6 février 2019

USA: Trump veut mettre fin à l’épidémie du SIDA en dix ans

Classé dans : Sante — dominique @ 9:42

sidaDonald Trump a annoncé mardi vouloir dompter l’épidémie du sida aux Etats-Unis avant 2030, une annonce accueillie positivement par les associations et les experts et que le Congrès va être appelé à financer dans le prochain budget.
L’annonce rappelle la proposition, lancée au même endroit en 2003 par George W. Bush, du programme Pepfar contre le sida dans le monde, considéré comme l’un des plus grand succès de la lutte contre l’épidémie.
Le secrétaire à la Santé, Alex Azar, a ensuite fourni plus de détails sur l’annonce présidentielle: l’objectif est de réduire le nombre de contaminations par le VIH aux Etats-Unis, aujourd’hui de 38.000 par an, de 75% en cinq ans, et 90% en dix ans.
Une coalition d’organisations anti-sida avait affiché l’objectif « ambitieux » d’une fin de l’épidémie d’ici 2025, dans un document publié à l’automne dernier.
« Contrôler le VIH en une décennie est une tâche titanesque, mais nous applaudissons la volonté affichée », dit à l’AFP Michael Weinstein, président de la très grande organisation anti-sida AIDS Healthcare Foundation, qui gère 64 centres médicaux aux Etats-Unis et des centaines dans le monde.
« Cette initiative, si elle est mise en place et financée, pourrait s’inscrire dans l’histoire comme l’une des plus grandes réussites de sa présidence », a réagi le directeur de l’AIDS Institute, Michael Ruppal.
La voie à suivre est connue depuis longtemps, disent ces organisations. Il faut doper la prévention dans les communautés concernées: homosexuels, minorités ethniques et, dans une moindre mesure, consommateurs de drogues (6% des contaminations).
Et dans les régions qui concentrent les foyers de l’épidémie, c’est-à-dire principalement le Sud. La moitié des infections se produit dans seulement 48 comtés américains et à Washington et San Juan à Porto Rico, selon le ministère de la Santé, qui promet des moyens ciblés géographiquement.
La prévention passe par empêcher que les personnes séropositives ne contaminent leurs partenaires. C’est désormais possible grâce aux traitements anti-VIH, qui rendent le virus « indétectable »… Des années d’études ont montré qu’il ne pouvait alors pas être transmis.
Mais cela implique que les personnes séropositives connaissent leur statut. Or 165.000 Américains ignorent qu’ils ont été contaminés. Le gouvernement veut que les tests deviennent routiniers dans l’univers médical.
Ensuite, il faut qu’elles aient accès aux traitements antirétroviraux, un défi dans un pays où naviguer les systèmes d’assurance médicale est un parcours du combattant, surtout pour les plus pauvres. Aujourd’hui seul un séropositif sur deux a le virus sous contrôle. Le gouvernement veut monter à 90%.
Ensuite, il faut promouvoir le traitement préventif PrEP (« prophylaxie pré-exposition »), sur ordonnance et remboursé.
Majoritairement utilisé par les hommes homosexuels, ce comprimé révolutionnaire, pris quotidiennement, est efficace à près de 100% contre le risque d’infection.
Mais six ans après son autorisation aux Etats-Unis, seulement 220.000 personnes le prenaient en août 2018, selon le site prepwatch.org. Le gouvernement estime que seulement 10% des gens à risque pouvant bénéficier de PrEP prennent le traitement.
Et PrEP a un effet pervers: il ne protège pas contre les autres infections sexuellement transmissibles, comme la syphilis, qui explosent dans la communauté gay.
Enfin la promotion du préservatif doit revenir en force, réclame Michael Weinstein, très en colère contre l’abandon par les autorités sanitaires américaines des campagnes de sensibilisation des rapports protégés au profit du « biomédical ».
Les deux tiers des contaminations ont lieu chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, à un rythme qui ne ralentit pas.
Les Noirs sont particulièrement frappés: au rythme actuel, un Noir gay sur deux sera contaminé par le VIH au cours de sa vie, selon une étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies en 2016.
(source: orange.fr)

