21 août 2017

Canada : l’Hôpital d’Ottawa se penche sur la santé des homosexuels

Classé dans : Sante — dominique @ 15:33

Medecin-Gay-Friendly-paris-marseille-lyon-toulouse-nice-nantes-strasbourg-montpellier-bordeaux-lille-rennes-reims-le-havre-saint-etienne-toulonÀ Ottawa, un patient homosexuel sur cinq refuse de dévoiler son orientation sexuelle à son medecin, par crainte de stigmatisation.
Pour combattre cela, l’Hôpital d’Ottawa à créer une chaire de recherche pour les homosexuels.
Il veut créer un programme complet de soins de santé qui aidera à améliorer l’accès à des soins adaptés pour les homosexuels
«En 2017, alors que le mariage entre deux personnes de même sexe est permis depuis 12 ans et que l’homosexualité n’est plus un crime, il y a encore beaucoup de changements à faire dans le système de santé afin de le rendre plus accessible», selon le directeur général de l’organisme MAX, Roberto Ortiz Núñez. Cet organisme, mis sur pied il y a quelques mois, promeut la santé chez les hommes gays.
Les homosexuels sont une population vivant avec un plus haut taux de troubles mentaux. Dans une vaste étude menée pour la Fondation Jasmin Roy, rendue publique il y a quelques semaines, 81 % des répondants ont avoué avoir ressenti, au cours de leur vie, des sentiments de désarroi, de solitude, d’isolement ou de découragement en lien avec leur orientation sexuelle.
La Fondation de l’Hôpital d’Ottawa tente de récolter un million de dollars afin de lancer l’étude. La chaire n’a pas encore été octroyée à un chercheur, mais celui-ci aura du pain sur la planche, selon l’assistant à la recherche Maxime Charest.
La Fondation espère pouvoir lancer la recherche au début de 2019. Un chercheur principal sera recruté pour diriger une équipe qui examinera les moyens d’améliorer la santé des homosexuels.

13 août 2017

Le Conseil économique et social des Nations unies veut une riposte au SIDA

Classé dans : Sante — dominique @ 12:05

ecosocLe Conseil économique et social des Nations Unies (Ecosoc) a adopté, mi juillet, une résolution invitant les Etats membres à accélérer la riposte au sida. Il s’agit d’atteindre les objectifs prévus pour 2020 en tant que condition indispensable pour en finir avec l’épidémie de sida d’ici à 2030 et de mobiliser les ressources financières nécessaires, indique un communiqué.
Les Etats membres ont pris acte (7 juillet) des progrès significatifs et des problèmes majeurs de la riposte au sida et du travail du Programme commun, avant d’adopter la résolution. « Le Programme commun continue de jouer un rôle critique dans la riposte au VIH et s’est adapté à l’évolution de l’épidémie et au contexte international.
Cependant, en ces temps décisifs, nous sommes confrontés à une baisse inquiétante des investissements dans la riposte, notamment des investissements dans le Programme commun.
La résolution reconnaît le rôle unique du Programme commun en tant qu’exemple d’une approche collaborative, multisectorielle et inclusive de la riposte à un problème complexe revêtant de multiples facettes.
Elle souligne également la nécessité pour le Programme commun de continuer d’ouvrir la voie à la réforme en révisant et en actualisant son modèle de fonctionnement », a expliqué, à cette occasion, Martha Ama Akyaa Pobee, représentante permanente du Ghana auprès des Nations Unies.

