9 avril 2018

VIH : Des chiffres en constante augmentation

Classé dans : Sante — dominique @ 18:45

sidaAujourd’hui, on estime que plus d’un million de personnes européennes vivent avec le VIH. Une épidémie inquiétante, qui continue de progresser, malgré les nombreuses campagnes de prévention. Actuellement, sur 100 000 habitants, 7,7 personnes sont touchées.
En 2016, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (ou OMS), 57 000 nouveaux cas ont été diagnostiqués en Europe. On estime que près de 1 150 0000 personnes souffrent du VIH sur le vieux continent. La Russie n’est pas comprise dans le calcul. 80 % des nouveaux cas de VIH ont été diagnostiqués en Europe orientale.
Du côté de l’Europe orientale, le VIH se répand principalement au sein des relations non protégées hétérosexuelles en lien avec l’infidélité ou la non-stabilité. Sur l’Europe de l’Ouest, la transmission augmente chez les hommes ayant des relations avec d’autres hommes. Par ailleurs, l’utilisation de seringues souillées, dans le milieu toxicomane, représente un tiers des nouvelles infections.
Selon Andrea Ammon, directrice du centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) le délai de dépistage (le moment où on contracte la maladie et le moment où elle est détectée) est en moyenne de 3 ans, ce qui est beaucoup trop long. En effet, en Europe de l’Est, il semblerait qu’un tiers des personnes contaminées ne connaissent pas leur statut VIH.
D’un point de vue global au niveau européen, sur 150 000 personnes infectées, 25 000 ignorent qu’elles ont contracté le VIH. C’est l’une des raisons pour laquelle le virus du SIDA continu de se répandre en Europe. Il semblerait que le public homosexuel masculin soit actuellement le plus touché.

21 mars 2018

AIDES Guyane et La Croix Rouge Surinamaise s’associent pour lutter contre l’épidémie de VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 21:35

sidactionPour garantir l’accès à la prévention et aux soins de chaque côté du Maroni, fleuve-frontière entre la Guyane et le Suriname, AIDES et la Croix Rouge Surinamaise coordonnent leurs forces dans un projet transfrontalier inédit.
Avec une prévalence similaire à certains pays d’Afrique (environ 1%), la Guyane est le département français le plus touché par le VIH. Ce territoire ultra-prioritaire est en situation d’épidémie généralisée, et le taux de contaminations annuelles y est 9 fois supérieur à la moyenne nationale. La situation dans l’Ouest guyanais est particulièrement préoccupante : les populations vivant dans cette zone frontalière font face à une progression soutenue de l’épidémie. La précarité administrative et les très fortes inégalités sociales de santé, couplées à l’isolement, au manque d’information et d’infrastructures adaptées, sont autant d’entraves à une lutte efficace contre la propagation du virus. Résultat : des retards importants à la prise en charge, de trop nombreux diagnostics établis au stade sida et une grande difficulté à maintenir dans le soin les personnes dépistées positives. À l’hôpital de Saint-Laurent du Maroni, 25 % des personnes diagnostiquées séropositives sont « perdues de vue », c’est-à-dire qu’elles sortent du système de santé au bout de quelques mois, avec toutes les conséquences que cela implique pour leur survie et pour la santé publique en général.
AIDES, implantée depuis 2005 à Saint-Laurent du Maroni, travaille depuis plus d’un an avec la Croix Rouge Surinamaise afin de proposer une nouvelle offre en santé et en prévention du VIH de l’autre côté du fleuve.
« Penser la lutte contre le sida comme une problématique purement nationale n’a aucun sens », rappelle Aurélien Beaucamp, président de AIDES.« C’est encore plus vrai le long du Maroni. Pour endiguer l’épidémie, il nous faut agir de façon coordonnée de chaque côté du fleuve, mobiliser les différentes communautés qui y résident et accompagner la mise en place d’une offre en santé efficace et accessible côté Suriname. C’est tout le sens de ce projet ». Comme AIDES travaille déjà côté guyanais, le local de la Croix Rouge ouvert dans la ville surinamaise d’Albina permettra la mise en place d’actions itinérantes à destination des villages les plus isolés. Objectif : faire reculer l’épidémie en facilitant l’accès au dépistage, à la prévention et aux soins pour toutes les populations vivant sur les rives des fleuves Maroni etCottica. « Nous sommes désormais dans la phase opérationnelle du projet », explique Claire Piedrafita, coordinatrice de AIDES Guyane. « Les équipes de la Croix Rouge Surinamaise sont en cours de formation. Des actions coordonnées de prévention et de promotion de la santé pourront bientôt être menées dans chacun des pays ». Ce projet transfrontalier est une grande première dans cette région. Il a pu voir le jour grâce au soutien de l’AFD et de mécènes privés, comme le laboratoire Janssen et le groupe Johnson & Johnson.
source : http://www.edp-biologie.fr/

