17 février 2018

Autotests : Les recommandations de l’ANSM pour un bon usage

Classé dans : Sante — dominique @ 15:39

autotestDisponible en France depuis 2015, les autotests sont un mode de dépistage fiable du VIH . Dans un rapport rendu public fin janvier 2018, les autotests VIH font partie des 3 types de tests rapides d’orientation diagnostique ou TROD (sur 13) recommandés par l’Académie de pharmacie.
Lors d’une conférence de presse à Paris, la secrétaire perpétuelle adjointe de l’Académie, Liliane Grangeot-Keros a néanmoins rappelé que «le conseil du pharmacien est très important puisque cet autotest ne peut être utilisé que trois mois au moins après un rapport à risque, et le résultat doit être confirmé par un autre test».
Selon la définition donnée par l’ANSM, les autotests sont des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), utilisés par le grand public à domicile. Ils permettent, grâce à une analyse rapide d’un échantillon biologique —sang, salive, urine— de détecter un marqueur biologique utile pour accompagner le patient dans la prise en charge de sa maladie ou de lui donner une orientation sur un état physiologique ou pathologique. Ils ne remplacent pas les examens de biologie médicale analysés par votre médecin traitant.
Il en existe plusieurs types :
Les autotests destinés à accompagner des patients dans la prise en charge de leur maladie, en particulier pour adapter leur traitement (principalement des lecteurs de glycémie pour les patients diabétiques et des appareils d’autocontrôle de l’INR pour les patients qui présentent un risque hémorragique.
Les autotests utilisés en dehors d’un suivi médical et sans prescription. Ces derniers servent uniquement à renseigner une personne sur la présence ou non d’un marqueur biologique (grossesse, infection au VIH par exemple). Afin d’établir un diagnostic, leurs résultats doivent donc être confirmés par des examens réalisés en laboratoire de biologie médicale, interprétés par le biologiste et partagés avec votre un médecin au regard de la présence ou de l’absence de signes cliniques
Les autotests sont généralement basés sur une technologie d’immunochromatographie:
L’utilisateur dépose un petit volume d’échantillon biologique, par exemple une goutte de sang capillaire obtenu par piqûre au bout du doigt, de l’urine ou de la salive, sur une bandelette placée dans une cassette en plastique. Le prélèvement migre le long de la bandelette puis, selon la quantité détectée de marqueur biologique recherché, un complexe coloré apparaît ou non sur la bandelette.
Avant d’utiliser un autotest, il est indispensable de bien lire les indications de la notice qui décrivent les modalités de réalisation du test et de lecture des résultats. Chaque test comporte en effet des limites qui lui sont propres et qui peuvent entraîner des résultats faussement positifs ou faussement négatifs.
Ce type de technologie présente des performances qui ne sont généralement pas équivalentes à celles des examens biologiques réalisés en laboratoire de biologie médicale par des méthodes quantitatives et automatisées.
Pour être vendus en France en pharmacie, ces dispositifs doivent être conformes à la réglementation européenne 1, le logo CE et le numéro de l’organisme qui a vérifié la conformité figurant sur l’emballage et la notice du produit.
En dehors de ce cadre, la vente d’autotests au public est interdite en France. Pourtant, certains sites internet, autres que les sites internet des pharmacies, en proposent. Les autotests vendus sur ces sites ne sont pas toujours marqués CE, et leurs performances ne sont donc pas prouvées.
Les performances exigées sont variables selon les autotests. Pour certains autotests comme les autotests VIH, le fabricant doit suivre des modalités d’évaluation définies et le test doit atteindre des performances imposées, 100% de sensibilité dans cas du VIH.
Enfin, pour les autotests VIH, la plateforme Sida Info Service peut aider les utilisateurs à comprendre les consignes indiquées. Ce service, disponible 24h/24, est confidentiel, anonyme et gratuit (0800 840 800).
source : vih.org

29 janvier 2018

L’Onusida salue les efforts du Maroc dans la lutte contre le VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 19:13

