes les fois où j’avais merdé seraient utilisés contre moi au tribunal de l’opinion publique. J’avais surtout peur que la question de mon genre soit utilisée contre moi et contre mes pareilles. Rétrospectivement, je pense que ces craintes étaient fondées.

L’ANIMATRICE : Chelsea fut arrêtée par l’équipe chargée des enquêtes sur les violations des lois militaires (CID), le 27 mai 2010. 4 jours après, elle était transférée au Camp Arifjan au Koweit, où elle devait passer les deux mois suivants à l’isolement.

Au début, tout semblait relativement normal. J’ai passé deux jours dans une tente avec d’autres gens. Ce n’est que lorsqu’on m’a placée en régime de détention maximale, dans une sorte de grande cage de métal à l’intérieur d’une tente, que la situation a vraiment empiré. Je m’attendais à être traitée comme tout autre prisonnier militaire, avec respect et dignité.
Il faisait chaud et sombre dans cette tente. Seuls les repas donnaient une idée de l’heure qu’il pouvait être. Finalement, tout s’est brouillé dans ma tête, et mes souvenirs de cette époque sont très confus. A être toujours seule dans cette tente, je n’avais aucune idée de ce qui se passait au-dehors, c’est à peine si je savais quel mois on était, ou depuis combien de temps j’étais là. Je ne savais même pas quels étaient les chefs d’accusation contre moi au juste.
Après quelques semaines à vivre dans cette brume mentale, j’ai commencé à devenir complètement dépendante de l’équipe qui me surveillait et me donnait à manger. Comme ils étaient ma seule connexion au monde extérieur, je croyais tout ce qu’ils me disaient, alors que, je m’en aperçois maintenant, ils n’étaient ni bavards ni fiables. Tout était possible.
Quand j’ai été transférée à la base de Quantico, j’ai été soumise à peu près aux mêmes conditions de détention, sauf que je me trouvais cette fois dans un immeuble climatisé en Virginie et que j’ai été autorisée à recevoir des visiteurs qui m’ont enfin informée de ce qui s’était passé les 2 ou 3 mois précédents. Je vivais dans une petite cellule de 6 m². Il y avait toujours au moins deux Marines qui me surveillaient depuis un miroir sans tain. Je n’avais pas le droit de posséder quoi que ce soit dont je n’aie pas un usage immédiat. Si je voulais aller aux toilettes, je devais demander un rouleau de papier, et le rendre dès que j’avais fini. Pareil pour les brosses à dents, les livres et parfois même mes lunettes. J’avais parfois le droit de regarder la télé, mais c’étaient les Marines qui contrôlaient ce que je regardais, et ils changeaient de chaîne dès qu’il y avait quelque chose qui ressemblait à un bulletin d’informations.
C’était un tel cauchemar surréaliste, que ça en devenait comique. Il faut avoir le sens de l’humour dans de telles situations, sinon on ne peut pas y faire face. De telles conditions de vie allaient bien au-delà de ce qu’on associe généralement à l’isolement cellulaire. Enfin quoi, il fallait que je demande la permission pour tout, même pour m’adosser au mur, et il y avait un gardien qui me regardait me brosser les dents tous les matins. C’était dingue.
L’ANIMATRICE : Après plus de 3 ans à l’isolement, le 21 août 2013, la deuxième classe Chelsea Manning fut condamnée à purger une peine de 35 ans dans une prison militaire pour avoir transmis à WikiLeaks des documents classés top secret en 2009 et 2010. Pendant son procès, elle a été empêchée de faire valoir ses propres preuves ou ses motivations, y compris son affirmation qu’elle avait agi dans l’intérêt public en révélant des abus militaires.
Mes avocats étaient consternés. L’un d’eux s’est mis à pleurer. Personne n’osait dire un mot, alors j’ai pris la parole. Je leur ai dit qu’ils avaient fait un travail formidable et travaillé très dur, et que je n’aurais pas pu leur en demander davantage.
Pourquoi ai-je annoncé publiquement : « Je suis Chelsea Manning, je suis une femme », le jour qui a suivi le verdict ? Eh bien, parce que c’est qui je suis. Je voulais le faire avant, mais mes avocats me l’avaient déconseillé. Je me sentais honorée de disposer d’une tribune telle que la télévision nationale et j’étais fière d’avoir pris la décision d’être honnête sur mon identité avec toutes mes connaissances. Et ce fut gratifiant, car j’ai reçu en retour un déluge de soutiens.