25 juillet 2017

VIH / Prévention: La PrEP efficace

Classé dans : Sante — dominique @ 16:23

prep-2La PrEP, le médicament antirétroviral, déjà testé comme traitement préventif chez des homosexuels séronégatifs fortement exposés au risque d’infection par le VIH, a également fait la preuve de son efficacité chez ceux « ayant des rapports sexuels peu fréquents », selon des résultats présentés mardi.
Contrairement à d’autres études portant sur un traitement préventif donné en continu (un comprimé par jour), l’étude Ipergay, coordonnée par l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS), vise à tester l’efficacité d’une PrEP « à la demande ».
Les participants, des hommes séronégatifs ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), déclarant un comportement à risque d’infection par le VIH, ont été invités à prendre deux comprimés de Truvada avant le rapport à risque, un troisième le lendemain et un quatrième le surlendemain.
Une première phase de l’étude, avec un groupe sous Truvada et un groupe sous placebo, a montré une efficacité de 86% de la Prep à la demande, selon des résultats publiés en 2015. Dans ce groupe, 50% des participants prenaient plus de 15 comprimés par mois et avaient plus de 10 rapports sexuels par mois.
Les auteurs ont voulu savoir si la PrEP à la demande restait « efficace chez les participants ayant des rapports sexuels peu fréquents et utilisant donc moins de comprimés ». Ils ont isolé un sous-groupe de participants chez qui la prise médiane de comprimés se situait à 9,5 par mois et le nombre médian de rapports sexuels à 5 par mois.
Les résultats présentés mardi sont positifs: « aucune contamination n’a été observée dans le groupe de participants prenant peu de Truvada à la demande mais de façon adaptée à leur activité sexuelle », résume l’ANRS dans un communiqué.
Les chercheurs ont par ailleurs publié lundi dans The Lancet HIV les résultats d’une deuxième phase de l’étude, durant laquelle 362 volontaires ont pris la PrEP à la demande (pas de placebo). Résultat: en 18 mois, un seul participant, qui avait en fait interrompu la PrEP, a été infecté par le VIH.
Le Truvada est commercialisé depuis 2005 en tant que traitement pour les malades du sida. Il est autorisé comme traitement préventif depuis 2012 aux États-Unis et depuis 2015 en France.

23 juillet 2017

IAS 2017 : des inquiétudes liées à Trump

Classé dans : Sante — dominique @ 20:17

iasLes organisateurs de la conférence IAS 2017, réunit jusqu’à mercredi au Palais des Congrès, ont publié une « Déclaration de Paris » pour exprimer leurs craintes, avant même l’ouverture de la réunion. « Pas de fin du VIH sans la recherche et pas de recherche sans des investissements pérennes », proclame ce texte.
S’il ne cite pas nommément les Etats-Unis de Trump, ce sont bien eux qui sont visés. « Des vies risquent d’être perdues inutilement », s’inquiète la chercheuse sud-africaine Linda-Gail Bekker, présidente de l’International AIDS Society (IAS), qui coorganise la conférence avec l’agence française de recherche sur le sida, l’ANRS.
Les Etats-Unis sont historiquement le plus gros contributeur à la lutte contre le sida, et de loin: ils représentent à eux seuls plus des deux tiers des financements gouvernementaux internationaux. L’an dernier, ils ont consacré 4,9 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) à des programmes de lutte contre le sida, très loin devant le Royaume-Uni (645,6 millions) et la France (242,4).
Or, le président Donald Trump propose de réduire ces dépenses dans le budget 2018, actuellement en discussion au Congrès, pour un montant global évalué à plus d’un milliard de dollars par l’ONG américaine Health Gap.
Si elles sont adoptées par le Congrès, ces coupes priveront 830.000 patients, essentiellement africains, d’antirétroviraux, traitements qui empêchent le développement du virus, estime la Kaiser Family Foundation. Elles entraîneront en outre 200.000 nouvelles infections, prévoit cette organisation américaine à but non lucratif spécialisée dans les politiques de santé.
Parmi les coupes envisagées, une baisse de 17% de la contribution américaine au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle ne se monterait plus qu’à 1,13 milliard de dollars, soit 222 millions de moins qu’en 2017.
Coalition Plus, Act-Up Paris et Aides ont également regretté l’absence du président français Emmanuel Macron à cette conférence, signe selon ces associations d’un « désengagement de la France » « comparable à celui de Donald Trump ».