OnusidaAlors que le Maroc entame cette année sa trentième année de riposte du VIH, l’organisme onusien signale dans un document publié sur son site une baisse de 42% des nouvelles infections au VIH depuis 2010. Un chiffre largement supérieur à la baisse observée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord qui n’est que de 4%. L’Onusida fait aussi remarquer que la couverture du traitement anti-VIH a également augmenté dans le pays, en passant de 16% en 2010 à 48 % en 2016. Si le Maroc est parvenu à maintenir une faible prévalence du VIH au sein de la population générale (0,1 %), l’organisme onusien signale toutefois que certains domaines restent pourtant source d’inquiétudes. Les données montrent que la prévalence du VIH est élevée au sein des populations à plus haut risque d’infection à VIH, notamment les professionnelles du sexe (1,3%), les consommateurs de drogues injectables (7,9%) et les migrants (3%).
Des pourcentages qui illustrent la nécessité de déployer davantage d’efforts pour que les services anti-VIH atteignent les populations clés.
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida signale qu’à fin 2016, on estimait à 22.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Maroc, à moins de 1.000 le nombre de nouvelles infections à VIH et à moins de 1.000 le nombre de décès dus au sida. Cela dit, selon le ministère de la santé, seulement 63% des Marocains connaissent leur statut sérologique.
Toujours selon les données du ministère, la prévalence du VIH dépasse les 5% dans certaines villes. C’est notamment le cas à Marrakech où la prévalence du VIH est de 5,7% parmi les homosexuels. A Nador et à Tétouan, celle-ci est respectivement de 13,2 et 7,1% parmi les usagers de drogue. Il faut aussi relever que 67% des nouvelles infections se produisent parmi cette population qui est de loin la plus exposée au VIH. Autre taux alarmant à signaler: 70% des femmes sont infectées par leurs conjoints.
A fin juin 2015, le nombre total cumulatif de cas de VIH/sida notifiés s’élevait à 13.332. Trois régions concentrent plus de 50% des cas notifiés du VIH (Souss-Massa, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi). Des avancées importantes ont été réalisées dans le dépistage et l’accès aux soins.. Au premier semestre 2017, 123.388 personnes ont été couvertes. L’offre de dépistage a été élargie à 1.200 centres de santé et d’ONG. Le nombre de personnes testées pour le VIH a été multiplié par 3 en passant de 218.951 en 2012 à 605.746 en 2016 dont 154.416 femmes enceintes en consultation prénatale et 16.030 patients tuberculeux.

11 janvier 2018

Vers une dose hebdomadaire de traitements contre le VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 17:57

vihDes chercheurs ont annoncé  avoir mis au point une capsule à ingérer une seule fois par semaine pour recevoir la dose de traitements contre le VIH, à prendre aujourd’hui quotidiennement.
Testée sur les porcs jusqu’ici, le petit dispositif est conçu pour faciliter la vie des patients atteints du virus ou d’autres maladies chroniques, qui doivent suivre un traitement très contraignant.
« Les études ont montré que dans les essais cliniques sur le VIH, seuls quelque 30% des patients respectent leurs prescriptions », a souligné l’hôpital Brigham de Boston (États-Unis) dans un communiqué.
Or un patient non rigoureux dans le suivi d’un traitement antirétroviral, coûteux et accompagné d’effets secondaires importants, risque de laisser le VIH se reconstituer, de développer une résistance aux médicaments, ou de transmettre sexuellement le virus.
La nouvelle pilule a la forme d’une capsule qui, une fois son enveloppe dissoute dans l’estomac, laisse se déplier une étoile de quelque 4 cm de large. Celle-ci, avec ses six branches, peut contenir plusieurs médicaments différents. Et elle est conçue pour rester dans l’estomac, trop grosse pour passer dans l’intestin, sans perturber la digestion.
Sur des porcs, qui ont un appareil digestif semblable au nôtre, « ces systèmes de dosage à administration lente sont aussi voire plus efficaces que les doses quotidiennes actuelles pour le traitement du VIH », a affirmé l’un des auteurs de l’étude, Giovanni Traverso, de la faculté de médecine de Harvard. L’étoile, une fois son travail accompli, est brisée en morceaux et excrétée.
Les chercheurs pensent pouvoir éviter avec elle 200.000 à 800.000 infections sur 20 ans. Mais avant qu’elle soit lancée, des tests sur des primates et éventuellement des hommes seront nécessaires.
L’étude est publiée dans le journal scientifique Nature Communications accessible en ligne.