Fort Leavenworth est une base militaire très étendue, mais pas très peuplée, sur les bords de la Missouri River dans le Kansas. Elle est connue pour son école d’officiers venus du monde entier – et pour sa prison. J’ai décidé de m’intégrer et de m’efforcer d’y être à l’aise. Tous les matins je regarde la femme que me renvoie le miroir dans les yeux et je lui dis : « Allez, tu peux y arriver ». C’est le moment où je me motive pour la journée. Je crois qu’il est très important de diviser de longues années en petites unités faciles à maîtriser.
Ici, je suis une détenue comme les autres, et c’est tout ce que je demande. Je travaille de 7 h à 16 h, avec une heure et demie de pause-repas, dans une petite équipe de menuiserie qui fait des choses de grande qualité. Quand nous avons de la chance, il nous arrive de recevoir des commandes pour des articles élaborés, mais en général il s’agit de commandes en gros pour des articles militaires de série. C’est une occupation très agréable. Chaque équipe fabrique ces objets du début à la fin, ce n’est pas du travail à la chaîne. Et quand je retourne dans ma cellule le soir, je passe en revue les lettres, les cartes, les journaux et les magazines de la journée. Je me débrouille pour faire ma lessive, ou je vais à la bibliothèque pour y échanger des livres ou y taper des lettres. Quand le temps le permet, j’adore prendre de l’exercice physique. Et je tire le meilleur parti possible du téléphone. Puis je prends une douche et je me couche, après une heure environ de lecture en général.
J’ai fait une demande pour être traitée médicalement dès août 2013, mais le traitement lui-même n’a débuté qu’en février 2015. En décembre 2014, j’ai commencé à porter du maquillage – mais ce n’était qu’une solution de fortune.
Prendre des hormones est une expérience très étrange. Mes émotions sont plus immédiates et plus profondes. Auparavant, je les refoulais au fond de ma tête en me disant, on verra ça plus tard. Maintenant, quand je me sens triste, je pleure. Quand je suis heureuse, j’en ris de joie, et quand je me sens seule, je m’adresse à quelqu’un qui m’est cher. Physiquement, ma peau est devenue plus douce et plus sensible. La vie est plus riche, plus pleine.
J’ai décidé d’apprendre autant de choses que je pourrais. Je me fixe beaucoup de petits buts et de petits objectifs pour la journée ou pour la semaine, tels que la rédaction d’un essai pour un cours universitaire, la lecture sur un sujet donné, ou l’acquisition d’une technique. Mais tous se rejoignent dans le but d’enrichir mes connaissances, ma compréhension et mes points de contact avec le monde et les gens qui m’entourent.
Ce qui me donne le plus d’espoir, ce sont les lettres et les cartes que je reçois de toutes sortes de gens. J’ai de nombreuses lettres de jeunes gays et trans, chose que je trouve extraordinaire parce que c’est un moyen de communication depuis longtemps oublié. Au début de mon incarcération, je ne savais même pas où mettre le timbre, donc j’imagine combien cela doit être important pour ces jeunes d’apprendre à faire quelque chose d’aussi inhabituel à notre époque digitale. Ces lettres signifient beaucoup pour moi. J’y puise la force de continuer.
En fait, il m’est arrivé d’imaginer que je pouvais voyager dans le temps et me rencontrer alors que j’étais adolescente. Je connais toutes les peurs qu’elle avait, toutes les vulnérabilités qu’elle cachait. Je voudrais la prendre par la main et lui dire que tout ira bien. Je lui dirais qu’elle n’est pas un monstre, qu’elle est aimée et appréciée plus qu’elle ne le croit, qu’elle peut être heureuse et en bonne santé en restant fidèle à elle-même. Toutes choses que j’ai fini par comprendre, et toutes choses que j’aurais tellement eu besoin d’entendre quand j’étais jeune : que nous sommes tous des êtres humains, et que nous pouvons tous être aimés inconditionnellement.
L’ANIMATRICE : Chelsea est toujours à Fort Leavenworth. Elle ne sera pas libérée avant 2045, si elle purge sa peine entière. Amnesty appelle à sa libération immédiate. On lui a fait payer trop cher pour qu’elle serve d’exemple, et les abus qu’elle a rapportés n’ont jamais été examinés. En 2015, après un nouveau procès contre l’Armée, elle a gagné le droit d’obtenir un traitement hormonal transitoire. Mais elle ne peut toujours pas se laisser pousser les cheveux, et elle est toujours forcée de s’habiller en homme. Tel est donc son combat actuel. Si, aujourd’hui, l’armée américaine reconsidère la façon dont ses forces transgenre doivent être traitées, c’est en grande partie grâce à Chelsea.
C’était « In Their Own Words », une série podcast d’Amnesty International présentée par Anna Bacciarelli. Michelle Hendley a prêté sa voix à Chelsea Manning, qui n’est pas autorisée à nous parler depuis sa prison.
Traduit par Vernon LATHAM.

