19 juin 2008

Marche des fiertes le 28 juin

Classé dans : infos — dominique @ 16:54

Marche des fiertes le 28 juin dans infos parcours2008

18 juin 2008

Gay pride

Classé dans : infos — dominique @ 22:36

Gay pride dans infos arraial

16 juin 2008

lettre pour expliquer l’homosexualité

Classé dans : Art culture litterature,infos — dominique @ 21:00

 Ma chère famille,C’est la première fois que je vous écris. Une lettre pour vous tous. Pour toi, ma mère M’Barka. Pour vous mes sœurs, mes six sœurs. Et pour vous mes deux frères. Je vous écris par mon cœur et ma peau ces lignes qui sortent enfin de moi et qui me viennent aujourd’hui dans l’urgence. Je ne peux pas ne pas les dire, les tracer. Vous les envoyer. Expliquer ma démarche, ce que je suis, ce que j’écris et pourquoi je le fais. Expliquer ?! Oui, expliquer davantage parce que j’en ressens la nécessité intérieure et parce que vous, ma famille, n’avez pas pris la peine de lire, de bien lire, ce que j’ai publié – livres, articles, interviews… Expliquer parce que depuis longtemps c’est ce qui nous manque au Maroc : qu’on nous considère enfin comme des êtres dignes de recevoir des explications, qu’on nous implique vraiment dans ce qui concerne ce pays et qu’on cesse de nous humilier jour après jour.

Je sais que je suis scandaleux. Pour vous. Et pour les autres autour de vous : les voisins, les collègues au travail, les amis, les belles-mères… Je sais à quel point je vous cause involontairement du “mal”, des soucis. Je m’expose en signant de mon vrai prénom et de mon vrai nom. Je vous expose avec moi. Je vous entraîne dans cette aventure, qui ne fait que commencer pour moi et pour les gens comme moi : exister enfin ! Sortir de l’ombre ! Relever la tête ! Dire la vérité, ma vérité ! Etre : Abdellah. Etre : Taïa. Etre les deux. Seul. Et pas seul à la fois.

Au-delà de mon homosexualité, que je revendique et assume, je sais que ce qui vous surprend, vous fait peur, c’est que je vous échappe : je suis le même, toujours maigre, toujours cet éternel visage d’enfant ; je ne suis plus le même. Vous ne me reconnaissez plus et vous vous dites : “Mais d’où lui viennent ces idées bizarres ? D’où lui vient cette audace ? On ne l’a pas éduqué comme ça… Non seulement il parle publiquement de sexualité, non, non, cela ne lui suffit pas, il parle d’homosexualité, de politique, de liberté… Pour qui se prend-il ?”

Je viens du Maroc. Je connais le Maroc. Réussir, exister, c’est avoir de l’argent. Ecraser les autres avec son argent. Depuis que je suis né, en 1973 à Rabat, c’est cela l’idéal marocain, le modèle à suivre. Comme vous, je suis né pauvre, j’ai grandi pauvre à Salé. Je reste d’une certaine façon, aujourd’hui encore, pauvre. Moi, je refuse cet idéal marocain stérile. Cette platitude. Il ne me convient pas. Je le dépasse. L’idéal marocain, moi, à mon petit niveau, je le réinvente. Je le remplis avec un nouveau contenu, avec du sens, du courage et du doute… C’est cela, au fond, ce qui vous choque : je me révèle autre, quelque chose que vous n’avez pas prévu, vu venir. Un monstre. En plus, à côté de vous, j’ai toujours été tellement gentil, tellement studieux et bien élevé.

Vous devez vous poser chaque jour maintes fois la même question : qu’est-ce qu’on lui a fait ? Qu’est-ce qu’on lui a fait pour mériter ça, ce scandale ?
Vous devez certainement me détester maintenant, me maudire. Pour vous je ne suis sans doute plus un bon musulman. Vous devez aussi avoir peur pour moi : je prends des risques en m’exposant ainsi dans les livres et les journaux.

