27 mai 2018

Des «thérapies de conversion» offertes et prodiguées au Québec

Classé dans : infos — dominique @ 16:24

lgbtDes «thérapies de conversion» à l’hétérosexualité, des «thérapies réparatrices» ou des «pratiques de réorientation sexuelle» sont offertes et prodiguées au Québec à des personnes homosexuelles, confirme une recherche de l’Alliance Arc-en-ciel de Québec (Alliance) rendue publique en mai, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie.
Un membre de cet organisme de défense des droits des personnes LGBT+ lui avait rapporté l’existence de telles pratiques au Québec, lorsqu’elle recueillait des commentaires pour rédiger son mémoire dans le cadre des consultations sur le Plan d’action gouvernemental de lutte contre l’homophobie et la transphobie 2017-2022.
Deux étudiants universitaires, Alex Saulnier (baccalauréat en anthropologie à l’Université Laval) et Daniel Gosselin (baccalauréat avec majeure en so-ciologie et mineure en intervention communautaire à l’Université du Québec à Chicoutimi) ont documenté ce phénomène (appel sur les médias sociaux pour remplir un formulaire en ligne, entrevues, recherche documentaire) durant un stage effectué à l’Alliance.
Entre octobre 2017 et février 2018, sept personnes âgées de 18 ans ou plus et ayant vécu au Québec un traitement pour «guérir leur homosexualité» ont témoigné de leur expérience dans un formulaire publié sur le site Web de l’Alliance. Trois d’entre eux leur ont ensuite accordé une entrevue. Pour conserver leur anonymat, les chercheurs peuvent seulement préciser qu’ils ont interviewé un homme et une femme d’une vingtaine d’années, ainsi qu’un homme dont l’âge se situe entre 50 et 64 ans. Durant leur enfance, ils vivaient dans une famille, dont la religion était pratiquée avec assiduité (catholicisme, protestantisme, évangélisme ou pentecôtiste).
«Lorsque ces trois personnes étaient mineures, des autorités religieuses les ont soumis à des pratiques de réorientation sexuelle comportant des sévices physiques et psychologiques», rapporte en entrevue à Fugues Alex Saulnier. À titre d’exemple, elle mentionne qu’un enfant de 12 ans a dû jeûner durant trois jours pour être ensuite subir une séance de délivrance où il se faisait crier dans les oreilles, sous contention, pendant une trentaine de minutes. «Elles voulaient ainsi exorciser leur homosexualité qu’elles consi-déraient comme un démon.» La chercheure souligne que ces personnes ont vécu une détresse psychologique importante pendant plusieurs années (peur, honte, stress intense, épisodes dépressifs, idées suicidaires ou tentative de suicide), de même qu’un retard dans leur développement affectif et social.
Aujourd’hui, les deux jeunes adultes vivent leur homosexualité au grand jour. «Il y a eu une rupture avec leur foi, puis un processus lent d’acceptation de leur orientation sexuelle, notamment en changeant de milieu scolaire (non religieux) ou grâce à un groupe de soutien LGBT+. Ils sont néanmoins restés en contact avec leur famille. Ils ont établi une forme de conciliation entre leur orientation sexuelle et leur vie familiale.» En ce qui a trait à l’homme plus âgé, il envisage de suivre une autre «thérapie de conversion». «Nous lui avons conseillé d’autres options (organisme Interligne, psychologue) et nous continuons de l’accompagner», indique le directeur général de l’Alliance, Louis-Filip Tremblay.
Les chercheurs ont aussi répertorié le site Web de l’organisme québécois Ta vie Ton choix (TVTC). «Si la plupart cherchent à savoir pourquoi ces attraits surgissent en eux et d’où ils proviennent, certains, inconfortables, font un pas de plus et demande une aide professionnelle pour s’y adapter (thérapie d’acceptation) ou pour en être libérés (thérapie de réorientation), mentionne TVTC dans son message de bienvenue. TVTC veut offrir de l’aide à toute personne désirant faire la lumière sur ces attraits.»
TVTC offre trois services: atelier pour prendre «le chemin de l’hétérosexualité», groupe de soutien et thérapeute «qualifié» pour se libérer «des pensées, attraits ou comportements homosexuels». L’Alliance se questionne sur les qualifications professionnelles de ces thérapeutes et la légalité d’utiliser le terme «qualifié».
TVTC se défend toutefois d’être homophobe. «TVTC prendra des mesures légales contre toute personne qui manipulera l’information diffusée sur ce site, de manière à laisser croire que notre organisation est homophobe, religieuse, qu’elle diffuse un discours haineux ou une idéologie fanatique ou intégriste», précise-t-on en caractères gras dans la section Homophobie.
Recommandiations de l’Alliance
Son mémoire sera remis à la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée. Elle souhaite ainsi «sensibiliser les instances publiques et la population à cette forme d’homophobie qui subsiste toujours au Québec, bien qu’elle semble invisible». Elle émet certaines recommandations à l’intention du gouvernement du Québec, notamment les suivantes: soutenir les victimes dans leurs démarches de reconstruction (aide financière pour obtenir du soutien psychologique et information pour poursuivre les auteurs des sévices), sensibiliser les directions de protection de la jeunesse pour qu’elles interviennent auprès des jeunes victimes de thérapies de conversion et approfondir les connaissances liées aux pratiques de réorientation sexuelle au moyen de recherches universitaires et de consultations publiques. Elle demande également à l’Ordre des psychologues du Québec (OPQ) de mo-difier son avis Les interventions qui visent à changer l’orientation sexuelle (2012) pour «ne pas reconnaître les pratiques de réorientation sexuelle comme de la psychothérapie». Soulignons que l’OPQ n’approuve toutefois pas ce genre de psychothérapie. «Étant donné l’état de la recherche sur ces questions, il serait contraire à l’éthique et à la déontologie de présenter aux personnes homosexuelles désireuses de s’engager en psychothérapie, une intervention visant à changer l’orientation sexuelle comme une façon de les traiter. Non seulement ce n’est pas avéré, mais cela risquerait de susciter de faux espoirs et être à la source d’une plus grande détresse devant l’échec prévisible de ce traitement», précise l’OPQ dans cet avis.
L’Alliance aimerait bien rencontrer les autorités religieuses pour les sensibiliser aux effets néfastes des thérapies de conversation. «La religion n’explique pas tout et n’excuse pas tout, surtout quand des personnes mineures sont concernées», argue Louis-Filip Tremblay.
source : http://www.fugues.com/