18 juin 2016

USA: Deux membres de la marine américaine font l’objet d’une enquête après des menaces destinés aux LGBT

Classé dans : infos — dominique @ 17:03

01Deux membres de la marine américaine font l’objet d’une enquête après une publication reliée aux événements survenus au club Pulse d’Orlando le weekend dernier.
Sur une image publiée sur le réseau social Snapchat, on peut voir un caporal en uniforme pointer un fusil à la caméra avec le message «Bientôt dans un bar gay près de chez vous» écrit au bas de celle-ci.
L’image a ensuite été publiée sur la page privée «Camp Pendelton Resale» qui est un forum privé réservé aux Marines masculins et aux anciens combattants.
Cette page est gérée par un organisme à but non lucratif qui vient en aide aux vétérans dans le besoin. Ce dernier a fermement condamné le geste dans une déclaration : «Nous croyons que c’était une photo dénotant un manque de sensibilité et possiblement dangereuse qui devait être prise au sérieux considérant la nature du danger potentiel. En tant que groupe, nous n’acceptons aucun discours haineux ou aucune menace.»
Un utilisateur a néanmoins enregistré une capture d’écran qu’il a partagé sur Facebook, alimentant les discussions entre militaires et citoyens.
Les autorités ont souligné avoir identifié l’homme dans la photo et ouvert une enquête sur lui et un autre Marine. Les noms n’ont toutefois pas été divulgués.
poste de médias sociaux qui fait référence apparemment le tir de masse de dimanche à une boîte de nuit Orlando a conduit à une enquête de deux en service actif Camp Pendleton Marines.
Une enquete est en cours pour savoir si ce n’est qu’une plaisanterie. Quelles que soient les motivations, les responsables du Corps des Marines ne sont trouvent pas ça drole
Les modérateurs du groupe Camp MENdleton resale sur Facebook ont supprimé le poste et interdit la personne concernée, a déclaré Caleb Moss, co-fondateur du groupe.

8 janvier 2015

Routard.com lance une pétition avec la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme) contre la repression des homosexuels en Egypte

