20 juin 2008

Gare aux cons !

Classé dans : infos — dominique @ 19:39

Réalisation : Ludoc et Ludovik | Production : Ludoc.net et Ludovik.net

Première coproduction entre Ludoc.net et Ludovik.net, Gare aux Cons met en scène Ludoc et Ludovik dans les rôles-titres aux côtés d’Adrien Duhem, Clément Dauphin et Claire Souchet. Basé sur la musique « Garçon » de Koxie, le clip oppose de manière exagéré et caricaturale, les relations garçons-filles au cours d’une rencontre dans les rues parisiennes, le tout dans un registre décalé et ironique.
à retrouver sur daily motion

http://www.dailymotion.com/video/x21y2m

Bangkok Love

Classé dans : Cinema-DVD gay et lesbien — dominique @ 18:57

http://www.dailymotion.com/video/x5umbz

19 juin 2008

AIDES vivez assez longtemps pour trouver le bon !

Classé dans : infos — dominique @ 17:22

toujours d’actualité malheureusement

http://www.dailymotion.com/video/x1dfr4

Marche des fiertes le 28 juin

Classé dans : infos — dominique @ 16:54

Marche des fiertes le 28 juin dans infos parcours2008

18 juin 2008

Gay pride

Classé dans : infos — dominique @ 22:36

Gay pride dans infos arraial

16 juin 2008

lettre pour expliquer l’homosexualité

Classé dans : Art culture litterature,infos — dominique @ 21:00

 Ma chère famille,C’est la première fois que je vous écris. Une lettre pour vous tous. Pour toi, ma mère M’Barka. Pour vous mes sœurs, mes six sœurs. Et pour vous mes deux frères. Je vous écris par mon cœur et ma peau ces lignes qui sortent enfin de moi et qui me viennent aujourd’hui dans l’urgence. Je ne peux pas ne pas les dire, les tracer. Vous les envoyer. Expliquer ma démarche, ce que je suis, ce que j’écris et pourquoi je le fais. Expliquer ?! Oui, expliquer davantage parce que j’en ressens la nécessité intérieure et parce que vous, ma famille, n’avez pas pris la peine de lire, de bien lire, ce que j’ai publié – livres, articles, interviews… Expliquer parce que depuis longtemps c’est ce qui nous manque au Maroc : qu’on nous considère enfin comme des êtres dignes de recevoir des explications, qu’on nous implique vraiment dans ce qui concerne ce pays et qu’on cesse de nous humilier jour après jour.

Je sais que je suis scandaleux. Pour vous. Et pour les autres autour de vous : les voisins, les collègues au travail, les amis, les belles-mères… Je sais à quel point je vous cause involontairement du “mal”, des soucis. Je m’expose en signant de mon vrai prénom et de mon vrai nom. Je vous expose avec moi. Je vous entraîne dans cette aventure, qui ne fait que commencer pour moi et pour les gens comme moi : exister enfin ! Sortir de l’ombre ! Relever la tête ! Dire la vérité, ma vérité ! Etre : Abdellah. Etre : Taïa. Etre les deux. Seul. Et pas seul à la fois.

Au-delà de mon homosexualité, que je revendique et assume, je sais que ce qui vous surprend, vous fait peur, c’est que je vous échappe : je suis le même, toujours maigre, toujours cet éternel visage d’enfant ; je ne suis plus le même. Vous ne me reconnaissez plus et vous vous dites : “Mais d’où lui viennent ces idées bizarres ? D’où lui vient cette audace ? On ne l’a pas éduqué comme ça… Non seulement il parle publiquement de sexualité, non, non, cela ne lui suffit pas, il parle d’homosexualité, de politique, de liberté… Pour qui se prend-il ?”