IAS 2017 :6.000 spécialistes du sida se réunissent à Paris

Classé dans : Sante — dominique @ 7:36

iasPrès de 6.000 spécialistes du sida vont se réunir à Paris à partir de ce dimanche
Du 23 au 27 juillet prochain, la Conférence mondiale sur le sida, « HIV Science Conference » se tiendra à Paris. Elle accueillera près de 6 000 participants venus présenter ou observer les derniers résultats de la recherche dans le domaine du VIH/sida et des hépatites virales.
Trente-quatre ans après la découverte du virus du VIH, les chercheurs butent toujours sur sa capacité à se dissimuler dans certaines cellules du système immunitaire, formant des réservoirs viraux qui se réactivent si on arrête le traitement.
Aussi, la recherche s’emploie à maintenir le virus en sommeil le plus longtemps possible, à limiter les effets secondaires des traitements et à améliorer les moyens de prévention.
Actuellement, les personnes séropositives doivent prendre tous les jours des antirétroviraux. Ces médicaments apparus dans les années 1990 ont révolutionné la vie des patients. Mais ils présentent encore beaucoup d’effets indésirables (diarrhée, démangeaisons, nausées, maux de tête…) et les fournir tout au long de la vie à des millions de malades revient très cher.
Fin 2016, 19,5 millions de personnes y avaient accès, soit un peu plus de la moitié des 36,7 millions de porteurs du VIH, selon l’ONU. Le coût d’une année de traitement dans les pays à faible revenu varie de 75 euros à plus de 1.000 euros lorsque le traitement de première intention n’est pas efficace, car il arrive de plus en plus souvent que le virus développe des résistances.
En 2016, le sida a tué 1 million de personnes et 1,8 million de nouvelles contaminations ont eu lieu.

22 juillet 2017

Canada : la santé publique appelle à la prudence concernant l’hépatite A pendant la gay pride

Classé dans : Sante — dominique @ 16:53

couples 01Une « forte augmentation » des cas d’hépatite A dans la communauté LGBT européenne inquiète le Directeur de santé publique de Montréal à la veille de l’arrivée de touristes pour les célébrations de la Fierté dans la métropole.
« Nous anticipons de nombreux participants étrangers et la possibilité d’une augmentation du risque de transmission de l’hépatite A à Montréal», indique le Dr Richard Massé dans un « Appel à la vigilance » envoyé jeudi aux hôpitaux.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment publié un avis concernant une actuelle « éclosion » de la maladie dans 16 pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni. En un an, les autorités sanitaires ont détecté 1500 cas, « surtout chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes », selon l’organisation.
Cette situation était préoccupante dans le contexte du « World Pride Festival LGBT qui s’est tenu à Madrid du 26 juin au 2 juillet, alors que 2 millions de visiteurs étaient attendus », a indiqué la santé publique dans un courriel.
L’organisation a donc cru bon de relayer ces préoccupations au niveau local. Le festival Fierté Montréal 2017 aura lieu du 10 au 20 août prochain.
Et les célébrations surviennent alors que la maladie fait déjà sentir davantage sa présence au Québec. « Nous notons cette année une augmentation de cas par rapport aux années précédentes [en moyenne, moins de 20 cas par an] », a affirmé par courriel l’agente d’information Hélène Perrault, de la santé publique. « Depuis le 1er juin dernier, il y a eu 7 cas d’hépatite A, dont 5 chez des jeunes hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH). »
L’hépatite A est souvent relativement bénigne, mais peut avoir des conséquences graves, a expliqué en entrevue téléphonique le Dr Réjean Thomas, spécialiste des maladies transmissibles sexuellement. Le médecin se trouvait d’ailleurs à Paris pour un congrès mondial sur le VIH/SIDA.