3 janvier 2018

Une campagne sur le dépistage du VIH provoque la colère des biologistes

Classé dans : Sante — dominique @ 18:08

VIHL’agence Santé publique France a-t-elle voulu trop simplifier son message sur les techniques du dépistage de l’infection par le VIH ? C’est en tout cas l’avis du Syndicat des biologistes qui alerte, dans un communiqué, sur le risque de confusion entre le test ELISA, qui seul permet de confirmer le diagnostic, et les différents tests de dépistage. Confusion entretenue selon le Syndicat par le livret « En 2017 : que savoir sur le dépistage du VIH ? » édité par l’agence.
Dans ce livret édité mi-décembre, l’agence présente en effet le test ELISA, le test rapide d’orientation diagnostic (TROD) et l’autotest dans un même tableau, ce qui peut suggérer qu’ils sont équivalents, surtout si l’on compare les taux de sensibilité et de spécificité affichés. Le document détaille les niveaux de remboursement, les lieux où ces tests sont pratiqués et les délais de rendu du résultat.
Selon le syndicat des biologistes, « les TROD et les autotests, très utiles auprès de certaines populations cibles (migrants, HSH) pour mieux les faire entrer dans une démarche de dépistage, ne peuvent pas être présentés comme équivalents à l’examen de biologie médicale pratiqué en laboratoire comme pourrait le faire croire le document ». Il rappelle que la sensibilité du test ELISA de 4e génération « est bien supérieure à celle de tous les autres tests puisqu’il s’agit d’un test combo : il permet de rechercher l’antigène p24 et les anticorps tandis que les TROD et les autotests ne cherchent que les anticorps VIH-1 et VIH-2. Il permet en outre de raccourcir très fortement les délais en cas de séroconversion. »
Les biologistes reprochent aussi des inexactitudes dans le document, à commencer par le délai de rendu de 4 jours, qui serait de l’ordre d’une journée dans « la majorité de la pratique ». Il y aurait également une confusion entre les délais de réalisation des TROD et des autotests et le temps mis pour délivrer le résultat aux patients. Le président du syndicat, François Blanchecotte, appelle la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn à « remettre un peu de raison dans les démarches de dépistage du VIH ».
Source : Lequotidiendumedecin.fr

30 décembre 2017

USA :L’administration Trump dissout le conseil sur le VIH et le sida

Classé dans : internationnal,politique,Sante — dominique @ 8:36

sidaL’administration Trump a licencié ce qu’il restait du comité officiellement chargé de conseiller le président américain sur la lutte contre le VIH/sida (PACHA), rapporte la presse américaine .
Six membres du conseil avaient déjà démissionné en juin pour protester contre les politiques sanitaires de l’administration. Les dix derniers membres restants ont été licenciés, selon le Washington Post.
Les contrats ont pris fin immédiatement, selon le quotidien qui cite l’épidémiologiste Patrick Sullivan.
M. Sullivan a été nommé pour un mandat de quatre ans en mai 2016 sous d’administration de l’ancien président américain Barack Obama.
PACHA, fondé en 1995, fournit des avis à l’administration américaine au sujet des politiques, recherches de traitements et prévention du virus VIH et du sida.
« L’administration Trump n’a pas de stratégie pour faire face à l’épidémie actuelle, ne cherche aucun avis d’expert pour formuler des politiques relatives au VIH », a déploré l’avocat Scott Schoettes défendant la cause des LGBT dans l’organisation Lambda Legal qui a démissionné cet été.
Seulement 40% des personnes vivant avec le VIH aux Etats-Unis ont accès à des traitements cruciaux pour leur survie.

13 décembre 2017

Inde: Les publicités pour les préservatifs sont interdites

Classé dans : Sante — dominique @ 16:33

preservatif-utiliserL’Inde a interdit les publicités pour les préservatifs en journée à la télévision, citant des règles contre les contenus «vulgaires» et pour la protection des enfants.
Le ministère de l’information et de la diffusion a ordonné aux quelque 900 chaînes de télévision indiennes de ne pas passer de promotions commerciales pour ces contraceptifs entre 6h du matin et 22h, sous peine de sanctions.
«Il est par la présente conseillé à toutes les chaînes de télévision de ne pas télédiffuser des publicités pour les préservatifs qui sont pour une catégorie d’âge particulière et pourraient être indécentes vues par des enfants», indique l’injonction.
Les chaînes de télévision publiques et privées sont présentes dans 183 millions de foyers en Inde, selon des chiffres du Broadcast Audience Research Council. Le sexe est un sujet tabou en Inde, société profondément conservatrice et traditionnelle. Des publicités pour préservatifs ont plusieurs fois soulevé des polémiques.