Sida : de plus en plus d’idées fausses chez les jeunes, s’alarme Sidaction

Classé dans : Sante — dominique @ 17:49

sidactionLes idées fausses sur le sida ont progressé ces dernières années chez les jeunes, puisque 21% pensent que le virus peut se transmettre en embrassant un séropositif, selon un sondage publié mercredi, avant le week-end du Sidaction. Le pourcentage de jeunes de 15 à 24 ans qui pensent, à tort, que le virus peut se transmettre par des baisers a augmenté de six points depuis 2015, s’alarme l’association Sidaction, qui a commandé ce sondage et organise cet événement caritatif annuel.
Autres idées fausses: 18% des sondés pensent que le virus peut se transmettre au contact de la transpiration d’une personne séropositive (soit une augmentation de 8 points depuis 2015). Et 19% que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus (+9 points par rapport à 2015).
« Ce qui est inquiétant, c’est que ces proportions ont augmenté de façon significative en un nombre assez réduit d’années, sur des choses qui semblaient acquises depuis longtemps », a déclaré à l’AFP la directrice générale de Sidaction, Florence Thune. Selon elle, le « manque d’information » et le fait « qu’on parle moins du virus VIH » font « remonter de vieilles peurs ».
Ce sondage Ifop-Bilendi a été mené en ligne du 6 au 13 février, auprès d’un échantillon de 1.002 personnes représentatif de la population française âgée de 15 à 24 ans, selon la méthode des quotas.
L’édition 2018 du Sidaction va se dérouler sous l’autorité d’une nouvelle présidente, Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine en 2008 avec le professeur Luc Montagnier pour la découverte 25 ans auparavant du virus du sida. Elle a été nommée en novembre pour succéder à l’homme d’affaires et mécène Pierre Bergé, décédé le 8 septembre.
Co-fondée en 1994 par Pierre Bergé et Line Renaud, l’association Sidaction finance des programmes de recherche et de prévention. Les dons pourront être faits par téléphone (110), en ligne (www.sidaction.org), par SMS en envoyant le mot DON au 92 110 (petits dons) ou par courrier à Sidaction, 228 rue du Faubourg Saint-Martin 75010 Paris. L’an dernier, le Sidaction s’était achevé sur un total de 4,07 millions d’euros de promesses de dons
Le Sidaction aura lieu de vendredi jusqu’à dimanche à minuit, relayé comme chaque année à la radio et la télévision.