21 juillet 2017

La résistance aux traitements contre le sida augmente, avertit l’OMS

Classé dans : Sante — dominique @ 16:25

MEDECINE / SIDA / PHOTO SYMBOLIQUE         (SIPA IMAGE)  (VOIR SUITE)La résistance aux médicaments contre le sida augmente dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire et pourrait entraîner à terme de nouveaux décès et des contaminations supplémentaires, avertit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un rapport publié jeudi.
Dans six des onze pays observés pour ce rapport, en Afrique, Asie et Amérique latine, plus de 10% des patients ont développé une résistance aux traitements antirétroviraux les plus courants.
L’OMS souligne que « cette résistance se développe lorsque les patients ne se conforment pas au traitement prescrit, souvent parce qu’ils ne disposent pas d’un bon accès à des soins de qualité contre le VIH ».
Ces patients, qui risquent de transmettre des virus résistants, doivent passer à d’autres traitements, mais ceux-ci « peuvent être plus chers et, dans certains pays, encore plus difficiles à obtenir », explique l’OMS, à trois jours de l’ouverture de la conférence internationale de recherche sur le sida, dimanche à Paris.
« Pour prévenir l’émergence de la résistance aux médicaments contre le VIH, nous devons nous assurer que les patients qui démarrent des soins continuent bien à suivre un traitement efficace », a commenté le docteur Gottfried Hirnschall, directeur du département de lutte contre le sida et les hépatites à l’OMS, cité dans le communiqué.
« Lorsque les niveaux de résistance deviennent trop élevés, nous recommandons que les pays utilisent d’autres médicaments pour les patients qui démarrent un traitement », a-t-il poursuivi.
Des projections mathématiques montrent que si rien n’est fait, 135.000 morts et 105.000 nouvelles infections supplémentaires pourraient être dues à la résistance aux traitements dans les cinq ans à venir, selon l’OMS. Cela pourrait entraîner un surcoût de 650 millions de dollars (560 millions d’euros).
Fin 2016, 36,7 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde dont 19,5 millions avaient accès aux traitements, selon des chiffres dévoilés jeudi par l’Onusida, le programme de coordination de l’ONU contre le sida. ( E-llico.com)

20 juillet 2017

Le nombre de morts du sida divisé par deux depuis 2005

Classé dans : Sante — dominique @ 17:13

sidaUn million de personnes sont mortes de maladies liées au sida en 2016, soit presque moitié moins que lors du pic de décès atteint en 2005, selon un rapport de l’ONU publié jeudi, qui affirme qu’ »un tournant décisif a été franchi ».
Plus de la moitié des malades dans le monde sont désormais sous traitement et le nombre de nouvelles contaminations par le VIH a continué à décliner, mais à un rythme encore trop lent, selon ces données, publiées avant l’ouverture dimanche à Paris d’une conférence internationale de recherche sur le sida.
Un progrès lié en grande partie à une meilleure diffusion des traitements par anti-rétroviraux.
Le cap de 50% de personnes séropositives sous traitement, atteint en juin 2016, est désormais dépassé: « en 2016, 19,5 millions de personnes, sur les 36,7 millions qui vivent avec le VIH avaient accès aux traitements », soit plus de 53%.
1,8 million de nouvelles infections par le VIH ont encore eu lieu en 2016, soit une contamination toutes les 17 secondes en moyenne.
Ce chiffre est en baisse régulière année après année (hormis un léger rebond en 2014), très loin du maximum de 3,5 millions de nouvelles contaminations atteint en 1997.
Mais ce rythme est trop lent pour parvenir à juguler l’épidémie et atteindre l’objectif de seulement 550.000 nouvelles contaminations en 2020, avertit l’Onusida.
Depuis le début de l’épidémie, au début des années 1980, 76,1 millions de personnes ont été contaminées par le VIH et 35 millions sont décédées, soit l’équivalent de la population du Canada.
Il n’existe pas encore de vaccin contre le VIH ou de médicament guérissant du sida, et les personnes séropositives doivent suivre un traitement par anti-rétroviraux tout au long de leur vie, pour empêcher le développement du virus.
Ces traitements sont coûteux et entraînent des effets secondaires, mais ils ont révolutionné l’état de santé des personnes séropositives et allongé leur espérance de vie.
La région du monde qui a accompli le plus de progrès est l’Afrique australe et de l’Est, qui rassemble plus de la moitié des personnes séropositives et où beaucoup d’efforts ont été déployés. Les décès liés au sida y ont chuté de 42% depuis 2010 et les nouvelles infections ont reculé de 29%.
L’Onusida s’inquiète en revanche de l’explosion de l’épidémie en Europe de l’Est et en Asie centrale: le nombre de décès y a grimpé de 27% en six ans et le nombre de nouvelles infections a bondi de 60%. Le phénomène touche en premier lieu la Russie, mais aussi l’Albanie, l’Arménie et le Kazakhstan.
Le rapport souligne aussi que seulement 43% des enfants contaminés par le VIH ont accès aux antirétroviraux, contre 54% des adultes.
Il déplore également la stagnation des financements, avec 19 milliards de dollars disponibles fin 2016, alors qu’il faudrait trouver 7 milliards de plus, d’ici 2020.