Ma mère : je sais que tu n’es pas d’accord avec mes choix mais que tu continues de prier pour moi. Et cela me touche. J’ai besoin, de loin, de croire que toi aussi tu réinventes le monde et les prières musulmanes. Ma mère, tu ne le sais sans doute pas, le désir de révolte, c’est toi qui me l’as donné. Chez nous, tu as toujours été le guide, la stratège, la révoltée. La réalisatrice. Ma mère, même analphabète, à toi toute seule, durant les 25 années que j’ai passées à côté de toi, tu étais une école de féminisme. Et quelle école ! Je t’admire. Je fais mieux que de t’aimer, je le répète : je t’admire ! Tu as imposé tes choix à mon père, à nous. Tu as réalisé ton œuvre : la maison de Hay Salam. C’est toi qui économisais de l’argent, qui achetais du ciment, du sable, des briques, toi qui engageais les maçons et négociais avec le “moqaddem”. Tu as compris, tôt, que tu n’avais pas d’autres choix que celui d’être un homme à la place des hommes. Mieux et plus courageuse que tous les hommes qui nous entouraient.

Certes, ta détermination à aller jusqu’au bout des choses devenait certains jours de la dictature. Certes, ta façon de parler c’était le cri, encore et encore le cri. Certes, il était impossible de discuter avec toi. Mais, quand même, que de leçons apprises à tes côtés. Ma mère, ton prénom est magnifique. M’Barka. Il vient de la campagne de Oulad Brahim. Ton histoire et ton itinéraire, de Tadla à Salé, en passant par El Jadida et Rabat, quand je me les remémore, me ravissent. Une épopée. Sans larmes. Tu n’as jamais renoncé. Tu n’as pas toujours été juste, surtout avec mes sœurs, mais, aujourd’hui encore, chaque matin, je te tire mon chapeau. Et je reconnais mes dettes envers toi.

Ta langue, ma mère, est ma langue. J’écris en m’inspirant de ta façon poétique de voir le monde et d’inventer des rituels étranges et qui sont tellement beaux, envoûtants. J’écris en me rappelant tes cris. Je crie aujourd’hui pour rendre hommage à tes cris. Les fixer. Les donner à voir. Les faire entrer dans les livres, dans la littérature. C’est cela, entre autres, mon ambition. Tes cris comme une image du Maroc. Ton prénom comme symbole de la femme marocaine.
Ma mère, je peux faire tout cela pour toi. C’est ma seule richesse. Mon cadeau. Mon devoir.

Ma mère, le Maroc, ce n’est pas les autres, le gouvernement, les religieux, les éternels moqueurs, les “casseurs”, les empêcheurs, les jaloux, les mesquins… Le Maroc tout entier, celui que j’ai en moi et celui à qui je parle aussi à travers cette lettre, c’est toi. C’est un Maroc qui n’est pas parfait. Un Maroc dans la tension, la fièvre. Un Maroc dans l’élan. La possession. Ma mère, ce que disent les autres de négatif sur moi, je m’en moque. Ce que tu dis toi, et même si je ne suis pas d’accord avec ta dictature, je l’écoute, je l’analyse. Et j’ai envie de te répondre.

Le Maroc, c’est toi. Ma vérité, mon “je” dont fait partie, que je le veuille ou non, mon homosexualité, mes livres publiés et à venir, c’est pour toi. C’est important pour moi que tu m’écoutes à ton tour. Que tu saches que je suis comme toi. Pas dans la même révolte que toi mais, quand même, comme toi. C’est toi que j’ai envie de convaincre. Nous nous téléphonons souvent. Mais je ne peux pas tout te dire au téléphone. Je redeviens un enfant timide et un peu imbécile. Je te l’écris. Crois-moi, ma mère, je n’ai aucune envie de te salir, de t’abaisser, de “t’inonder de honte”. Mais la vérité, ma vérité, j’ai besoin de te la révéler. Te communiquer ce qui change en moi.

Au Maroc. Le changement passe d’abord par toi. Tu as imposé tes idées à mon père, au quartier. Au monde. Je n’ai pas d’autres choix que celui de t’imposer les miennes. Tu vas crier. Tu as crié “on va encore se déchirer”. Ce n’est pas grave. Je n’aime pas la tranquillité. Le Portugais Fernando Pessoa est mon poète préféré. L’Ecossais Francis Bacon, mon peintre favori. La Française, d’origine algérienne, Isabelle Adjani, mon étoile. Aucune de ces trois personnes hors du commun n’était (ou bien n’est) dans le calme. Tu ne les connais pas ? Je répète leur nom, ce sont des artistes très importants pour moi et mon engagement dans la vie : Fernando Pessoa, Francis Bacon, Isabelle Adjani.