17 février 2018

Autotests : Les recommandations de l’ANSM pour un bon usage

Classé dans : Sante — dominique @ 15:39

autotestDisponible en France depuis 2015, les autotests sont un mode de dépistage fiable du VIH . Dans un rapport rendu public fin janvier 2018, les autotests VIH font partie des 3 types de tests rapides d’orientation diagnostique ou TROD (sur 13) recommandés par l’Académie de pharmacie.
Lors d’une conférence de presse à Paris, la secrétaire perpétuelle adjointe de l’Académie, Liliane Grangeot-Keros a néanmoins rappelé que «le conseil du pharmacien est très important puisque cet autotest ne peut être utilisé que trois mois au moins après un rapport à risque, et le résultat doit être confirmé par un autre test».
Selon la définition donnée par l’ANSM, les autotests sont des dispositifs médicaux de diagnostic in vitro (DMDIV), utilisés par le grand public à domicile. Ils permettent, grâce à une analyse rapide d’un échantillon biologique —sang, salive, urine— de détecter un marqueur biologique utile pour accompagner le patient dans la prise en charge de sa maladie ou de lui donner une orientation sur un état physiologique ou pathologique. Ils ne remplacent pas les examens de biologie médicale analysés par votre médecin traitant.
Il en existe plusieurs types :
Les autotests destinés à accompagner des patients dans la prise en charge de leur maladie, en particulier pour adapter leur traitement (principalement des lecteurs de glycémie pour les patients diabétiques et des appareils d’autocontrôle de l’INR pour les patients qui présentent un risque hémorragique.
Les autotests utilisés en dehors d’un suivi médical et sans prescription. Ces derniers servent uniquement à renseigner une personne sur la présence ou non d’un marqueur biologique (grossesse, infection au VIH par exemple). Afin d’établir un diagnostic, leurs résultats doivent donc être confirmés par des examens réalisés en laboratoire de biologie médicale, interprétés par le biologiste et partagés avec votre un médecin au regard de la présence ou de l’absence de signes cliniques
Les autotests sont généralement basés sur une technologie d’immunochromatographie:
L’utilisateur dépose un petit volume d’échantillon biologique, par exemple une goutte de sang capillaire obtenu par piqûre au bout du doigt, de l’urine ou de la salive, sur une bandelette placée dans une cassette en plastique. Le prélèvement migre le long de la bandelette puis, selon la quantité détectée de marqueur biologique recherché, un complexe coloré apparaît ou non sur la bandelette.
Avant d’utiliser un autotest, il est indispensable de bien lire les indications de la notice qui décrivent les modalités de réalisation du test et de lecture des résultats. Chaque test comporte en effet des limites qui lui sont propres et qui peuvent entraîner des résultats faussement positifs ou faussement négatifs.
Ce type de technologie présente des performances qui ne sont généralement pas équivalentes à celles des examens biologiques réalisés en laboratoire de biologie médicale par des méthodes quantitatives et automatisées.
Pour être vendus en France en pharmacie, ces dispositifs doivent être conformes à la réglementation européenne 1, le logo CE et le numéro de l’organisme qui a vérifié la conformité figurant sur l’emballage et la notice du produit.
En dehors de ce cadre, la vente d’autotests au public est interdite en France. Pourtant, certains sites internet, autres que les sites internet des pharmacies, en proposent. Les autotests vendus sur ces sites ne sont pas toujours marqués CE, et leurs performances ne sont donc pas prouvées.
Les performances exigées sont variables selon les autotests. Pour certains autotests comme les autotests VIH, le fabricant doit suivre des modalités d’évaluation définies et le test doit atteindre des performances imposées, 100% de sensibilité dans cas du VIH.
Enfin, pour les autotests VIH, la plateforme Sida Info Service peut aider les utilisateurs à comprendre les consignes indiquées. Ce service, disponible 24h/24, est confidentiel, anonyme et gratuit (0800 840 800).
source : vih.org

29 janvier 2018

L’Onusida salue les efforts du Maroc dans la lutte contre le VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 19:13