les dangers du chemsex

Classé dans : Sante — dominique @ 14:51

chemsex_urgence_facebook_finalLe chemsex, pratique qui allie sexe et consommation de drogues de plus en plus puissantes, se développe partout en Europe chez les homosexuels.
Chemsex est la contraction de « chemicals » (drogues chimiques en anglais) et « sex ». Le but: lever ses inhibitions, augmenter son endurance et son plaisir. Les dangers: addiction, overdose et risques de contamination, notamment au virus du sida, auquel une conférence internationale sur la recherche sera consacrée à Paris du 23 au 26 juillet.
Associer sexe et drogues, à deux ou en groupe, n’a rien de nouveau. Ce qui l’est en revanche, c’est l’utilisation de puissantes substances de synthèse achetées sur internet: méthamphétamines, GBL/GHB ou cathinones (principe actif du khat, une plante euphorisante).
De plus, la pratique est favorisée par les applis de rencontre comme Grindr.
Malgré l’absence de chiffres officiels, les travailleurs sociaux européens dressent le même constat: le chemsex est un phénomène certes marginal et circonscrit à une partie des hommes gay, mais qui tend à augmenter.
L’un des modes de consommation est particulièrement risqué: l’injection, appelée « slam ».
En France, parmi les 21 cas de surdoses mortelles sur lesquels a enquêté la brigade des stupéfiants de Paris en 2015, trois étaient liés à l’usage de cathinones en slam et les victimes appartenaient au « milieu festif gay », selon l’OFDT.
En Allemagne, le gouvernement a chargé l’ONG Deutsche Aids-Hilfe de former les professionnels de santé au suivi spécifique des gays adeptes du chemsex.

18 juillet 2017

Augmentation du nombre de séropositifs chez les jeunes gays

Classé dans : Sante — dominique @ 15:51

1Santé publique France publie les premiers résultats sur le VIH de l’étude PREVAGAY menée auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) fréquentant les lieux de convivialité gay de cinq villes françaises*. Ces résultats font l’objet d’un article dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) et de cinq rapports régionaux.
Publiée dans le « Bulletin épidémiologique hebdomadaire » (BEH), cette étude s’appuie sur un panel de 2.646 hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH). Elle a été réalisée fin 2015.
Les chercheurs de Santé publique France, de l’Inserm et de l’Equipe nationale d’intervention en prévention et santé pour les entreprises (Enipse) ont mené un « questionnaire comportemental » et effectué des prélèvements sanguins anonymes auprès du public de 60 bars, saunas et backrooms de cinq villes françaises (Lille, Lyon, Montpellier, Nice et Paris).
Résultat: les hommes ayant des relations avec des hommes constituent toujours une population à risque en matière de VIH/sida, en particulier chez les plus jeunes, même si la prévalence s’inscrit à la baisse, à 14,3% en moyenne.
La fréquence de contamination dans cette population est significativement plus élevée à Nice (17,1%), Montpellier (16,9%) et Paris (16%) qu’à Lyon (11,4%) et Lille (7,6%).
L’étude montre des conduites à risques « assez fréquentes », avec près du tiers ayant eu au moins une relation non protégée (proportion qui monte à près des deux tiers chez les séropositifs) et une consommation fréquente d’alcool ou de substances psychoactives.
Chez les jeunes homosexuels, le nombre de séropositifs est en augmentation régulière depuis 10 ans. Une des explications de cette évolution pourrait résider dans la mutation des modes de rencontre, notamment les applications de rencontres où la prévention est faible.
Les homosexuels sont le seul groupe de transmission du VIH pour lequel le nombre de nouveaux diagnostics ne diminue pas.
« Ceci témoigne d’un problème d’adhésion des plus jeunes à nos politiques de prévention », reconnaît François Dabis, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS), dans l’éditorial du BEH.
Toutefois, quelques signes encourageants apparaissent. Ainsi, parmi les séropositifs présents dans l’étude, 91,9% étaient déjà diagnostiqués, dont 94,9% sous traitement. Par ailleurs, un peu plus de la moitié (54%) des séronégatifs interrogés connaissaient la prophylaxie pré-exposition au VIH.

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