6 mai 2017

Grèce : le gouvernement veut autoriser le droit au changement de sexe sans opération

Classé dans : Trans — dominique @ 7:59

transLe gouvernement grec de gauche veut autoriser le changement de sexe à l’état civil sans opération, contrairement à ce qui prévalait dans la majorité des cas jusqu’alors, a indiqué le ministère de la Justice.
Le projet de loi sera prêt d’ici la mi-juin et sera déposé au Parlement.
Il prévoit que « toute personne physique majeure qui n’est pas mariée et dispose de la capacité d’accomplir des actes juridiques » peut changer son sexe sans être soumise à une intervention chirurgicale, comme souvent l’exigeaient les autorités judiciaires jusqu’ici.
Selon le projet de loi, à la suite d’une simple déclaration de l’intéressé, qui sera entérinée par une décision judiciaire, les autorités publiques compétentes seront obligées de modifier le sexe de la personne et d’émettre un nouvel acte d’état civil, selon la presse.
Le texte est salué a priori par les associations homosexuelles et transgenres, et par celles défendant les droits de l’homme, qui le qualifient de « pas très positif et important » qui va mettre fin aux « opérations chirurgicales indignes ».
Des critiques sont toutefois émises par certaines associations comme celle « de soutien aux transgenres » (SYD), qui souhaiterait que les mineurs et les personnes mariées puissent aussi bénéficier du droit de changement de sexe sans opérations », a déploré auprès de l’AFP sa responsable Marina Galanou.

22 avril 2017

Suisse : pour la première fois une élève autorisée à changée son prénom masculin

Classé dans : Trans — dominique @ 12:42

transPour la première fois dans le canton de Genève, une élève a été présentée à ses camarades et ses enseignants sous son nouveau prénom masculin.
Cette situation a été très bien acceptée par les enseignants qui avaient été sensibilisés en amont et a aussi été accompagnée d’un élan de solidarité de la part des camarades de cette classe de deuxième année du Cycle d’orientation.
Le canton suit actuellement vingt jeunes qui ont entamé des démarches liées à l’identité de genre. Ces demandes, qui sont nouvelles, concernent notamment le nom d’usage, l’utilisation des toilettes et des vestiaires. Il s’agit aussi parfois de renouer le dialogue au sein de la famille.
Un protocole pour l’accompagnement des jeunes trans en milieu scolaire est en cours d’élaboration à Genève. Ce document qui permettra d’harmoniser les pratiques entre les établissements scolaires devrait être soumis à la conseillère d’Etat d’ici mi-mai.
La reconnaissance des transgenres au sein de la société n’est de loin pas évidente. Début avril, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France qui obligeait les personnes transgenres à subir une intervention stérilisante pour obtenir le changement de leur identité sexuelle à l’état civil.
Aux Etats-unis, l’arrivée de Donald Trump au pouvoir a donné un sérieux coup d’arrêt aux récentes avancées. Le nouveau président a mis fin à un dispositif fédéral qui visait à mieux protéger les droits des étudiants transgenres. L’accès à des installations non mixtes, comme des vestiaires ou des toilettes est en ligne de mire.

6 avril 2017

Trans : La France condamnée par la CEDH

Classé dans : infos,justice,Trans — dominique @ 16:24

transLa France a été condamnée ce jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour les obligations imposées aux personnes transgenres pour obtenir le changement de leur sexe à l’état civil
Ces dernières doivent subir une intervention stérilisante.
La France oblige les personnes transgenres à subir une intervention stérilisante pour obtenir le changement de leur sexe à l’état civil.
« Le fait de conditionner la reconnaissance de l’identité sexuelle des personnes transgenres à la réalisation d’une opération ou d’un traitement stérilisant qu’elles ne souhaitent pas subir » constitue une violation de leur droit au respect de la vie privée, ont affirmé les juges de la CEDH dans leur arrêt.
Dans ce même arrêt, la CEDH souligne que cette méthode « mettait les personnes transgenres ne souhaitant pas suivre un traitement de réassignation sexuel intégral devant un dilemme insoluble : soit subir malgré elles une opération ou un traitement stérilisants ou produisant très probablement un effet de cette nature, (…) soit renoncer à la reconnaissance de leur identité sexuelle et donc au plein exercice de ce même droit. »