11 décembre 2017

AIDES interpelle la justice Européene sur les génériques du Truvada

Classé dans : Sante — dominique @ 17:29

truvada_0Le laboratoire Gilead fait obstacle à l’arrivée des génériques du Truvada, un peu partout en Europe.
C’est notamment le cas en France où le laboratoire américain a fait valoir un certificat complémentaire de protection (CCP) pour prolonger son monopole visant ainsi à interdire la mise sur le marché de génériques du Truvada. En septembre 2017, Gilead a essuyé une défaite en justice devant le tribunal de grande instance de Paris qui n’a pas reconnu la validité de son CCP.
En Grande-Bretagne, la justice locale a saisi la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) sur la validité du CCP de Gilead. La CJUE n’a pas encore statué. AIDES a interpellé la justice européenne. L’association vient surtout de fournir des éléments juridiques dans une contribution adressée (le 8 décembre) à la CJUE avant que cette dernière ne rende son avis.
Depuis juillet 2017, l’ensemble des brevets sur le Truvada a expiré. Il est donc possible d’en faire des versions génériques. Reste que Gilead garde son monopole dans de nombreux pays européens en se prévalant d’un CCP (certificat complémentaire de protection) qui permet d’allonger la période d’exclusivité… et de maintenir son monopole. Or l’accès aux génériques est indispensable pour la mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH et le déploiement de la PrEP à moindre coût et donc pour la préservation des finances publiques des systèmes de santé solidaires européens.
Dans de nombreux pays, la stratégie du laboratoire américain a conduit à des procédures judiciaires. En France, Le laboratoire Gilead a attaqué devant la justice en référé l’un des fabricants du générique du Truvada, le laboratoire Mylan. La décision a été défavorable à Gilead. Le Tribunal de grande instance de Paris a considéré que le CCP dont se prévalait Gilead était « vraisemblablement nul » et a condamné Gilead à verser 100 000 euros au génériqueur pour frais de justice. Les génériques sont toujours disponibles.
En France, la boîte est désormais disponible à 180 euros quand Gilead la commercialisait à plus de 400 euros. Il n’en demeure pas mois que dans de nombreux pays européens, ce CCP reste un obstacle pour l’accès aux génériques et freine donc l’accès à un traitement en curatif et le déploiement de la PrEP à un moindre coût, note AIDES dans un communiqué (8 décembre). Pour AIDES : « La prolongation de monopole dont profite Gilead dans de nombreux pays sur le Truvada n’est pas justifiée, les génériques doivent être disponibles partout en Europe ».
Plus sur https://www.seronet.info 

10 décembre 2017

Le Rwanda désigné pour accueillir la 20è Conférence internationale sur le Sida en 201

Classé dans : Sante — dominique @ 17:05

1Le Rwanda a été désigné pour accueillir la 20è édition de la Conférence internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA en Anglais), a annoncé samedi à Abidjan, le Président de l’ICASA, Dr Ihab Ahmed par ailleurs Président de la Société africaine anti-Sida (SAA), à la clôture de la 19è édition de cette conférence présidée par le Vice-Président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.
Se félicitant du choix de son pays, la ministre Rwandaise de la santé, Dr Diane Gashumba a promis une ‘’garantie pour le succès dans l’organisation de cette conférence’’. ‘’Nous avons beaucoup appris ici (à Abidjan). Nous vous garantissons un succès dans l’organisation de cette conférence’’, a-t-elle rassuré. Le Rwanda est l’un des rares pays africains qui consacre 17% de son budget à la santé.
Après avoir égrené les efforts enregistrés dans la lutte contre le Vih/Sida le Vice-Président ivoirien Daniel Kablan Duncan a souligné les défis qui restent à relever. Il s’agit selon lui notamment de la promotion de la prévention, la lutte contre la stigmatisation et la prise en charge communautaire des personnes vivant avec le Vih/Sida.
Poursuivant, il a invité les décideurs, la société civile, les chercheurs et le secteur privé à jouer chacun sa partition. ‘’Le rendez-vous d’Abidjan marque un nouveau départ dans la lutte contre le Vih/Sida’’, a conclu M. Duncan.
Auparavant, dans le même élan, la ministre ivoirienne de la santé et de l’hygiène publique, Dr Raymonde Goudou Coffie a noté qu’’’Abidjan vient d’amplifier la lutte contre le Vih/Sida’’.
Plus de 6000 personnes venues des quatre coins du monde ont participé du 4 au 9 décembre à cette 19è conférence autour du thème, ‘’l’Afrique : une approche différente vers la fin du Sida’’.