24 mai 2018

Les OUT d’or reviennent pour une seconde édition

Classé dans : infos — dominique @ 15:58

Les OUT d'or reviennent pour une seconde édition dans infosL’AJL, Association des Journalistes LGBTI (lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes), et la Maison des métallos, établissement culturel de la ville de Paris, lancent la seconde édition des OUT d’or, prix de la visibilité LGBTI, mardi 19 juin 2018 à 20h.
Seule cérémonie française récompensant artistes, journalistes et personnalités qui, grâce à leurs actions, accroissent et valorisent la visibilité des thématiques LGBTI en France et à l’international. La cérémonie sera placée sous le signe de la lutte contre les « fake news » et les discours de haine. Pour cette nouvelle édition, l’AJL a décidé de renforcer le rôle du grand public, en appelant les internautes à lui signaler ses coups de cœur (œuvres, articles ou personnalités…) pour participer à l’élaboration de la liste des nommés. Et, comme pour la précédente édition, la personnalité LGBT de l’année sera désignée par un vote du public.
À la présentation, Marie Labory endosse à nouveau son rôle de maîtresse de cérémonie, aux côtés de Rebecca Chaillon, actrice, metteuse en scène, performeuse et comédienne française.
Les nommés se verront remettre leurs prix par des personnalités telles Laura Flessel, Augustin Trapenard, Nadia Daam.

Les nommés :
1. OUT d’or de la personnalité de l’année
La personnalité de l’année est élue par le public :
– Édouard Louis
Écrivain, pour ses prises de position engagées à l’occasion de la parution de « Qui a tué mon père » (Seuil) en mai 2018.
– Paul B. Preciado
Philosophe, pour sa chronique « Interzone » dans​ Libération​, notamment sa « Lettre d’un homme trans à l’ancien régime sexuel » en janvier 2018.
– Inès Rau
Mannequin, première « playmate » trans à la une de Playboy en novembre 2017.
– Océan
Comédien, pour son coming out trans en avril 2018.
– Constance Debré
Écrivaine, pour son coming out et la parution de « Play boy » (Stock) en janvier 2018.
– Jonas Ben Ahmed
Premier acteur trans dans une série française grand public (« Plus belle la vie », France 3) depuis mars 2018.
– Olly Plum
Travailleur du sexe et performeur, pour son coming out trans en mai 2018.