Tu es analphabète et tu ne connais rien à la culture ? Permets-moi d’en douter. Tu connais le mystère, le monde invisible. Tu connais la transgression. La culture, toute la culture, n’est que cela. Dire ce qu’on voit. Ce qui vient. Imposer sa différence. Et sa langue. Se dépasser. Se transformer. La littérature, le cinéma, la peinture, etc., ne sont que cela. La révélation. Puis la révolution. Dis à mes sœurs et à mes frères tout cela. Mon ambition, ma modestie, mon intransigeance.

Je ne suis pas le seul au Maroc, ma mère. Quelque chose a commencé dans ce pays. Une réelle rupture par rapport aux générations précédentes, qui soit ont abdiqué, soit ont été récupérées. Nous, c’est le 21ème siècle. On essaie de nous intimider. De nous ramener à un soi-disant ordre moral, nous faire revenir à nos soi-disant valeurs fondamentales. Lesquelles d’abord ? Et qui décide que c’est de ces valeurs-là que le Marocain d’aujourd’hui a besoin ?

Le monde traverse une crise sans précédent en ce moment. Le monde fait son autocritique. Bouge. Le monde accueille Barack Obama comme un immense espoir. Et que fait-on au Maroc ? On nous fait peur encore une fois. Vieille recette. On nous ramène en arrière. Jusqu’à quand cet aveuglement ? Jusqu’à quand cette arrogance ? Jusqu’à quand va-t-on continuer d’ignorer et de tuer la jeunesse de ce pays ? Jusqu’à quand cette politique qui fait semblant ? Le Maroc ne mérite-t-il pas mieux ? Une vraie modernité ? Une réelle révolution des mentalités ?

A y regarder de près, cette révolution a déjà commencé. Le seul problème, c’est qu’on ne veut toujours pas le voir. Certains au Maroc ont visiblement intérêt à ce que notre identité marocaine ne change pas d’un iota. Or cette identité, cela fait des années qu’elle n’est plus la même. Les jeunes Marocains d’aujourd’hui ont d’ailleurs tout compris à cette question complexe. Ils sont même très sophistiqués dans leur réflexion à propos de ce sujet. On pourrait même dire qu’ils sont d’une certaine façon déjà dans la post-modernité. Mais qui comprend ça au Maroc ? Qui va les aider dans ce changement ? Qui va les rattacher différemment au Maroc et leur rendre confiance dans ce pays ?

Pardonne-moi, ma mère, je parle comme dans les livres. Mais vous, mes sœurs et mes frères, vous comprenez ce que je dis là. Vous avez fait des études comme moi. Vous avez comme moi lu les livres que nous ramenait notre père de la Bibliothèque Générale de Rabat où il travaillait comme chaouch. Vous avez les moyens intellectuels pour saisir ce que je dis. Ne me dites pas que je parle dans l’air, que je m’emporte pour rien, que mon combat est perdu d’avance. Ne me dites pas de rentrer dans le rang comme les autres. De m’aligner. De dire : “Wana mali ?”

Je ne peux pas. Je suis dans l’écriture. C’est-à-dire dans une certaine responsabilité vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis de la société d’où je viens. Je suis dans le questionnement. Un livre, ça vient de soi, ça interpelle le monde, la société. Je ne peux pas faire les choses à moitié. J’assume jusqu’au bout. Je n’ai plus envie de baisser la tête. Je ne suis pas un héros. C’est juste que je ne supporte plus l’hypocrisie et ses ravages au Maroc. Je ne supporte plus qu’on donne de nous des images clichés, “folklorisées”, pour attirer le touriste. Je ne supporte plus qu’on ne voie pas la richesse réelle de ce pays : l’imaginaire, les histoires, le mystère. LA JEUNESSE.

Je ne supporte plus qu’on n’aide pas assez le Maroc à se relever et à grandir. Je ne supporte plus ce système qui casse du matin au soir le Marocain et qui fait taire les voix nouvelles qui émergent pour dire ce pays autrement. Je ne supporte plus cette médiocrité et cette petitesse qu’on nous impose. Le Maroc est, pour moi, plus grand que tout cela. A nous de le révéler au mieux. Même si pour cela il faut se battre, mener la guerre. Donner à certains l’impression de trahir.