OnusidaAlors que le Maroc entame cette année sa trentième année de riposte du VIH, l’organisme onusien signale dans un document publié sur son site une baisse de 42% des nouvelles infections au VIH depuis 2010. Un chiffre largement supérieur à la baisse observée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord qui n’est que de 4%. L’Onusida fait aussi remarquer que la couverture du traitement anti-VIH a également augmenté dans le pays, en passant de 16% en 2010 à 48 % en 2016. Si le Maroc est parvenu à maintenir une faible prévalence du VIH au sein de la population générale (0,1 %), l’organisme onusien signale toutefois que certains domaines restent pourtant source d’inquiétudes. Les données montrent que la prévalence du VIH est élevée au sein des populations à plus haut risque d’infection à VIH, notamment les professionnelles du sexe (1,3%), les consommateurs de drogues injectables (7,9%) et les migrants (3%).
Des pourcentages qui illustrent la nécessité de déployer davantage d’efforts pour que les services anti-VIH atteignent les populations clés.
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida signale qu’à fin 2016, on estimait à 22.000 le nombre de personnes vivant avec le VIH au Maroc, à moins de 1.000 le nombre de nouvelles infections à VIH et à moins de 1.000 le nombre de décès dus au sida. Cela dit, selon le ministère de la santé, seulement 63% des Marocains connaissent leur statut sérologique.
Toujours selon les données du ministère, la prévalence du VIH dépasse les 5% dans certaines villes. C’est notamment le cas à Marrakech où la prévalence du VIH est de 5,7% parmi les homosexuels. A Nador et à Tétouan, celle-ci est respectivement de 13,2 et 7,1% parmi les usagers de drogue. Il faut aussi relever que 67% des nouvelles infections se produisent parmi cette population qui est de loin la plus exposée au VIH. Autre taux alarmant à signaler: 70% des femmes sont infectées par leurs conjoints.
A fin juin 2015, le nombre total cumulatif de cas de VIH/sida notifiés s’élevait à 13.332. Trois régions concentrent plus de 50% des cas notifiés du VIH (Souss-Massa, Casablanca-Settat et Marrakech-Safi). Des avancées importantes ont été réalisées dans le dépistage et l’accès aux soins.. Au premier semestre 2017, 123.388 personnes ont été couvertes. L’offre de dépistage a été élargie à 1.200 centres de santé et d’ONG. Le nombre de personnes testées pour le VIH a été multiplié par 3 en passant de 218.951 en 2012 à 605.746 en 2016 dont 154.416 femmes enceintes en consultation prénatale et 16.030 patients tuberculeux.

11 janvier 2018

Vers une dose hebdomadaire de traitements contre le VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 17:57

vihDes chercheurs ont annoncé  avoir mis au point une capsule à ingérer une seule fois par semaine pour recevoir la dose de traitements contre le VIH, à prendre aujourd’hui quotidiennement.
Testée sur les porcs jusqu’ici, le petit dispositif est conçu pour faciliter la vie des patients atteints du virus ou d’autres maladies chroniques, qui doivent suivre un traitement très contraignant.
« Les études ont montré que dans les essais cliniques sur le VIH, seuls quelque 30% des patients respectent leurs prescriptions », a souligné l’hôpital Brigham de Boston (États-Unis) dans un communiqué.
Or un patient non rigoureux dans le suivi d’un traitement antirétroviral, coûteux et accompagné d’effets secondaires importants, risque de laisser le VIH se reconstituer, de développer une résistance aux médicaments, ou de transmettre sexuellement le virus.
La nouvelle pilule a la forme d’une capsule qui, une fois son enveloppe dissoute dans l’estomac, laisse se déplier une étoile de quelque 4 cm de large. Celle-ci, avec ses six branches, peut contenir plusieurs médicaments différents. Et elle est conçue pour rester dans l’estomac, trop grosse pour passer dans l’intestin, sans perturber la digestion.
Sur des porcs, qui ont un appareil digestif semblable au nôtre, « ces systèmes de dosage à administration lente sont aussi voire plus efficaces que les doses quotidiennes actuelles pour le traitement du VIH », a affirmé l’un des auteurs de l’étude, Giovanni Traverso, de la faculté de médecine de Harvard. L’étoile, une fois son travail accompli, est brisée en morceaux et excrétée.
Les chercheurs pensent pouvoir éviter avec elle 200.000 à 800.000 infections sur 20 ans. Mais avant qu’elle soit lancée, des tests sur des primates et éventuellement des hommes seront nécessaires.
L’étude est publiée dans le journal scientifique Nature Communications accessible en ligne.