2. OUT d’or de la presse étrangère
– BBC Scotland – The Social (Royaume-Uni)
La chaîne a diffusé en avril 2018 le film du jeune Sean Lìonadh intitulée « Le moment d’aimer – L’homophobie en 2018.
– El País (Espagne)
Le 26 avril 2018, le journal madrilène a publié la vidéo « Journée de la visibilité lesbienne : 26 femmes font face”.
– Marvia Malik (Pakistan)
Nommée présentatrice sur la chaîne TV Kohenoor News en mars 2018, Marvia Malik est devenue la première femme trans à occuper une telle fonction au Pakistan.
– Meduza (Lettonie)
Site d’enquête russe basé en Lettonie pour fuir la censure, Meduza a publié en novembre 2017 l’enquête de Mikhail Danilovich intitulée « Il n’était pas digne d’être un homme » (« He wasn’t worthy of being a man »), soulignant la bienveillance de la justice russe envers les meurtriers d’homosexuels.
– Olympic Channel (basée à Madrid)
La web TV du Comité international olympique a diffusé en juin 2017 la série « Identify », consacrée à cinq athlètes trans.
– SHAMS RAD (Tunisie)
Cette web-radio LGBTI tunisienne, à l’antenne depuis décembre 2017, est la première du genre dans le monde arabe.

3. OUT d’or de l’enquête ou du reportage
– « Des intrus en politique. Femmes et minorités : dominations et résistances », d’Aude Lorriaux et Mathilde Larrère (Éditions du Détour)
– « ​Le malaise des patients LGBTI chez le médecin » de Marie-Violette Bernard et Louise Hemmerlé (franceinfo)
– « ​À Nice, la Manif pour tous accapare les débats sur la PMA », de Louise Fessard (Mediapart)
– « ​Vieillir avec le VIH : des seniors séropositifs racontent leur quotidien  » de Marie Slavicek (​Le Monde​)
– « ​Être femme et gay au Sénégal : les lesbiennes cherchent leur place », de Sarah Elzas (RFI)
– « ​L’enfer des prisons égyptiennes pour les gays et trans », de Martin Roux (Slate)
– « ​Homos en quête d’asile : tout le monde n’est pas logé à la même enseigne », d’Anne Laffeter (​Les Inrockuptibles​)

4. OUT d’or du documentaire
– « Quand la création raconte le sida », de Didier Roth-Bettoni (France culture)
– « Chasse à l’homme en Tchétchénie », d’Élise Menand, Philippe Maire et Benoît Sauvage (France 2)
– « Il était une fois la PMA » et « Coming In », d’Élodie Font
– « Pourquoi nous détestent-ils, nous les homosexuels ? »​ ​d’Olivier Nicklaus et Gurwann Tran Van Gie (Planète+)
– « L’Autre mère », de Mathilde Guermonprez (Arte radio)

5. OUT d’or de la rédaction engagée
– franceinfo.fr
Le site d’information a réalisé de nombreux articles sur la PMA et les LGBTIphobies ainsi que des enquêtes sur les thématiques LGBTI, notamment sur la santé, l’adoption et l’homophobie dans l’armée.
– Libération
Le quotidien a lancé Libé LGBT+, un compte Twitter dédié aux thématiques LGBTI, leur donnant ainsi de la visibilité.
– Rue 89 Lyon-Hétéroclite
Rue 89 Lyon ouvre ses colonnes à ​Hétéroclite​, mensuel régional queer, permettant d’avoir une actualité locale LGBTI respectueuse.
– Brut
Dans ses vidéos très virales sur les réseaux sociaux, Brut met régulièrement en avant des thématiques liées aux LGBTphobies et aux droits des personnes LGBTI.
– RTL Girls
RTL Girls publie des articles sur des thématiques féministes et LGBTI dans des domaines divers (éducation, santé, politique, culture, sport, etc.). Avec ses catégories « égalité », « société » et « sexualité », la plateforme de RTL donne la parole aux premières concernées et contribue à lutter contre les clichés.