2 avril 2017

Cameroun: Jetée en prison parce qu’elle est transgenre

Classé dans : Trans — dominique @ 17:37

afrique gayL., jeune transgenre de 16 ans, est détenue à la prison d’Ebolowa dans le Sud Cameroun depuis le weekend du 18 mars juste parce qu’elle est transgenre.
Par Erin Royal Brokovitch
Dans la nuit du 14 mars, L. est invitée à sortir avec « sa sœur » qui est elle-même invitée à sortir avec son petit ami. Ce dernier se fait accompagné lui-même par un ami. Alors que la soirée avance, dans l’effervescence de l’ambiance, L. se voit faire la cour par le 04ème compagnon de cette escapade. Deux couples sont donc désormais formés.
À la fin de la soirée, le soupirant de L. lui propose de rentrer ensemble, du moins faire chemin tous les deux. Malheureusement, en cours de route, un incident survient : En effet alors que le soupirant s’arrête dans une échoppe pour effectuer un achat, L. reste l’attendre dehors se fait agresser. Dans la cohue, elle est déshabillée.
Son soupirant découvre alors à la faveur de cet incident que L. n’est pas la femme qu’il croyait avoir conquis. Enervé, il la conduit lui-même à la délégation régionale de la police judiciaire (DRPJ) du Sud, dans la ville d’Ebolowa.
L. y est déténue. Vu qu’elle est mineur, 16 ans, sans nouvelle de son entourage, l’on fait appel à une assistante sociale. Faute de garant pour la représenter, L. est maintenue à la DRPJ, puis conduite vendredi 17 mars chez le juge d’instruction. De là aussi, après avoir été entendu, elle est conduite comme issue fatale à la prison d’Ebolowa au cours de ce weekend du 18 mars.
Orpheline, L. vivait depuis dans une famille d’accueil où elle a été recueillie par son ancien employeur. Elle travaillait pour une période avec le monsieur pour des services de restauration et d’entretien. Parvenue à la fin de la période de collaboration et que L. devait repartir, n’ayant plus de famille, elle demande à être recueilli par ce monsieur qui se montre sensible et accepte lui offrir une famille d’accueil. Seulement, tout le monde a toujours su que L. est une fille, sous ses apparences, ses traits, son accoutrement qui a toujours été féminin. C’est en tant que fille qu’elle était membre de cette famille d’accueil, et que sa sœur l’a invité à l’accompagné ce jour de l’incident.
Saisi de cette affaire, via le réseau de point focal Droits humains, le conseiller juridique du projet Fonds Mondial, Maitre NDONGO Jathan s’est constitué pour la défense de L. Malheureusement, au moment où il est prévenu de ce cas et qu’il intervient, le pire s’est déjà produit, L. a déjà été conduite en prison. Néanmoins, il continue de suivre l’affaire.
Le 24 mars, il fait savoir qu’il a effectué une descente dans la ville où il a eu des séances de travail avec le juge d’instruction et L. elle-même. En perspective dans le suivi de ce cas, il est question qu’il redescende le 06 avril prochain jour de la comparution de L. devant le juge d’instruction.
Une affaire aussi touchante que troublante. La loi camerounaise ne condamne pas l’identité ou l’expression de genre. Comment comprendre l’instruction faite de cette affaire ? L’on peut bien se rendre compte que l’on est en face d’un(e) mineur(e) qui est persuadé(e) d’être une fille parce que c’est ainsi qu’elle se représente, et qu’elle s’assume dans son expression du genre comme tel.
Le questionnement de l’identité de genre est déjà résolu chez lui/elle quand on voit à quel point elle s’assume. Belle exemple d’affirmation de soi au demeurant, doit-on concéder.
Il ne reste plus qu’à espérer, et œuvrer pour que L. soit libérée, pourquoi pas, à l’issue de cette comparution du 06 avril devant le juge d’instruction. Mais surtout, que la communauté toute entière ait une pensée militante pour ce qui arrive à L. et la célèbre pour son affirmation en ce jour de la visibilité des personnes transgenres.
Erin Royal Brokovitch, l’auteur de cet article, est un militant pour les droits LGBTI au Cameroun qui écrit sous un pseudonyme.
 source : 76crimesfr.com

1 avril 2017

La procédure de changement de prénom et de sexe à l’état civil pour les personnes transgenres est désormais plus simple

Classé dans : Trans — dominique @ 13:17

genre-01Depuis ce vendredi, les personnes transgenres peuvent désormais changer plus facilement d’état civil, grâce à un décret publié au Journal Officiel. la procédure, gratuite, ne nécessite pas la présence d’un avocat.
La procédure de changement de prénom et de sexe à l’état civil pour les personnes transgenres sera désormais plus simple, conformément à la loi « Justice du XXIe siècle » votée en octobre, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.
Ainsi, toute personne majeure ou mineure émancipée « qui démontre que la mention relative à son sexe à l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue » pourra obtenir cette modification sans avoir « à justifier de traitements médicaux, opération chirurgicale ou stérilisation ».
Cette « procédure gratuite et sans obligation d’avocat » devra être menée au tribunal de grande instance.
En vertu de l’article 56 de cette loi de modernisation de la justice du XXIe siècle, c’est l’officier de l’état civil, en lieu et place du juge, qui sera chargé du traitement des demandes de changement de prénom.
Dans un communiqué, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a salué la publication de ce décret qui entre en vigueur dès samedi, « une avancée importante pour la reconnaissance des droits des personnes concernées ». Cette réforme était réclamée depuis longtemps par les associations LGBT.