2 décembre 2017

5.000 personnes en France suivent le traitement préventif PrEP,

Classé dans : Sante — dominique @ 6:41

prep-25.352 personnes ont initié une PrEP par Truvada (ou génériques) entre janvier 2016 et juillet 2017, selon l’ANSM, qui se base sur les chiffres de l’Assurance maladie. « 97,5% sont des hommes, âgés en moyenne de 38 ans », ajoute l’agence, selon laquelle « il est raisonnable de faire l’hypothèse que les hommes initiant la PrEP sont principalement des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ».
Ce chiffre représente « entre 300 et 400 nouveaux utilisateurs par mois », une « augmentation régulière, mais modérée », a indiqué l’ANSM dans un communiqué publié pour la Journée mondiale de lutte contre le sida.
« 49% résident en Ile-de-France, 10,5% dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et 9,9% dans la région PACA ». Ces trois régions représentent donc près de 70% des utilisateurs.
Le principe de la PrEP (« prophylaxie pré-exposition ») est simple : prendre des comprimés de Truvada (ou de ses génériques) tout en étant séronégatif, pour faire barrage au virus, alors que ce médicament combinant deux antirétroviraux était initialement destiné aux séropositifs.
La France a été le deuxième pays, après les Etats-Unis, à autoriser la PrEP, et le premier à la rembourser à 100%. Ce traitement vise en priorité les populations « à risques » (dont les hommes homosexuels ou les personnes prostituées), pour qui il est recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Ses effets sur l’épidémie ne se font pas encore sentir : en 2016, il y a eu 6.000 nouvelles contaminations en France, un nombre stable depuis dix ans.
La PrEP s’accompagne d’un suivi rigoureux. Les utilisateurs doivent se faire dépister tous les trois mois, y compris pour d’éventuelles autres infections sexuellement transmissibles (IST), dont la PrEP ne protège pas.
La PrEP « s’intègre dans une stratégie de prévention diversifiée » comprenant notamment « la promotion de l’usage du préservatif (et) le recours au dépistage régulier », souligne l’ANSM.

30 novembre 2017

1er décembre 2017 : Journée mondiale de lutte contre le sida

Classé dans : Sante — dominique @ 17:45

sidaA l’occasion du 1er Décembre, Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Inter-LGBT tient à rappeler que le VIH/sida est toujours aussi présent dans notre pays avec près de 6000 nouvelles transmissions chaque année.
Encore aujourd’hui, le sida touche toujours autant et majoritairement les publics les plus vulnérables ou les personnes qui n’ont pas accès aux parcours de soins : gays, personnes transgenres, migrant-e-s, détenu-e-s, les pratiquant-e-s du chemsexes, travailleur-euse-s du sexe.
L’Inter-LGBT, à l’occasion de cette journée, revendique :
Une politique ambitieuse de santé sexuelle et de lutte contre le VIH/sida en demandant plus de moyens humains et financiers ;
L’augmentation des aides financières aux associations menant une action permanente de prévention, de dépistage et qui assurent auprès des malades les actions de soutien et d’accompagnement nécessaire à leur parcours de santé ;
Que soit facilité l’accès aux traitements post-expositions ;
Que l’accès à la PrEP pour tou-te-s soit possible afin de baisser le taux de prévalence dans les groupes de population à risques ;
Une politique de prévention et de soin digne en lieu et place d’une politique de répression accroissant les prises de risque et la précarité ;
Une lutte plus ferme contre les actes de sérophobie ;
Une intensification des campagnes de prévention du VIH/sida, du VHC, des IST et des actions de dépistage en particulier auprès des groupes les plus exposés, mais aussi dans les médias généralistes et sur la voie publique ;
Une amélioration de la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH et/ou une affection longue durée (ALD) ;
Former et informer les personnel-le-s des forces de l’ordre, de la justice et du droit sur les enjeux liés au VIH, à la prévention diversifiée, sur les risques de transmission, les conditions de vie, les droits et responsabilités juridiques des personnes vivant avec le VIH ;
Réaffirmer le principe du droit au séjour pour soins en faveur des étranger-ère-s malades et mettre fin à leur expulsion ;
Lutter contre le mal-être et le suicide chez les personnes LGBT+, notamment les jeunes et les seniors vivants avec le VIH ;
À l’international, intensifier la participation de la France aux financements et aux programmes de lutte contre le VIH, ainsi que la promotion de la santé des femmes.
A l’occasion de cette 29ème Journée mondiale de la lutte contre le sida, l’Inter-LGBT appelle à rejoindre toutes les manifestations organisées en France, et participera à la Marche organisée à Paris le 1er décembre à l’initiative d’Act Up Paris
source : inter-LGBT

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