6. OUT d’or de la création artistique
– « Bed Work » et « Haunted Lives », de Soufiane Ababri
– « Cure », d’Eddy de Pretto
– « Plaire, aimer et courir vite » et « Ton Père », de Christophe Honoré
– « Fiertés », de Philippe Faucon
– Phia Ménard (metteuse en scène)
– « Aria » d’Emilie Jouvet
– « Un Couteau dans le coeur », de Yann Gonzalez

7. OUT d’or du sport
– Amandine Leynaud et Alexandra Lacrabère (handball)
En décembre 2017, ces deux joueuses professionnelles, out depuis quelques années, sont devenues championnes du monde avec l’équipe de France.
– Marinette Pichon (football)
L’ancienne capitaine de l’équipe de France de football, a été l’une des premières sportives françaises de haut niveau à faire son coming out. Aujourd’hui, elle est notamment consultante pour France Télévisions et elle a sorti en avril son autobiographie, “Ne jamais rien lâcher” (First éditions).
– Sandra Forgues (canoë)
En mars, la sportive est devenue la première championne olympique française à faire son coming out trans dans une longue interview à “L’Equipe”. Sandra Forgues avait obtenu la médaille d’or en canoë slalom biplace avec Frank Adisson aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996.
– Yoann Lemaire (football)
Premier footballeur français en activité à faire son coming out en 2004, et victime d’homophobie dans son club amateur des Ardennes le FC Chooz, Yoann Lemaire est le protagoniste du documentaire « Footballeur et Homo : l’un n’empêche pas l’autre », réalisé par Michel Royer.

8. OUT d’or de la chaîne YouTube
– Bonsoir Tino
Cette chaîne est animée par un jeune homme pansexuel engagé contre l’homophobie et les clichés, qu’il s’efforce de dénoncer.
– Laura Badler
Femme trans, Laura Badler partage expérience et conseils sur la transidentité sur la chaîne qui porte son nom.
– Lez Talk
Carla et Louisiane, l’une québécoise et lesbienne, l’autre française et bisexuelle, sont en couple. Sur un ton enlevé, souvent léger, intime et drôle à la fois, elles partagent leurs expériences et répondent aux questions de leurs nombreuses abonnées, pour la plupart des ados, lesbiennes ou bies, qui trouvent ici des récits qui leur ressemblent.
– Mx Cordélia
Mx Cordélia anime deux chaînes. La première “Cordélia aime” débusque et partage des recommandations de livres queer, tandis que la seconde “Princ(ess)e” est un espace de débat et de réflexion sur les questions « sexo » des minorités de genre et sexuelles.
– Viens voir le Docteur
La santé des personnes LGBTI, pour lesquelles un rendez-vous médical peut s’avérer être une expérience fort éprouvante, est souvent un angle mort des médias. Animée par Marielle, Pierrine et Elsa, professionnelles de la santé, “Viens-voir le Docteur” est une chaîne d’information médicale qui aborde avec pédagogie la santé des personnes queers (PMA, homosexualité et suicide, etc.).

9. OUT d’or du coup de gueule
Les journalistes, chercheur·e·s, militant·e·s, personnalités, qui ont eu le courage de hausser le ton, cette année, pour dénoncer les LGBTphobies.
– Baptiste Beaulieu
– Sam Bourcier
– Emilie Mazoyer
– Giovanna Rincon
– Muriel Robin

10. OUT d’or du dessin engagé
– Lisa Mandel
– Pochep
– Shyle Zalewski
– Muriel Douru
– Timothé Le Boucher
– Quentin Zuttion

Vandalisme contre la plaque honorant les derniers condamnés à mort pour homosexualité

Classé dans : infos — dominique @ 15:50

bruno lenoirLes fleurs déposées sur la plaque qui honore la mémoire de Bruno Lenoir et Jean Diot, les deux derniers condamnés à mort pour homosexualité en France, ont été brûlées par un individu hostile aux homosexuels.