Je viens du Maroc. Je connais le Maroc. Réussir, exister, c’est avoir de l’argent. Ecraser les autres avec son argent. Depuis que je suis né, en 1973 à Rabat, c’est cela l’idéal marocain, le modèle à suivre. Comme vous, je suis né pauvre, j’ai grandi pauvre à Salé. Je reste d’une certaine façon, aujourd’hui encore, pauvre. Moi, je refuse cet idéal marocain stérile. Cette platitude. Il ne me convient pas. Je le dépasse. L’idéal marocain, moi, à mon petit niveau, je le réinvente. Je le remplis avec un nouveau contenu, avec du sens, du courage et du doute… C’est cela, au fond, ce qui vous choque : je me révèle autre, quelque chose que vous n’avez pas prévu, vu venir. Un monstre. En plus, à côté de vous, j’ai toujours été tellement gentil, tellement studieux et bien élevé.

Vous devez vous poser chaque jour maintes fois la même question : qu’est-ce qu’on lui a fait ? Qu’est-ce qu’on lui a fait pour mériter ça, ce scandale ?
Vous devez certainement me détester maintenant, me maudire. Pour vous je ne suis sans doute plus un bon musulman. Vous devez aussi avoir peur pour moi : je prends des risques en m’exposant ainsi dans les livres et les journaux.

Ma mère : je sais que tu n’es pas d’accord avec mes choix mais que tu continues de prier pour moi. Et cela me touche. J’ai besoin, de loin, de croire que toi aussi tu réinventes le monde et les prières musulmanes. Ma mère, tu ne le sais sans doute pas, le désir de révolte, c’est toi qui me l’as donné. Chez nous, tu as toujours été le guide, la stratège, la révoltée. La réalisatrice. Ma mère, même analphabète, à toi toute seule, durant les 25 années que j’ai passées à côté de toi, tu étais une école de féminisme. Et quelle école ! Je t’admire. Je fais mieux que de t’aimer, je le répète : je t’admire ! Tu as imposé tes choix à mon père, à nous. Tu as réalisé ton œuvre : la maison de Hay Salam. C’est toi qui économisais de l’argent, qui achetais du ciment, du sable, des briques, toi qui engageais les maçons et négociais avec le “moqaddem”. Tu as compris, tôt, que tu n’avais pas d’autres choix que celui d’être un homme à la place des hommes. Mieux et plus courageuse que tous les hommes qui nous entouraient.

Certes, ta détermination à aller jusqu’au bout des choses devenait certains jours de la dictature. Certes, ta façon de parler c’était le cri, encore et encore le cri. Certes, il était impossible de discuter avec toi. Mais, quand même, que de leçons apprises à tes côtés. Ma mère, ton prénom est magnifique. M’Barka. Il vient de la campagne de Oulad Brahim. Ton histoire et ton itinéraire, de Tadla à Salé, en passant par El Jadida et Rabat, quand je me les remémore, me ravissent. Une épopée. Sans larmes. Tu n’as jamais renoncé. Tu n’as pas toujours été juste, surtout avec mes sœurs, mais, aujourd’hui encore, chaque matin, je te tire mon chapeau. Et je reconnais mes dettes envers toi.

Ta langue, ma mère, est ma langue. J’écris en m’inspirant de ta façon poétique de voir le monde et d’inventer des rituels étranges et qui sont tellement beaux, envoûtants. J’écris en me rappelant tes cris. Je crie aujourd’hui pour rendre hommage à tes cris. Les fixer. Les donner à voir. Les faire entrer dans les livres, dans la littérature. C’est cela, entre autres, mon ambition. Tes cris comme une image du Maroc. Ton prénom comme symbole de la femme marocaine.
Ma mère, je peux faire tout cela pour toi. C’est ma seule richesse. Mon cadeau. Mon devoir.