21 décembre 2018

Sida: Une équipe de Pasteur identifie une piste pour éliminer les réservoirs du VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 16:24

sidaUne équipe de l’Institut Pasteur est parvenue à identifier une vulnérabilité dans les cellules dites « réservoirs » du virus du sida, ouvrant la voie à leur élimination, selon une étude publiée jeudi dans la revue Cell Metabolism.
Les traitements actuels contre le VIH sont à prendre « à vie » car les antirétroviraux ne parviennent pas à éliminer les réservoirs du virus logés dans les cellules immunitaires.
L’équipe de Pasteur a réussi à identifier les caractéristiques des lymphocytes T CD4, des cellules immunitaires qui sont les cibles principales du VIH.
Leur étude montre que le virus va infecter prioritairement les cellules à forte activité métabolique. C’est cette activité, et en particulier la consommation de glucose de la cellule, qui joue un rôle clé dans l’infection: le virus détourne l’énergie et les produits fournis par la cellule pour se multiplier.
Ce besoin du virus constitue une faiblesse qui pourrait être exploitée pour s’attaquer aux cellules « réservoirs ».
Les chercheurs de Pasteur ont réussi « ex vivo » (sur des cultures de cellules) à bloquer l’infection grâce à des molécules inhibitrices de l’activité métabolique déjà utilisées en cancérologie.
« On a vu dans notre travail que les cellules qui s’infectent par le VIH ont des caractéristiques d’un point de vue énergétique qui ressemblent aux cellules tumorales, donc on pourra utiliser les mêmes types d’outils », explique le chercheur Asier Saez-Cirion.
La prochaine étape pour l’équipe de Pasteur va consister à « identifier les molécules qui nous donnent un effet optimal, après il faut passer à des essais pré-cliniques dans des modèles et en utilisant l’expérience en cours sur les essais cliniques dans le traitement de certains cancers pour choisir des molécules qui soient tolérables par le patient et efficaces », selon le chercheur.
Ces travaux constituent un pas vers une possible rémission pour les patients (on ne détecte plus de cellule infectée) grâce à l’élimination des cellules réservoirs. Mais « il faudra sans doute quelques années avant qu’on puisse commencer à vraiment tester ces approches dans un vrai essai clinique de phase 3 qui pourrait nous donner un résultat sur l’efficacité », précise Asier Saez-Cirion.
source : http://reloaded.e-llico.com

20 décembre 2018

Denver pourrait devenir la première ville du Colorado à interdire les «thérapies de conversion»

Classé dans : homophobie,infos,internationnal,Sante — dominique @ 11:37

Denver pourrait devenir la première ville du Colorado à interdire les «thérapies de conversion» dans homophobie tumblr_inline_pk16tdrsbm1uj37u4_540Le maire de Denver a annoncé son intention d’interdire les thérapies de conversion pour les mineurs LGBT, ce qui en ferait la première ville du Colorado à interdire cette pratique néfaste et fondée sur la religion.
Le maire Michael B. Hancock et deux membres du conseil municipal ont présenté une proposition de loi ce lundi, qui sera examinée par le Comité de la sécurité, du logement, de l’éducation et des sans-abri…
L’interdiction proposée vise à protéger les jeunes LGBT de «pratiques dangereuses et discréditées visant à modifier leur orientation sexuelle ou leur identité ou expression de genre», selon le maire. La proposition vise à cibler les thérapeutes agréés par l’État, de la ville de Denver ,qui prétendent qu’être gay, bisexuel ou transgenre est une maladie mentale.
Plusieurs organisations de santé gouvernementales ont qualifié la pratique de dangereuse, tant physiquement que psychologiquement. Les «patients» qui subissent ce traitement ont été confrontés à une augmentation de la dépression et au risque de suicide
Les législateurs du Colorado ont déjà tenté d’interdire les thérapies de conversion dans tout l’État, mais le projet de loi proposé a échoué à quatre reprises.