Le 4 JANVIER 1750
RUE MONTORGUEIL, ENTRE LA RUE SAINT-SAUVEUR
ET L’ANCIENNE RUE BEAUREPAIRE, FURENT ARRËTÉS
BRUNO LENOIR ET JEAN DIOT.
CONDAMNÉS POUR HOMOSEXUALITÉ,
ILS FURENT BRÜLÉS EN PLACE DE GRÈVE LE 6 JUILLET 1750
CE FUT LA DERNIÈRE EXÉCUTION POUR HOMOSEXUALITÉ EN FRANCE

Ces fleurs avaient été déposées rue Montorgueil par la mairie de Paris et les associations LGBT à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie
L’acte de vandalisme a été rapporté sur Facebook par un internaute qui a alerté la police et permis l’arrestation de l’individu.
« Aujourd’hui peu avant 16h, un individu a mis le feu à l’aide d’une bouteille d’essence aux fleurs déposées pour la commémoration de la mort du couple d’homosexuels, à l’angle Montorgueil/Bachaumont. Je l’ai suivi jusqu’à son domicile et sur le trajet, en l’interpelant pour lui demander les raisons de son acte, il a proféré des menaces du type ‘il faut brûler tous les PD’. J’ai appelé la police qui est venue l’interpeler. J’espère sincèrement que la Mairie de Paris portera plainte ! », a-t-il témoigné.
Le responsable de la Dilcrah (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT), Yohann Roszéwitch, a condamné cet acte de vandalisme homophobe.
A l’initiative de Ian Brossat, élu communiste de la ville de Paris, un voeu du groupe PCF-PG avait été adopté à l’unanimité par le Conseil de Paris en Mai 2011. 3 ans plus tard, une plaque était dévoilée par la maire de Paris Anne Hidalgo, à l’endroit où ils s’aimèrent furtivement, et où leur destin de joua.

Bruno Lenoir et Jean Diot, ont été brûlé à Paris en 1750…
Bruno Lenoir et Jean Diot ne furent pas les seuls à subir cette exécution, mais les derniers.
Dans la nuit du 4 au 5 janvier 1750, entre les rues Saint-Sauveur et Beaurepaire, deux hommes sont arrêtés par le « guet royal » (institution ancienne qui coexistait avec la police), «en posture indécente et d’une manière répréhensible», comme il sera précisé dans le procès-verbal. Bruno Lenoir, 21 ans, cordonnier, admet avoir été abordé par Jean Diot rue Montorgueil, qui lui a «proposé l’infamie». Selon lui, il a «défait sa culotte» mais ils n’ont pu «finir l’affaire». Jean Diot, quarante ans, domestique dans une charcuterie du quartier, nie tout en bloc. Il n’a fait qu’aider un jeune homme endormi sur le pas d’une porte, sa culotte belle et bien remontée.
Le procès sera expédié,
Maurice Lever rappelle dans Les Bûchers de Sodome (Fayard, 1985), que l’on soit un homosexuel puissant ou misérable, on n’est pas traité de la même façon. Ce sont un artisan et un domestique qui finissent en « exemple », pas des fils de bonnes familles à qui on évite une honte publique, encore moins un ecclésiastique qu’on exile…
En 1750, le bûcher sera une nouvelle fois dressé pour Jean et Bruno et leur cas de « crime de sodomie ».

23 mai 2018

USA; Stoli Vodka lance une bouteille hommage à Harvey Milk

Classé dans : infos — dominique @ 20:11

USA; Stoli Vodka lance une bouteille hommage à Harvey Milk dans infos harvey-milk-bottle_updated-002Stoli Vodka in US a dévoilé hier une bouteille spéciale en édition limitée commémorant l’activiste LGBTI, Harvey Milk.
470345 dans infos La vodka Stolichnaya , qui defend depuis 25 ans les droits LGBT , a sorti ce mardi une édition limitée en hommage à Harvey Milk , défenseur des droits des homosexuels , qui a été interprété par Sean Penn dans un film oscarisé sur sa vie en 2008 .
Avec 50 000 bouteilles produites, Stoli, reversera  une partie des bénéfices à la Harvey Milk Foundation de San Francisco , fondée et dirigée par le neveu de Milk, Stuart Milk.
Le travail qu’ils accomplissent est très large, travaillant pour l’inclusion et l’égalité pour tous les peuples du monde », déclare Patrik Gallineaux, ambassadeur LGBTQ officiel de Stoli USA, qui semble être la seule personne dans l’industrie mondiale des spiritueux à détenir ce genre de position .
Harvey Milk est devenu l’un des premiers hommes politiques ouvertement homosexuels de la nation quand les électeurs de San Francisco l’ont élu au conseil de surveillance de la ville en 1977. S
Moins d’un an après avoir prêté serment, Milk et son proche collègue, le maire de San Francisco, George Moscone, ont été abattus à bout portant – à l’hôtel de ville – par le superviseur conservateur et rival Dan White.