Classé dans : infos — dominique @ 19:55

Routard.com lance une pétition avec la FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme) contre la repression des homosexuels en Egypte  dans infos logo_routard_comLe 8 décembre 2014, l’émission « Ce qu’on nous cache » de la journaliste égyptienne « Mona Iraqi » a diffusé un reportage sensationnaliste sur l’arrestation de 33 clients et employés d’un hammam pour hommes. Au cours du reportage, les clients du hammam sont emmenés, nus et recroquevillés, au poste de police, sans que leur visage soit flouté. Mona Iraqi a, en outre, diffusé des photos de la descente sur son compte Twitter. Or, cette descente policière contre ce hammam n’aurait jamais eu lieu sans Mona Iraqi. En effet, c’est cette pseudo journaliste qui a elle-même informé la police. Mona Iraqi avait déjà réalisé son reportage logo-FIDH dans infosla semaine précédente, mais avait repoussé sa diffusion dans l’attente de l’intervention de la police, selon Courrier International. Le Guide Du Routard s-engage contre l’homophobieCe reportage honteux, utilisant les méthodes totalitaires de la délation, illustre la situation dramatique des homosexuels, et de ceux qui sont soupçonnés de l’être, qui n’a jamais été aussi inquiétante en Egypte.
Pour faire de l’audience, Mona Iraqi aura donc orchestré la rafle d’homosexuels… Mobilisons-nous contre ces pratiques ignobles!
Des accusations ont été portées contre toutes les personnes arrêtées. L’homosexualité n’est pas explicitement criminalisée au regard de la loi égyptienne, mais les personnes arrêtées dans de tels cas sont toujours accusées de débauche, et parfois aussi de prostitution. La peine maximale pour débauche est de trois ans d’emprisonnement, mais l’accusation ajoute parfois d’autres charges qui prolongent la durée de l’emprisonnement.
Le procès des accusés s’est ouvert dimanche 21 décembre au Caire. Devant la cour, l’avocat de la défense Tarek al-Awdi a accusé l’officier qui a dirigé la descente de police au hammam d’avoir « falsifié » son rapport. « Il n’a pas parlé de la présence de la journaliste durant l’arrestation ni du fait qu’il l’a autorisé à filmer les prévenus, » a-t-il dit dans sa plaidoirie. « Trente-trois hommes ont été interpellés et l’officier a ensuite libéré sept d’entre eux. Cela n’a pas été inscrit dans le dossier, ce qui est illégal, » a ensuite expliqué à l’AFP Me al-Awdi.
« L’officier a affirmé que tous les accusés, à l’exception du propriétaire et des employés, étaient homosexuels, » a lancé dans sa plaidoirie l’avocat de 14 prévenus, Islam Khalifa. « Mais, surprise, le rapport du département médico-légal a prouvé que les accusés n’avaient pas eu de pratiques homosexuelles. »
Ce rapport, établi grâce à des examens rectaux auxquels ont été soumis les accusés, une pratique largement dénoncée par les défenseurs des droits de l’Homme, avait pourtant blanchi 18 prévenus de toute pratique homosexuelle.
petition_accueilUn troisième avocat de la défense Khaled al-Nakkache, a affirmé que les policiers avaient forcé son client à retirer ses vêtements avant de sortir du hammam. On devrait en savoir plus dès le 12 janvier prochain.
Selon Dalia Abdel Hameed, membre de l’Initiative égyptienne pour les droits personnels (EIPR) citée par Le Point Afrique, « la chasse aux homosexuels fait fureur depuis le retour des militaires au pouvoir. On a compté 150 arrestations depuis juin 2013. Les peines prononcées vont jusqu’à huit ou neuf ans d’emprisonnement ».
Les méthodes scandaleuses de cette journaliste et la chasse aux homosexuels en Egypte sont contraires aux droits des individus à la vie privée et à la dignité humaine.
Dites NON à de telles pratiques, à la délation et à la répression des homosexuels en Egypte et demandez au gouvernement égyptien de libérer les 26 hommes détenus, car ils n’ont commis aucun crime.
Merci de relayer le plus largement possible cette information autour de vous. Il est possible aussi de signer la pétition ici.http://www.routard.com/contenu-dossier/cid132712-petition-contre-la-repression-des-homosexuels-en-egypte.html
avec Philippe Gloaguen
Fondateur et directeur des Guides du Routard  et de Routard.com

24 février 2013

USA : un pasteur évangélique affirme que le Président est gay

Classé dans : internationnal — dominique @ 19:42
 USA : un pasteur évangélique affirme que le Président est gay dans internationnal obama-with-reggie-love- Un pasteur évangélique,Scott Lively,  célèbre pour son soutien au projet de loi Ougandaise « tuez les gays » , prétend détenir des preuves que le président Obama est secrètement gay.
 Alors que le Président se bat pour faire abroger la loi dite de «Défense du mariage» (DOMA) datant de 1996 et définissant au niveau fédéral le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, l’extrême droite Américaine se lance dans une campagne de diffamation .
 Barack Obama, qui a fait abolir en 2011 la loi imposant aux militaires de taire leur homosexualité (Don’t Ask, Don’t Tell), s’était aussi prononcé en 2012 à titre personnel en faveur du mariage entre homosexuels, une première pour un président américain en exercice. Alors la droite conservatrice ne digère  pas ces avancées
 Et on ressort de vieilles rumeurs : Lorsqu’il était sénateur , il fréquentait les bars gays et les saunas .On retrouve bien quelques « pseudo-témoins » mais aucune preuves n’est avancées . 
Il ya aussi la supposée histoire d’amour avec son ex assistant personnel et garde du corps, Reggie Love . Ils étaient côte à cote depuis 2006 date à laquelle Reggie avait rejoint le président au Sénat comme assistant.Deux ans plus tard, il avait démissionné de son poste pour reprendre ses études , mais certains blogs avançaient plutôt que c’était parce que des photos prises alors qu’il était étudiant étaient réapparues. Sur ces photos on pouvait le voir lors de soirée étudiantes bien arrosées .
 Reggie Love, a refait surface à la veille de la convention nationale républicaine pour soutenir son ancien patron.
 Dernierement , Barack Obama à passé un week-end avec son ancien garde du corps , sans sa femme .Il n’en fallait pas plus pour relancer la machineLe pasteur Scott Lively , qui prend plaisir à répondre ses calomnies est aussi connu pour avoir annoncé que les unions homosexuelles provoqueraient un déluge digne de Noé 