9 décembre 2018

Sida: plus de 10 000 PrEP depuis 2016

Classé dans : Sante — dominique @ 17:41

prep-2Entre janvier 2016 et juin 2018, 10 405 personnes ont initié une prophylaxie pré-exposition (PrEP) au virus du sida, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm). Au premier semestre 2018, on enregistre 500 nouveaux utilisateurs par mois.
Cette stratégie consiste à prendre un comprimé de médicament antirétroviral (Truvada ou ses génériques) juste avant un rapport sexuel à risque.
Selon l’enquête de l’Ansm, les personnes qui utilisent cette PrEP sont à 98 % des hommes, dont la moyenne d’âge est de 38 ans.
Neuf fois sur dix, le traitement est initié à l’hôpital lors d’une consultation spécialisée, mais les médecins généralistes le prescrivent de plus en plus.
« Les résultats mettent en évidence une nette augmentation des initiations de PrEP depuis mi-2017 et fournissent des éléments en faveur d’un niveau élevé de renouvellement du traitement après son initiation. L’appropriation progressive de cette stratégie de prévention en France, en particulier parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) à haut risque de contamination par le VIH en métropole, est encourageante », estime l’Ansm dans un communiqué du 30 novembre 2018.

30 novembre 2018

Journée mondiale de lutte contre le sida

Classé dans : Sante — dominique @ 11:47

Journée mondiale de lutte contre le sida dans Sante sidaÀ l’occasion du 1er décembre 2018, 30ème Journée mondiale de lutte contre le sida, l’Inter-LGBT rappelle que le VIH/sida est toujours une question d’actualité en France et dans le monde entier.
« Chaque année depuis 30 ans, nous nous retrouvons pour battre le pavé le 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, pour demander aux pouvoirs publics d’agir face à l’épidémie de sida.
Encore aujourd’hui, plus d’un quart des personnes diagnostiquées le sont à un stade déjà avancées de leur sérologie, et la moitié des nouveaux diagnostics se font lors d’un premier dépistage. Ces chiffres montrent l’insuffisance de moyens et que des progrès sont encore nécessaires », rappelle l’Inter-LGBT.
L’Inter-associative réclame une augmentation des moyens pour les actions de prévention, de dépistages et l’accès aux traitements, notamment chez les communautés les plus touchées, gays, migrants, personnes trans, travailleurs du sexe, ou usagers de drogues.
L’Inter-LGBT appelle aussi à des campagnes de communications claires et scientifiquement argumentées, autour du traitement post-exposition et la PrEP afin que chaque personne concernée puisse choisir son moyen de protection.
Pour toutes ces raisons, l’Inter appelle à rejoindre les manifestations qui seront organisées en régions et à Paris, 1er décembre.

Sida: Record de cas en Europe de l’Est en 2017

Classé dans : Sante — dominique @ 7:17

sidactionMême si la majorité des personnes porteuses du virus du sida vivent pour la plupart dans des pays en développement, notamment en Afrique, l’OMS s’inquiète de l’augmentation des cas révélés en 2016 en Europe.
Plus de 130.000 personnes ont contracté le virus du sida en Europe de l’Est l’an dernier, un nombre record de cas pour la région, rapportent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (CEPCM) dans un rapport publié mercredi.
Au total, dans les 53 pays qui appartiennent à la zone Europe de l’OMS, près de 160.000 personnes ont contracté le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) en 2017, est-il écrit dans le document.
La directrice pour l’Europe de l’OMS, Zsuzsanna Jakob, soulignant le nombre « inacceptable » de cas, a appelé les gouvernements à reconnaître la gravité de la situation et à prendre les mesures appropriées.
Selon le rapport, l’une des raisons de la persistance du VIH en Europe est le diagnostic tardif de personnes porteuses du virus, ce qui augmente la probabilité que celles-ci aient transmis le virus.
Près de 37 millions de personnes dans le monde sont porteuses du virus du sida. 