22 mai 2018

Kenya: l’homosexualité est encore considérée comme un crime passible de 14 ans de prison

Classé dans : homophobie — dominique @ 18:35

afrique gayLu sur https://www.rtbf.be/

Être homosexuel en Afrique, c’est renier son identité. L’homophobie est répandue sur le continent. Au Kenya, pourtant pays le plus développé d’Afrique de l’Est, la vision rigoriste et puritaine de la sexualité continue de faire des ravages.
Des drapeaux aux couleurs du mouvement LGBT déployés au siège des Nations-Unies à Nairobi. C’est une première. À l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie jeudi 17 mai, des activistes kenyans et des officiels étrangers débattaient sur ce thème. Grand absent ce jour-là : le gouvernement kenyan. Car au Kenya, l’homosexualité est considérée comme un crime passible de 14 ans de prison. Si les condamnations sont rares, tout comportement s’apparentant à l’homosexualité est condamnable sur base d’un article du code pénal datant de l’époque coloniale. Le texte interdit bien les relations sexuelles entre deux hommes mais ne fait pourtant ni mention des femmes ni de l’homosexualité en tant que telle. Plusieurs associations se battent pour son abolition. La justice devait trancher le 26 avril dernier, mais ce jour-là, les juges étaient en vacances… Le verdict a été reporté sine die.
« Ils te violent, te tabassent, t’escroquent »
Être homosexuel au Kenya, c’est vivre avec la peur au ventre. Brian, 24 ans, en sait quelque chose. Il avance à visage masqué dans cette société ultra conservatrice. « Lorsque tu es en couple, tu ne peux pas tenir la main de ton partenaire », raconte-t-il. « Tu dois te comporter comme s’il était ton frère ou juste un ami, ne pas le serrer trop longtemps dans tes bras. Il faut être dans le contrôle en permanence et ne jamais exprimer ses émotions. « Les membres de la communauté LGBT utilisent des applications mobiles telle que Grindr pour se rencontrer. Mais ce n’est pas sans risque. » C’est souvent le même scénario. Tu rencontres quelqu’un, il t’emmène chez lui et là, cinq personnes t’attendent… Ils te violent, te tabassent, t’escroquent. C’est vraiment dangereux. »
Censuré pour « apologie de l’homosexualité »
Il y a quelques semaines, le film « Rafiki », sélectionné au Festival de Cannes, aurait pu faire la fierté du Kenya. Mais les autorités l’ont censuré car il raconte l’histoire d’amour entre deux jeunes filles. Des décisions systématiques lorsqu’il s’agit d’homosexualité.
En 2014, le film « The stories of our lifes » du réalisateur Jim Chuchu subissait le même sort. Face aux contestations de l’équipe du film, le producteur avait été arrêté durant 24 heures. Une des tactiques d’intimidation utilisée par la police. Pour autant, Jim Chuchu reste déterminé à faire bouger les choses : « Les œuvres artistiques doivent interpeller sur ‘qui est l’Homme de 2018 ?’. L’idée d’imposer ce que les adultes kenyans ont le droit de voir ou de ne pas voir est l’expression d’une faille de notre société. »
L’homophobie africaine
En Afrique, 33 pays criminalisent l’homosexualité. Les gouvernements invoquent la défense de la « culture » africaine et de la religion. Yvonne Oduor, activiste au sein de la Coalition des Gays et des Lesbiennes du Kenya explique cette homophobie : « Avant l’époque coloniale, il y avait différentes sexualités, d’expressions des genres sur le continent. Lorsque les colons ont apporté le Christianisme et l’Islam, ils ont imposé l’histoire d’Adam et Eve comme le modèle. Un homme et une femme. Cette croyance exclut tous ceux qui ont une autre sexualité. »
Au Kenya, le lobby anti-gay est puissant et organisé à travers des groupements essentiellement Chrétiens. En tête de file, le « Forum Professionnel Chrétien du Kenya ». Fervent opposant à la communauté LGBT, il est de toutes les batailles juridiques. Portés partie adverse face à la communauté gay pour abolir la loi anti-homosexuel, ce lobby entend bien freiner le progrès qui s’opère petit à petit au sein de la population kenyane.