3 janvier 2018

Une campagne sur le dépistage du VIH provoque la colère des biologistes

Classé dans : Sante — dominique @ 18:08

VIHL’agence Santé publique France a-t-elle voulu trop simplifier son message sur les techniques du dépistage de l’infection par le VIH ? C’est en tout cas l’avis du Syndicat des biologistes qui alerte, dans un communiqué, sur le risque de confusion entre le test ELISA, qui seul permet de confirmer le diagnostic, et les différents tests de dépistage. Confusion entretenue selon le Syndicat par le livret « En 2017 : que savoir sur le dépistage du VIH ? » édité par l’agence.
Dans ce livret édité mi-décembre, l’agence présente en effet le test ELISA, le test rapide d’orientation diagnostic (TROD) et l’autotest dans un même tableau, ce qui peut suggérer qu’ils sont équivalents, surtout si l’on compare les taux de sensibilité et de spécificité affichés. Le document détaille les niveaux de remboursement, les lieux où ces tests sont pratiqués et les délais de rendu du résultat.
Selon le syndicat des biologistes, « les TROD et les autotests, très utiles auprès de certaines populations cibles (migrants, HSH) pour mieux les faire entrer dans une démarche de dépistage, ne peuvent pas être présentés comme équivalents à l’examen de biologie médicale pratiqué en laboratoire comme pourrait le faire croire le document ». Il rappelle que la sensibilité du test ELISA de 4e génération « est bien supérieure à celle de tous les autres tests puisqu’il s’agit d’un test combo : il permet de rechercher l’antigène p24 et les anticorps tandis que les TROD et les autotests ne cherchent que les anticorps VIH-1 et VIH-2. Il permet en outre de raccourcir très fortement les délais en cas de séroconversion. »
Les biologistes reprochent aussi des inexactitudes dans le document, à commencer par le délai de rendu de 4 jours, qui serait de l’ordre d’une journée dans « la majorité de la pratique ». Il y aurait également une confusion entre les délais de réalisation des TROD et des autotests et le temps mis pour délivrer le résultat aux patients. Le président du syndicat, François Blanchecotte, appelle la ministre des Solidarité et de la Santé Agnès Buzyn à « remettre un peu de raison dans les démarches de dépistage du VIH ».
Source : Lequotidiendumedecin.fr

30 décembre 2017

USA :L’administration Trump dissout le conseil sur le VIH et le sida

Classé dans : internationnal,politique,Sante — dominique @ 8:36

sidaL’administration Trump a licencié ce qu’il restait du comité officiellement chargé de conseiller le président américain sur la lutte contre le VIH/sida (PACHA), rapporte la presse américaine .
Six membres du conseil avaient déjà démissionné en juin pour protester contre les politiques sanitaires de l’administration. Les dix derniers membres restants ont été licenciés, selon le Washington Post.
Les contrats ont pris fin immédiatement, selon le quotidien qui cite l’épidémiologiste Patrick Sullivan.
M. Sullivan a été nommé pour un mandat de quatre ans en mai 2016 sous d’administration de l’ancien président américain Barack Obama.
PACHA, fondé en 1995, fournit des avis à l’administration américaine au sujet des politiques, recherches de traitements et prévention du virus VIH et du sida.
« L’administration Trump n’a pas de stratégie pour faire face à l’épidémie actuelle, ne cherche aucun avis d’expert pour formuler des politiques relatives au VIH », a déploré l’avocat Scott Schoettes défendant la cause des LGBT dans l’organisation Lambda Legal qui a démissionné cet été.
Seulement 40% des personnes vivant avec le VIH aux Etats-Unis ont accès à des traitements cruciaux pour leur survie.