Ma mère, le Maroc, ce n’est pas les autres, le gouvernement, les religieux, les éternels moqueurs, les “casseurs”, les empêcheurs, les jaloux, les mesquins… Le Maroc tout entier, celui que j’ai en moi et celui à qui je parle aussi à travers cette lettre, c’est toi. C’est un Maroc qui n’est pas parfait. Un Maroc dans la tension, la fièvre. Un Maroc dans l’élan. La possession. Ma mère, ce que disent les autres de négatif sur moi, je m’en moque. Ce que tu dis toi, et même si je ne suis pas d’accord avec ta dictature, je l’écoute, je l’analyse. Et j’ai envie de te répondre.

Le Maroc, c’est toi. Ma vérité, mon “je” dont fait partie, que je le veuille ou non, mon homosexualité, mes livres publiés et à venir, c’est pour toi. C’est important pour moi que tu m’écoutes à ton tour. Que tu saches que je suis comme toi. Pas dans la même révolte que toi mais, quand même, comme toi. C’est toi que j’ai envie de convaincre. Nous nous téléphonons souvent. Mais je ne peux pas tout te dire au téléphone. Je redeviens un enfant timide et un peu imbécile. Je te l’écris. Crois-moi, ma mère, je n’ai aucune envie de te salir, de t’abaisser, de “t’inonder de honte”. Mais la vérité, ma vérité, j’ai besoin de te la révéler. Te communiquer ce qui change en moi.

Au Maroc. Le changement passe d’abord par toi. Tu as imposé tes idées à mon père, au quartier. Au monde. Je n’ai pas d’autres choix que celui de t’imposer les miennes. Tu vas crier. Tu as crié “on va encore se déchirer”. Ce n’est pas grave. Je n’aime pas la tranquillité. Le Portugais Fernando Pessoa est mon poète préféré. L’Ecossais Francis Bacon, mon peintre favori. La Française, d’origine algérienne, Isabelle Adjani, mon étoile. Aucune de ces trois personnes hors du commun n’était (ou bien n’est) dans le calme. Tu ne les connais pas ? Je répète leur nom, ce sont des artistes très importants pour moi et mon engagement dans la vie : Fernando Pessoa, Francis Bacon, Isabelle Adjani.

Tu es analphabète et tu ne connais rien à la culture ? Permets-moi d’en douter. Tu connais le mystère, le monde invisible. Tu connais la transgression. La culture, toute la culture, n’est que cela. Dire ce qu’on voit. Ce qui vient. Imposer sa différence. Et sa langue. Se dépasser. Se transformer. La littérature, le cinéma, la peinture, etc., ne sont que cela. La révélation. Puis la révolution. Dis à mes sœurs et à mes frères tout cela. Mon ambition, ma modestie, mon intransigeance.

Je ne suis pas le seul au Maroc, ma mère. Quelque chose a commencé dans ce pays. Une réelle rupture par rapport aux générations précédentes, qui soit ont abdiqué, soit ont été récupérées. Nous, c’est le 21ème siècle. On essaie de nous intimider. De nous ramener à un soi-disant ordre moral, nous faire revenir à nos soi-disant valeurs fondamentales. Lesquelles d’abord ? Et qui décide que c’est de ces valeurs-là que le Marocain d’aujourd’hui a besoin ?

Le monde traverse une crise sans précédent en ce moment. Le monde fait son autocritique. Bouge. Le monde accueille Barack Obama comme un immense espoir. Et que fait-on au Maroc ? On nous fait peur encore une fois. Vieille recette. On nous ramène en arrière. Jusqu’à quand cet aveuglement ? Jusqu’à quand cette arrogance ? Jusqu’à quand va-t-on continuer d’ignorer et de tuer la jeunesse de ce pays ? Jusqu’à quand cette politique qui fait semblant ? Le Maroc ne mérite-t-il pas mieux ? Une vraie modernité ? Une réelle révolution des mentalités ?