21 mai 2018

Danemark: Le compagnon du ministre de la Justice agressé pour son homosexualité

Classé dans : homophobie,infos — dominique @ 18:17

Danemark: Le compagnon du ministre de la Justice agressé pour son homosexualité dans homophobie 011-e1526923006194Le compagnon du ministre danois de la Justice a été violemment agressé par un homme, de nationalité slovène et qui a tenu des propos homophobes selon les médias, a annoncé la police de Copenhague jeudi.
Josue Medina Vazquez, originaire de République dominicaine et fiancé à Søren Pape Poulsen l’été dernier, a reçu un coup de poing au visage.
L’incident s’est produit dans un bar de la capitale jeudi vers 03H30 (01H30 GMT), ont rapporté les médias locaux.
L’agresseur, âgé de 34 ans, a lancé « Je n’aime pas les homos », avant d’agresser sa victime, toujours selon la presse danoise.
Il est poursuivi pour « délit à caractère haineux et violence » et a été écroué, a précisé la police sur son compte Twitter.
« Nous allons maintenant essayer de digérer l’incident aussi bien que possible », a réagi le ministre, également dirigeant du Parti populaire conservateur (droite), sur sa page Facebook.

16 mai 2018

Hépatite B : les hommes homosexuels encore trop peu nombreux à être vaccinés

Classé dans : Sante — dominique @ 16:54

hepatiteA-ars-flyerUne étude publiée par Santé publique France et conduite en 2015 révèle que la couverture vaccinale contre l’hépatite B demeure insuffisante chez les hommes homosexuels.
Quand bien même moins d’1% de la population française (0,65% selon les chiffres de l’INPES du 3 janvier 2018) est touchée par une hépatite B, il convient de souligner que cela représente malgré tout un peu moins de 300.000 personnes atteintes par la maladie. Soit un chiffre conséquent.
Mardi s’est tenue la Journée Nationale de lutte contre les Hépatites Virales. À cette occasion, le bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France concerne cette semaine la couverture vaccinale (CV) contre l’hépatite B chez les hommes homosexuels. Et l’étude ainsi publiée de révéler que les membres de cette communauté reste encore trop nombreux à ne pas être protégés.
Journée Nationale de lutte contre les Hépatites Virales : une étude sur l’hépatite B
Cette étude a été conduite de septembre à décembre 2015 auprès de 2.645 hommes fréquentant des “lieux de convivialité gay”, soient des bars, des clubs, des saunas et des backrooms gays, et ce dans cinq grandes villes de France que sont Paris, Lyon, Lille, Nice et Montpellier. L’âge moyen de ces sujets était de 41 ans et l’on estimait à 14% le pourcentage de participants vivant avec le virus du sida.
Après avoir invité ces volontaires à remplir un questionnaire et à se soumettre à un prélèvement sanguin, les chercheurs ont découvert que 18 de ces hommes portaient le virus de l’hépatite B (VHB). Là aussi, la proportion tombe sous le pourcent.
Il est également apparu que seuls 63% des participants étaient vaccinés. Une couverture vaccinale ainsi jugée “insuffisante”. Les signataires de cette enquête appellent par conséquent à œuvrer pour sensiblement augmenter le taux d’hommes homosexuels protégés :
“Ces résultats incitent […] à augmenter la CV contre l’hépatite B des HSH  non immunisés vis-à-vis du VHB, notamment ceux infectés par le VIH  et/ou ayant des partenaires multiples, et à poursuivre les messages et actions préventifs auprès de cette population.”

15 mai 2018

Argentine : Une chaîne sportive publie un clip en forme de lettre ouverte à Vladimir Poutine contre l’homophobie avant le Mondial en Russie

Classé dans : homophobie,infos,internationnal,Sportifs — dominique @ 16:45

 

poutine  

Une chaîne de télé argentine, TYC, a décidé de faire sa publicité pour le mondial en forme de lettre ouverte à Vladimir Poutine. En Russie, les démonstrations d’amour entre hommes en public sont interdites, elles sont passibles d’une amende. Voilà qui va poser un problème car le foot, c’est bien souvent des démonstrations d’amour entre hommes affirme la chaîne . Et l’on voit une succession d’images de joueurs s’embrassant sur le terrain, de supporters également, qui pleurent de joie pour un joueur, des vestiaires où les footballeurs sont nus en train de chanter et j’en passe. Ce n’est pas toujours très fin mais c’est aussi une façon de lutter contre l’homophobie et le clip ce termine ainsi :
« Monsieur Poutine, si l’amour entre hommes est pour vous une maladie nous sommes tous très malades. Et vous savez quoi? C’est contagieux. » A bien y regarder ça reste un peu ambigu et le clip a fait polémique en Argentine. Certaines associations le trouve chargé de clichés homophobes. On vous laisse vous faire une idée!