30 mars 2017

USA : La Caroline du Nord retire la loi HB2

Classé dans : homophobie,infos,internationnal,Trans — dominique @ 9:42

genre neutreLa Caroline du Nord va retirer le projet controversé sur l’utilisation des toilettes publiques par les transgenres
Les élus de Caroline du Nord a trouver un accord pour retirer la loi controversée HB2 qui définie les règles d’utilisation des toilettes publiques par les personnes transgenres.
L’ex gouverneur de Caroline du Nord Pat McCrory avait fait voter, quand il était encore en fonction, une loi en mars 2016 imposant l’utilisation des toilettes selon le sexe inscrit sur l’acte de naissance et non selon le sexe auquel les personnes s’identifient qui avait engendré la « guerre des toilettes ».
Cette loi, jugée discriminatoire par les associations de défense des droits des personnes LGBT, avait suscité un mouvement de protestation, incarné par des artistes mais aussi de nombreuses multinationales, qui avaient boycotté l’Etat et refusé de s’y installer ou de s’y produire.
Les conservateurs qui soutenaient la loi ont obtenu cependant que seul l’Etat puisse légiférer sur le sujet empêchant les municipalités ou les autorités locales de prendre leurs propres mesures anti-discriminatoires avant 2020.
« Je soutiens le compromis sur le retrait de la loi HB2 qui sera présenté demain », a déclaré mercredi soir le gouverneur démocrate Roy Cooper. « Ce n’est pas un compromis parfait mais il retire la HB2 et permet de restaurer notre réputation ».
Pour autant les défenseurs des droits LGBT ont déploré un « mauvais compromis » car les personnes transgenres ne sont plus protégées, ni au niveau fédéral ni au niveau local, selon l’organisation Human Rights Campaign.

29 mars 2017

Un jeune homme trans raconte son évolution sur son compte Instagram

Classé dans : Trans — dominique @ 6:31

jaimieSur son compte Instagram suivi par plus de 110 000 personnes, Jaimie Wilson, un musicien-mannequin raconte son évolution. Il s’exprime sur le fait que personne ne devrait avoir à « prouver » qu’il est bien transsexuel.
Dans la légende à côté d’une photo, il explique ceci: « Je poste cette photo pour montrer que tout le monde ne doit pas montrer « des preuves » comme quoi il est transsexuel. Vous n’avez pas à passer un test pour prouver ça » Il ajoute également: « Si quelqu’un a les couilles de te dire « je suis trans », « je suis gay », « je suis bisexuel » ou quelque chose du style, S’IL VOUS PLAIT CROYEZ-LE et supportez le car on doit casser les stéréotypes. »
Le jeune homme transsexuel de 20 ans a commencé sa transformation il y a un peu plus d’un an et montre son parcours sur son compte Instagram. On y voit toutes les étapes, les petits et grands changements le rendant de plus en plus masculin de jour en jour, de son opération mammaire jusqu’à ses injections de testostérone. Il montre également des photos de la jeune femme qu’il était, expliquant que ce n’est pas parce qu’elle était féminine en tant que femme qu’il se sentait à l’aise dans ce corps. La société le poussait à être comme il était.
Aujourd’hui, Jaimie se sent bien dans son corps d’homme et ne regrette absolument pas son choix d’avoir changé de sexe biologique, bien au contraire, même si « mes parents et le fait de les rendre fiers me manque », dit-il, faisant référence à l’exclusion familiale dont il a été victime.

27 mars 2017

Suède: indemnisation des transgenres victimes de stérilisation forcée

Classé dans : Trans — dominique @ 14:55

transLe gouvernement suedois va déposer un projet de loi prévoyant d’indemniser à hauteur de 225.000 couronnes (près de 24.000 euros) les personnes qui étaient légalement contraintes de se faire stériliser pour changer de sexe
Entre 1972 et 2013, la loi exigeait que toute personne désirant changer de sexe se fasse stériliser.
« L’exigence de stérilisation qui existait auparavant était l’expression d’une vision vis-à-vis de laquelle la société actuelle veut prendre des distances et le gouvernement considère que c’était mal d’exiger » la stérilisation, a indiqué Jehan  Wikström ministre de la Santé publique, des Soins et des Sports.
En 2013, près de 150 transsexuels suédois avaient déposé une demande de réparation d’un montant total proche de cinq millions d’euros (environ 34.000 euros par personne), et réclamé des excuses officielles de l’État.
Tout en félicitant le gouvernement pour son geste, selon elle une première dans le monde, la Fédération nationale pour les droits des homosexuels, bisexuels et transsexuels a indiqué dans un communiqué qu’elle continuerai à exiger ce niveau d’indemnité.
En 1999, Stockholm avait accordé 175.000 couronnes par personne aux victimes de stérilisations forcées dans le cadre d’un programme basé sur des théories eugénistes en place entre 1935 et 1996.
De 1972 à 2011, 865 personnes ont demandé légalement à changer de sexe, selon les statistiques officielles. Environ 500 l’ont fait.