A y regarder de près, cette révolution a déjà commencé. Le seul problème, c’est qu’on ne veut toujours pas le voir. Certains au Maroc ont visiblement intérêt à ce que notre identité marocaine ne change pas d’un iota. Or cette identité, cela fait des années qu’elle n’est plus la même. Les jeunes Marocains d’aujourd’hui ont d’ailleurs tout compris à cette question complexe. Ils sont même très sophistiqués dans leur réflexion à propos de ce sujet. On pourrait même dire qu’ils sont d’une certaine façon déjà dans la post-modernité. Mais qui comprend ça au Maroc ? Qui va les aider dans ce changement ? Qui va les rattacher différemment au Maroc et leur rendre confiance dans ce pays ?

Pardonne-moi, ma mère, je parle comme dans les livres. Mais vous, mes sœurs et mes frères, vous comprenez ce que je dis là. Vous avez fait des études comme moi. Vous avez comme moi lu les livres que nous ramenait notre père de la Bibliothèque Générale de Rabat où il travaillait comme chaouch. Vous avez les moyens intellectuels pour saisir ce que je dis. Ne me dites pas que je parle dans l’air, que je m’emporte pour rien, que mon combat est perdu d’avance. Ne me dites pas de rentrer dans le rang comme les autres. De m’aligner. De dire : “Wana mali ?”

Je ne peux pas. Je suis dans l’écriture. C’est-à-dire dans une certaine responsabilité vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis de la société d’où je viens. Je suis dans le questionnement. Un livre, ça vient de soi, ça interpelle le monde, la société. Je ne peux pas faire les choses à moitié. J’assume jusqu’au bout. Je n’ai plus envie de baisser la tête. Je ne suis pas un héros. C’est juste que je ne supporte plus l’hypocrisie et ses ravages au Maroc. Je ne supporte plus qu’on donne de nous des images clichés, “folklorisées”, pour attirer le touriste. Je ne supporte plus qu’on ne voie pas la richesse réelle de ce pays : l’imaginaire, les histoires, le mystère. LA JEUNESSE.

Je ne supporte plus qu’on n’aide pas assez le Maroc à se relever et à grandir. Je ne supporte plus ce système qui casse du matin au soir le Marocain et qui fait taire les voix nouvelles qui émergent pour dire ce pays autrement. Je ne supporte plus cette médiocrité et cette petitesse qu’on nous impose. Le Maroc est, pour moi, plus grand que tout cela. A nous de le révéler au mieux. Même si pour cela il faut se battre, mener la guerre. Donner à certains l’impression de trahir.

Ma chère famille, je vous tends la main. C’est sincère. C’est naïf. C’est moi : je suis comme ça. Je ne vous demande pas de comprendre mes névroses, ni de m’aider à m’en sortir. Non. Je vous prie de ne pas me faire sentir que je suis un paria. Un mécréant. Je suis, à ma façon, dans la continuité de votre histoire, de notre histoire. Des origines. Je ne peux rien vous offrir pour que vous soyez socialement fiers de moi. Aujourd’hui. Là n’est pas mon but. Je n’aime pas la fierté, sentiment qui bloque. Je rêve du dialogue. Un dialogue impossible jusqu’à aujourd’hui. Je ne suis pas dans la minorité. Je suis vous, avec vous, toujours avec vous, même quand je brise les tabous. Même quand je vole vos vies pour les transformer en fragments littéraires.

Dans mes livres et mes conférences, je vous défends. Je vous dis. Je vous fais exister. Je rêve qu’un jour si quelqu’un m’insulte devant vous, en disant : “Ton fils, ton frère est zamel…”, vous répondiez : “Non, il n’est pas zamel, il est mathali.” Un mot, un petit mot tout simple et qui change tout. Un mot-révolution. A vous de voir. Je n’exige rien. Je vais. Je vole comme je peux. Je prie, comme ma mère, à ma manière : j’écris.