Nouvelle hausse des actes homophobes en France en 2017, selon un nouveau rapport de SOS Homophobie

Classé dans : homophobie,infos — dominique @ 14:59

homophobieSelon le rapport annuel de SOS Homophobie et pour la deuxième année consécutive, les actes homophobes ont augmenté. En 2017 SOS Homophobie « a recueilli 1 650 témoignages d’actes » homophobes. Donc une augmentation de 4,8% par rapport à l’année précédente. Alors que 2016 avait déjà enregistré une forte hausse (+19,5%), constate l’association.
Suite à l’adoption de la loi sur le mariage pour tous, en 2013, les actes homophobes avaient largement augmenté (3 517 témoignages.
L’association précisent que parmi les témoignages recueillis, les manifestations de rejet (62%) et les insultes (52%) sont les faits les plus fréquemment relevés, devant les cas de discrimination (34%), de harcèlement (20%) et de menaces et chantage (19%).
Mais surtout, les agressions physiques repartent à la hausse (+15%), après plusieurs années de baisse, avec 139 cas recensés en 2017, contre 121 en 2016 selon ce rapport.Pour les informations qu’on a sur les victimes il s’agirait le plus souvent d’hommes (58%), jeunes (56% ont moins de 35 ans, quand leur âge est connu).
L’étude note aussi que pour plus de la moitié des cas (55%), les actes ont lieux « dans les contextes relatifs à la vie quotidienne ».

Cameroun: La police arrête 25 personnes soupçonnées d’homosexualité

Classé dans : homophobie — dominique @ 14:36

Cameroun: La police arrête 25 personnes soupçonnées d'homosexualité dans homophobie 19

La police camerounaise a arrêté 25 hommes soupçonnées d’homosexualité samedi dernier alors qu’elle effectuait des descentes dans un bar gay-friendly et un cinéma gay à Yaoundé, la capitale. Deux d’entre eux ont été libérés après avoir été interrogés.
Les policiers ont notamment défoncé la porte du Mistral, un cabaret.
Au début, les policiers se sont fait passer pour des clients, plaidant pour être autorisés à entrer malgré les refus du personnel du cabaret. La police a ensuite forcé la porte.. Sept personnes y ont été arrêtées dont une danseuse, un serveur et un agent de sécurité. Ils ont ensuite attaqué un cinéma gay dans la région d’Emombo I Crossroads et y ont arrêté 18 personnes.
Après cela, les 25 personnes ont été emmenées au siège de la police centrale, où elles ont été interrogées toute la nuit. Un policier a révélé par inadvertance l’étendue des interrogatoires dans une conversation avec un représentant de l’avocat des droits LGBT Jathan Ndongo.
En revanche, le commandant de police Parfait Nana a affirmé que seulement deux personnes arrêtées avaient été interrogées cette nuit-là.
Nana a rencontré cinq avocats et militants qui ont convergé vers le poste de police pour demander la libération des détenus: l’avocate Saskia Ditisheim d’Avocats Sans Frontières Suisse, Michel Engama de Camfaids, Jean Jacques Disocke d’Alternatives-Cameroun, Patrick Tonkeu de Humanity First Cameroon et le représentant de la firme de Ndongo.Les 23 autres ont été interrogées. Elles auraient subi des maltraitances pendant deux jours avant d’être libérés lundi sans inculpation.
« Personnellement, je ne juge personne et ne condamne personne en raison de son orientation sexuelle », a indiqué le responsable de la police. Cependant, le Cameroun a des lois à appliquer ».
Pourtant, plusieurs parents sont descendus au commissariat central pour demander la libération de leurs enfants. Les policiers leur ont dit que leurs enfants sont homosexuels et méritent donc leur sort.
L’une des 23 victimes a déclaré: « Malgré les menaces de la police, nous avons gardé notre sang-froid. Nous avons été brutalisés et ensuite nous avons été libérés ».
source : https://76crimes.com

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