12 septembre 2012

Hôtels garnis, garçons de joie, prostitution masculine : Lieux et fantasmes à Paris de 1860 à 1960

Classé dans : Art culture litterature — dominique @ 7:39
Hôtels garnis, garçons de joie, prostitution masculine : Lieux et fantasmes à Paris de 1860 à 1960
 Le parcours des plaisirs
 En 376 pages et 335 illustrations, dont des documents uniques provenant des Archives de la Préfecture de Police, Nicole Canet vous présente les mille facettes de la prostitution masculine à Paris, de 1860 à 1960, révélant un monde sulfureux et sensuel, méconnu et clandestin.
 A travers une iconographie aussi abondante que rare, vous découvrirez les différents lieux de ces plaisirs au masculin : de l’Hôtel Marigny au bordel de Saïd, des bars aux bals, des jardins aux vespasiennes, en passant par l’atmosphère torride des Bains à vapeur. Vous croiserez les occasionnels, comme les marins, les militaires, mais aussi les entretenus, les garçons de plaisir et leurs souteneurs. On ne vous cachera rien des jeux sexuels de ces messieurs, des tableaux vivants au sadomasochisme, et pour couronner le tout, on vous fera entrer dans le cabinet secret d’un Bordel d’hommes.
 Au détour d’une rue ou dans l’intimité d’une chambre, il vous semblera croiser les ombres de Marcel Proust ou de Jean Genet, de Roland Barthes ou de Pier Paolo Pasolini 
   Couv-Hotel-400

Exceptionnelle parution d’un livre sur la prostitution masculine à Paris de 1860 à 1960    Hôtels garnis- Garçons de joie-Prostitution masculine- Lieux et fantasmes -à Paris de 1860 à 1960  376 pages- 335 illustrations-Edition limitée à 950 exemplaires  avec De nombreux textes, photos, dessins, rares sur le sujet- des documents,  rapports de la Préfecture de Police ISBN 9782953235159   Prix 79euros

Galerie : au bonheur du jour

Adresse : 11 rue Chabanais, 75002 Paris
Horaire : mar-sam 14h30-19h30   Tél : 01 42 96 58 64 Site : www.aubonheurdujour.net

1 avril 2011

Acquittement pour Derek Morado , un militaire Américain outé en 2009

Classé dans : infos — dominique @ 18:03

 

Derek Morado ,Quartier-maître de seconde classe , est heureux : le jury  (deux officiers et un autre marin ) à voté hier soir à l’unanimité sa non-expulsion de l’armée américaine, lors de l’audience qui s’est déroulée au sein de la Leemore Naval Air Station en Californie . Il pourra donc finir son contrat de 3 ans  avec l’armée .Derek Morado avait été démasqué par un autre marin  en 2009 Celui avait repéré une photo de lui embrassant un autre homme sur le myspace de Derek .Lors de l’audience, l’avocat de Morado fait appel à quatre témoins qui sont venus  témoigner au sujet de son caractère honnête et probe  Ses avocats ont plaidé que la révocation de cette loi vieille de 17 ans, signée le 22 décembre 2010, mènerait probablement à ce que le Secrétaire de la Marine, Ray Mabus, ne valide pas la décharge. Depuis octobre dernier, et la décision que toutes les mesures disciplinaires doivent validées par le Secrétaire du service, personne n’a été renvoyé de l’armée.    derek_morado
« Il est beaucoup plus difficile de me tenir à l’écart que de me garder.Évidemment, je vais devoir continuer à satisfaire aux normes de la Marine à partir de maintenant. Tant que je peux faire ça, je peux continuer à avoir une très bonne carrière » a t’il déclaré
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