Il y a chez nous cette chose terrible : la haine du Marocain ! D’où vient-elle ? Pourquoi est-elle encore là ? Pourquoi ne pas oser être soi : se libérer. Se libérer même dans la provocation et le scandale. De toute façon, il n’y a pas d’autres moyens. Autant oublier la peur et aller nu affronter le monde. Voilà. Encore une fois, dans la tendresse, ma vérité. Pour vous. Je n’aime pas les affrontements inutiles. Je suis pour les batailles nécessaires. Celle que je mène avec et contre le Maroc est utile. Je le pense sincèrement. Je ne dois pas être le seul. Je peux parler, écrire. Pour moi et pour les autres. Je le fais. C’est un devoir.

Salam chaleureux à vous tous

15 juin 2008

Bangkok Love Story

Classé dans : Cinema-DVD gay et lesbien — dominique @ 22:33

sortie en DVD le  18 juin 2008

 Jeune truand sauvage et sans pitié, malmené par la vie depuis son enfance, Maek est un tueur à gage sans état d’âme dans une vie qu’il semble fuir sans cesse. L’argent qu’il gagne en exécutant des contrats lui permet d’entretenir sa mère et son frère atteints du sida. Son dernier contrat, supprimer un jeune et riche fils de famille, va tout faire basculer. Maek renonce à tuer sa victime. Une amitié se noue entre les deux garçons désormais poursuivis par les hommes de main du patron de Maek. Au coeur de cette chasse à l’homme, une passion irrésistible va bouleverser le destin des deux hommes. Ovin fascinant qui bouscule codes et genres, bourré d’allusions à la société thaïlandaise et à ses réalités belles ou terribles, le film de Poj Arnon est un diamant noir obsédant de beauté dont on n’oubliera pas les magnifiques interprètes http://www.dailymotion.com/video/x2ykc5

 

 

12 juin 2008

une icone, un roman

Classé dans : infos — dominique @ 18:37

En novembre parait “Le syndrome de Lazare” par Michel Canesi et Jamil Rahmani aux Editions du Rocher. L’histoire d’une femme qui perd son mari après que celui-ci est refait sa vie avec un homme. Ce roman vous rend aussi hommage.

Sheila : Je n’étais pas au courant de l’écriture du livre mais suis au courant de sa parution. C’est un très beau livre et l’idée est originale. Je comprend leur approche, je suis entouré de gays depuis toujours. J’ai perdu de nombreux amis du Sida, je comprends l’histoire de ce livre: pour une femme être entourée de gays est très agréable. Les gays sont le contraire d’un homme en général, je trouve les gays galants, prévenants, aimants. Je partage donc l’histoire racontée dans ce livre.

Le syndrome de Lazare est un terme décrivant les difficultés spécifiques auxquelles sont confrontés les sujets qui on pu être confronté à la certitude de leur propre mort mais qui ont finalement survécu.Le psychiatre Patrick Clervoy a utilisé ce terme pour décrire ce qui se passe en cas de traumatisme psychique :  Il décrit les situations de changement radical d’existence que connaissent ceux qui ont traversé un événement traumatique. Ceux qui ne sont plus les mêmes au sortir d’une épreuve pendant laquelle ils ont pensé – et parfois leur entourage aussi – qu’ils allaient mourir. Les rescapés, les otages, les victimes d’accident peuvent chacun, une fois revenus parmi les vivants, vivre ces bouleversements et devront assumer cette modification singulière et spécifique de la relation entre eux – qui ont un moment cru qu’ils allaient mourir – et les autres qui s’étaient résignés à l’idée de les perdre. Ainsi, le syndrome de Lazare désigne un ensemble de manifestations qui opèrent un dérèglement relationnel prolongé entre une personne qui a traversé une épreuve traumatique et son environnement social, familial et professionnel.

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Classé dans : PUB — dominique @ 18:06

http://www.dailymotion.com/video/x5r60l

10 juin 2008

Clarika

Classé dans : musique — dominique @ 16:26

on ne s’en lasse pas

http://www.dailymotion.com/video/xkm0k

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