28 novembre 2018

Encore trop d’infections au VIH détectées à un stade avancé

Classé dans : Sante — dominique @ 9:51

sidactionPlus d’un quart des personnes diagnostiquées séropositives en France en 2017 et 2018 l’ont été de façon « trop tardive », ce qui retarde leur prise en charge et freine la lutte contre la transmission du VIH, a analysé mardi Santé Publique France.
Entre janvier 2017 et septembre 2018, 28% des personnes ont découvert qu’elles étaient porteuses du virus du sida à un stade avancé de l’infection, c’est-à-dire alors que la maladie s’était déjà déclarée ou avec un niveau très bas de lymphocytes CD4, des globules blancs ciblés par le VIH.
Cette proportion n’a pas baissé depuis 2013, alors même que le nombre de dépistages en laboratoire continue d’augmenter, avertit Santé publique France, en amont de la Journée mondiale de lutte contre le sida, samedi.
En 2017, 49% des découvertes de séropositivité concernaient des personnes déclarant n’avoir jamais été testées auparavant, ajoute l’organisme public.
Le traitement, « qui évite la transmission du VIH des personnes séropositives à leurs partenaires, constitue un enjeu majeur pour contrôler l’épidémie », explique l’agence nationale de santé publique. Santé publique France n’est en revanche pas encore en mesure de donner le nombre total de personnes ayant découvert leur séropositivité en 2017.
En 2016, ce nombre était estimé à environ 6.000 personnes, en baisse de 5% par rapport à 2013.
Les biologistes et les cliniciens doivent obligatoirement déclarer les cas de VIH qu’ils diagnostiquent depuis avril 2016, mais les déclarations reçues sous-estiment le nombre réel de cas, se font avec un délai important ou comportent des données manquantes, explique Santé publique France.
source : http://reloaded.e-llico.com

20 novembre 2018

USA: Les LGBT abusent plus des opioïdes que les personnes qui s’identifient comme hétéros

Classé dans : Sante — dominique @ 16:37

USA: Les LGBT abusent plus des opioïdes que les personnes qui s'identifient comme hétéros dans Sante tumblr_inline_pii0prtPsQ1uj37u4_540Une étude, menée par des chercheurs de la New York University School of Medicine aux Etats-Unis et publiée dans l’American Journal of Preventive Medecine, estime que 5% des femmes et des hommes s’identifiant comme hétérosexuels ont pris des opioïdes au cours de l’année écoulée, contre 9% pour les personnes s’identifiant comme gay ou lesbiennes ou 12% pour les personnes s’identifiant comme bisexuelles.
Les chercheurs se sont appuyés sur les résultats d’un échantillon de 42.802 participants, issus de l’enquête nationale sur la consommation de drogues et la santé (NSDUH) de 2015. Ces derniers ont été interrogés sur leur orientation sexuelle et sur leur consommation d’opioïdes durant l’année passée.
Les personnes LGBT ont plus de risques de devenir dépendantes à la drogue et de contracter des maladies en lien avec cette prise excessive de drogue.
Pour les chercheurs, la raison de cette consommation excessive, en particulier chez les femmes bisexuelles tient au fait qu’elles sont non seulement une minorité au sein de la communauté hétérosexuelle, mais aussi au sein de la communauté lesbienne et gay.
Les chercheurs préconisent une meilleure prévention quant à l’usage des drogues, ainsi qu’un meilleur suivi des personnes ayant fait leur coming out.

14 novembre 2018

L’ouverture partielle du don de sang aux homosexuels n’a pas augmenté le risque de transmission du VIH

Classé dans : Sante — dominique @ 20:17

vihL’ouverture partielle du don de sang aux homosexuels n’a pas augmenté le risque de transmission du VIH, qui reste « très faible en France », selon les premiers résultats d’une enquête publiée mercredi par l’agence sanitaire Santé publique France.
Le risque, qui n’a pas évolué depuis l’ouverture du don du sang aux homosexuels, se monte à « un don potentiellement infecté par le VIH et non détecté comme tel tous les deux ans », soit un sur 5,2 millions entre 2015 et 2017.
L’enquête, qui porte sur près de 110.000 donneurs, a été réalisée en vue « de considérer une ouverture plus large du don de sang » aux hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH), explique l’agence sanitaire.
L’ouverture du don du sang envers ces hommes s’est en effet accompagnée d’une restriction de taille: ils ne doivent pas avoir eu de rapport sexuel entre hommes dans les 12 derniers mois précédant le don.
L’enquête montre que cette condition n’est pas toujours respectée, mais suggère qu’elle pourrait l’être si la durée d’abstinence était raccourcie.
Parmi les donneurs hommes, 0,73% ont déclaré avoir eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois sans l’avoir indiqué avant le don, selon cette enquête baptisée Complidon.
Mais cette proportion baisse à 0,56% si on examine les quatre mois précédant leur don.
En outre, parmi les hommes qui ont eu des rapports sexuels entre hommes au cours des 12 derniers mois, un sur deux (46%) assure qu’il l’aurait signalé lors de l’entretien pré-don si la durée d’abstinence avait été plus courte.
Même s’il ne s’agit que de déclarations d’intention, cela suggère que ce fameux critère d’abstinence pourrait être davantage respecté si la durée était raccourcie, estime l’agence sanitaire.
Les hommes qui admettent avoir eu des relations sexuelles avec des hommes dans les 12 mois précédant leur dernier don ont le plus souvent moins de 30 ans et travaillent plus fréquemment dans le domaine de la santé.
Ils se plaignent du manque de confidentialité de l’entretien voire aussi du questionnaire et plus de la moitié (58%) refusent qu’il y ait des différences selon l’orientation sexuelle.
D’autres motifs sont évoqués pour n’avoir pas tout dit avant le don : 41% utilisent systématiquement un préservatif. Vingt-deux pour cent ont le même partenaire depuis au moins 12 mois et 11% n’ont eu qu’un seul rapport avec un homme au cours des douze derniers mois précédant le don.
Plus de la moitié (52,6%) des 108.386 donneurs de sang de l’enquête étaient des femmes. Quelque 85,1% étaient des donneurs connus. L’âge médian de ces personnes qui avaient fait un don entre le 10 juillet 2016 et décembre 2017 était de 38 ans.
source: http://reloaded.e-llico.com