21 mars 2017

USA: une mère et une fille change de sexe en même temps

Classé dans : Trans — dominique @ 7:28

corey ericErica devenue Eric  et sa fille Corey viennent de révéler qu’ils sont devenus transgenres à peu près en même temps.
Tous deux ont entrepris de changer de sexe et l’ont fait presque siumultanément
Ce sont les larmes de Corey ( elle a gardé son prénom), fin 2015, dans une vidéo postée sur internet après avoir reçu sa première dose d’hormones, qui ont à la fois ému les médias et sa maman. Laquelle a alors réalisé que, comme son fils de 14 ans, elle était née dans le mauvais corps. « Son courage m’a inspiré, confie aujourd’hui Eric. Je me suis dit que si elle pouvait le faire, malgré toute la cruauté qu’elle a parfois subie, alors moi aussi. »
Né de sexe masculin, Corey s’est  identifié comme une fille dès l’âge deux ans. C’est en voyant l’activiste transgenre Jazz Jennings à la télévision qu’il s’est décidé à acter physiquement cette identité profonde douze années plus tard. Plus jeune, il a subi quolibets et violences, qui l’ont contraint à changer plusieurs fois d’école. « Nous ne sommes pas une menace, clame-t-elle à présent, interrogée par la chaîne ABC. Nous sommes comme tous les autres enfants, aspirant à être acceptés et aimés tels que nous sommes. »
Eric, lui, continue de se considérer, et d’être aussi considéré par son mari et ses enfants, comme une maman. « C’était très dur de ne pas me sentir à l’aise dans mon corps sans savoir pourquoi. Surtout quand on me faisait des compliments sur mon corps, alors que moi, j’ai toujours voulu qu’il soit différent », se souvient-il.
Son mari, Les Maison, admet avoir été pris de court. « Une fois, elle (Erica) m’a dit qu’elle espérait avoir un cancer du sein, pour pouvoir subir une double mastectomie (ablation de la glande mammaire, ndlr). Mais à part ça, il n’y a eu aucun autre indicateur. J’ai donc été surpris. Surtout, je me suis demandé quel impact tout cela aurait sur sa famille. Au final, cela a renforcé notre relation. Il y en a qui me demandent si je suis devenu gay mais non, absolument pas. Le genre et la préférence sexuelle n’ont rien à voir. Eric ne s’est fait opérer que du haut du corps. On doit toujours veiller au bonheur des gens autour de nous. Nous avons décidé que, quel que soit le chemin, nous le prendrions ensemble. Il faut énormément de courage pour s’affranchir des normes sociétales et s’assumer. Ce n’est pas un choix de leur part, c’est simplement ce qu’ils sont. » (source LCI)

20 mars 2017

Japon : un conseil municipal élit un homme transgenre

Classé dans : Trans — dominique @ 7:14

17-03-20-Japan-Trans-Politician-Tomoya-Hosoda-609x372Tomoya Hosoda a été élu conseiller municipal de la ville d’Iruma dans la préfecture de Saitama.
Tomasa Hosoda est le premier homme transgenre à être élu au Japon.
Hosoda, 21e élu sur les 22 sièges à pourvoir lors de l’élection, a déclaré «qu’il ne voulait pas seulement se battre pour les droits LGBT, mais aussi pour les droits des handicapés et des personnes âgées, en jouant son rôle dans la construction d’un système qui embrasse la diversité et aide les minorités».
«Jusqu’à récemment, les gens agissaient comme si les minorités sexuelles n’existaient pas. Nous avons beaucoup d’obstacles à surmonter, mais j’espère être à la hauteur des attentes de tous», a t’il ajouté.
Née femme il y a 25 ans, c’est lorsqu’il était étudiant en sciences à l’Université de Teikyo qu’Hosoda a commencé sa transformation en homme. Hosoda est le premier candidat LGBTQ dans l’histoire de la préfecture de Saitama, le deuxième politicien transgenre à être élu au Japon (après Kamikawa Aya en 2003) et le premier homme transgenre à être élu dans le monde.
A l’annonce de son élection, Hosoda a souhaité remercier ses parents et amis qui l’ont soutenu et a dit qu’il voulait donner du courage à ceux qui craignaient de faire leur coming-out et d’ouvrir le débat sur les personnes LGBT au Japon.

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