13 décembre 2017

Inde: Les publicités pour les préservatifs sont interdites

Classé dans : Sante — dominique @ 16:33

preservatif-utiliserL’Inde a interdit les publicités pour les préservatifs en journée à la télévision, citant des règles contre les contenus «vulgaires» et pour la protection des enfants.
Le ministère de l’information et de la diffusion a ordonné aux quelque 900 chaînes de télévision indiennes de ne pas passer de promotions commerciales pour ces contraceptifs entre 6h du matin et 22h, sous peine de sanctions.
«Il est par la présente conseillé à toutes les chaînes de télévision de ne pas télédiffuser des publicités pour les préservatifs qui sont pour une catégorie d’âge particulière et pourraient être indécentes vues par des enfants», indique l’injonction.
Les chaînes de télévision publiques et privées sont présentes dans 183 millions de foyers en Inde, selon des chiffres du Broadcast Audience Research Council. Le sexe est un sujet tabou en Inde, société profondément conservatrice et traditionnelle. Des publicités pour préservatifs ont plusieurs fois soulevé des polémiques.

11 décembre 2017

AIDES interpelle la justice Européene sur les génériques du Truvada

Classé dans : Sante — dominique @ 17:29

truvada_0Le laboratoire Gilead fait obstacle à l’arrivée des génériques du Truvada, un peu partout en Europe.
C’est notamment le cas en France où le laboratoire américain a fait valoir un certificat complémentaire de protection (CCP) pour prolonger son monopole visant ainsi à interdire la mise sur le marché de génériques du Truvada. En septembre 2017, Gilead a essuyé une défaite en justice devant le tribunal de grande instance de Paris qui n’a pas reconnu la validité de son CCP.
En Grande-Bretagne, la justice locale a saisi la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) sur la validité du CCP de Gilead. La CJUE n’a pas encore statué. AIDES a interpellé la justice européenne. L’association vient surtout de fournir des éléments juridiques dans une contribution adressée (le 8 décembre) à la CJUE avant que cette dernière ne rende son avis.
Depuis juillet 2017, l’ensemble des brevets sur le Truvada a expiré. Il est donc possible d’en faire des versions génériques. Reste que Gilead garde son monopole dans de nombreux pays européens en se prévalant d’un CCP (certificat complémentaire de protection) qui permet d’allonger la période d’exclusivité… et de maintenir son monopole. Or l’accès aux génériques est indispensable pour la mise sous traitement des personnes vivant avec le VIH et le déploiement de la PrEP à moindre coût et donc pour la préservation des finances publiques des systèmes de santé solidaires européens.
Dans de nombreux pays, la stratégie du laboratoire américain a conduit à des procédures judiciaires. En France, Le laboratoire Gilead a attaqué devant la justice en référé l’un des fabricants du générique du Truvada, le laboratoire Mylan. La décision a été défavorable à Gilead. Le Tribunal de grande instance de Paris a considéré que le CCP dont se prévalait Gilead était « vraisemblablement nul » et a condamné Gilead à verser 100 000 euros au génériqueur pour frais de justice. Les génériques sont toujours disponibles.
En France, la boîte est désormais disponible à 180 euros quand Gilead la commercialisait à plus de 400 euros. Il n’en demeure pas mois que dans de nombreux pays européens, ce CCP reste un obstacle pour l’accès aux génériques et freine donc l’accès à un traitement en curatif et le déploiement de la PrEP à un moindre coût, note AIDES dans un communiqué (8 décembre). Pour AIDES : « La prolongation de monopole dont profite Gilead dans de nombreux pays sur le Truvada n’est pas justifiée, les génériques doivent être disponibles partout en Europe ».
Plus sur https://www.seronet.info 

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