23 octobre 2018

Australie: La Prep fait chuter le nombre des contaminations

Classé dans : Sante — dominique @ 11:55

PrEP-1-595x408Le nombre d’infections récentes par le VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels en Nouvelle-Galles du Sud, l’état le plus peuplé d’Australie, a diminué de près d’un tiers grâce à la prophylaxie pré-exposition, la Prep .
Selon les résultats de cette étude, EPIC NSW, publiée dans The Lancet HIV, cette réduction, sans précédent au niveau mondial, confirme la formidable efficacité d’une stratégie de prévention ciblée à grande échelle incorporant la Prep .
Cet essai, lancé en mars 2016, était financé par le ministère de la Santé de Nouvelle-Galles du Sud. 9714 personnes séronégatives fortement exposées face au VIH ont été incluses, jusqu’en avril 2018, date de la disponibilité de la Prep par l’intermédiaire du Pharmaceutical Benefits Scheme, équivalent de la sécurité sociale en Australie. EPIC NSW est donc l’une étude ayant suivi le plus de personnes.
Le professeur Andrew Grulich de l’Institut Kirby de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud à Sydney a mené l’étude: «C’est la première fois au monde que nous constatons une baisse si rapide du nombre des nouvelles infections par le VIH chez les hommes homosexuels et bisexuels. Dans l’année qui a suivit l’essai, celles-ci ont diminué d’un tiers dans l’état, passant de 149 contaminations l’année d’avant, à 102 dans les 12 mois suivant. Ces chiffres sont les plus bas jamais enregistrés depuis que la surveillance du VIH a commencé en 1985.»
Selon Andrew Grulich, ces réductions sont le résultat de la Prep, conjuguée avec un fort taux de dépistage, en augmentation, et une nombre élevé de personnes mises sous traitement.
Une baisse de 21% seulement chez les HSH nés en Asie
La baisse du nombre de contaminations la plus forte, d’environ 50%, ont a constatés chez les hommes homosexuels et bisexuels nés en Australie (48,7% de baisse), ainsi que ceux vivant dans la «banlieue gay» de Sydney (51,8%). En revanche, la diminution du nombre de personnes infectées n’a pas été aussi importante dans les communautés de migrants non-anglophones: La baisse n’a été que de 21% chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes (HSH) nés en Asie.
«Nous devons améliorer les connaissances générales et promouvoir l’accès à la Prep, en particulier chez les HSH de la diversité culturelle et linguistique, et ceux en dehors des quartiers gays de Sydney, explique Andrew Grulich. Maintenant que la PrEP est disponible dans toute l’Australie, l’instigateur principal de l’étude EPIC NSW insiste sur la nécessité de proposer un accès équitable à la Prep à toutes les personnes exposées face à l’infection par le VIH: «Nous savons maintenant que la PrEP mise en œuvre rapidement, à grande échelle et auprès des populations très exposés peut infléchir la courbe de l’épidémie.»
source : http://vih.org/

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