Ma chère famille, je vous tends la main. C’est sincère. C’est naïf. C’est moi : je suis comme ça. Je ne vous demande pas de comprendre mes névroses, ni de m’aider à m’en sortir. Non. Je vous prie de ne pas me faire sentir que je suis un paria. Un mécréant. Je suis, à ma façon, dans la continuité de votre histoire, de notre histoire. Des origines. Je ne peux rien vous offrir pour que vous soyez socialement fiers de moi. Aujourd’hui. Là n’est pas mon but. Je n’aime pas la fierté, sentiment qui bloque. Je rêve du dialogue. Un dialogue impossible jusqu’à aujourd’hui. Je ne suis pas dans la minorité. Je suis vous, avec vous, toujours avec vous, même quand je brise les tabous. Même quand je vole vos vies pour les transformer en fragments littéraires.

Dans mes livres et mes conférences, je vous défends. Je vous dis. Je vous fais exister. Je rêve qu’un jour si quelqu’un m’insulte devant vous, en disant : “Ton fils, ton frère est zamel…”, vous répondiez : “Non, il n’est pas zamel, il est mathali.” Un mot, un petit mot tout simple et qui change tout. Un mot-révolution. A vous de voir. Je n’exige rien. Je vais. Je vole comme je peux. Je prie, comme ma mère, à ma manière : j’écris.

Il y a chez nous cette chose terrible : la haine du Marocain ! D’où vient-elle ? Pourquoi est-elle encore là ? Pourquoi ne pas oser être soi : se libérer. Se libérer même dans la provocation et le scandale. De toute façon, il n’y a pas d’autres moyens. Autant oublier la peur et aller nu affronter le monde. Voilà. Encore une fois, dans la tendresse, ma vérité. Pour vous. Je n’aime pas les affrontements inutiles. Je suis pour les batailles nécessaires. Celle que je mène avec et contre le Maroc est utile. Je le pense sincèrement. Je ne dois pas être le seul. Je peux parler, écrire. Pour moi et pour les autres. Je le fais. C’est un devoir.

Salam chaleureux à vous tous

12 juin 2008

une icone, un roman

Classé dans : infos — dominique @ 18:37

En novembre parait “Le syndrome de Lazare” par Michel Canesi et Jamil Rahmani aux Editions du Rocher. L’histoire d’une femme qui perd son mari après que celui-ci est refait sa vie avec un homme. Ce roman vous rend aussi hommage.

Sheila : Je n’étais pas au courant de l’écriture du livre mais suis au courant de sa parution. C’est un très beau livre et l’idée est originale. Je comprend leur approche, je suis entouré de gays depuis toujours. J’ai perdu de nombreux amis du Sida, je comprends l’histoire de ce livre: pour une femme être entourée de gays est très agréable. Les gays sont le contraire d’un homme en général, je trouve les gays galants, prévenants, aimants. Je partage donc l’histoire racontée dans ce livre.

Le syndrome de Lazare est un terme décrivant les difficultés spécifiques auxquelles sont confrontés les sujets qui on pu être confronté à la certitude de leur propre mort mais qui ont finalement survécu.Le psychiatre Patrick Clervoy a utilisé ce terme pour décrire ce qui se passe en cas de traumatisme psychique :  Il décrit les situations de changement radical d’existence que connaissent ceux qui ont traversé un événement traumatique. Ceux qui ne sont plus les mêmes au sortir d’une épreuve pendant laquelle ils ont pensé – et parfois leur entourage aussi – qu’ils allaient mourir. Les rescapés, les otages, les victimes d’accident peuvent chacun, une fois revenus parmi les vivants, vivre ces bouleversements et devront assumer cette modification singulière et spécifique de la relation entre eux – qui ont un moment cru qu’ils allaient mourir – et les autres qui s’étaient résignés à l’idée de les perdre. Ainsi, le syndrome de Lazare désigne un ensemble de manifestations qui opèrent un dérèglement relationnel prolongé entre une personne qui a traversé une épreuve traumatique et son environnement social, familial et professionnel.

9 juin 2008

la Charte contre l’Homophobie dans le Football

Classé dans : infos — dominique @ 17:09

Le dimanche 8 juin au Parc des Princes se déroulera un double événement : à l’occasion du 4e Tournoi b.yourself du Paris Foot Gay et du Paris Saint-Germain, la Ligue de Football Professionnel (LFP) signera la Charte contre l’Homophobie dans le Football, faisant ainsi de la France le quatrième pays Européen à reconnaître et à s’engager contre cette discrimination.

Alors que le Paris Saint-Germain reste à ce jour le seul club professionnel à s’être ouvertement engagé contre l’homophobie, au même titre que toute autre discrimination, le Paris Foot Gay a naturellement invité la Fédération Française de Football et tous les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 à se joindre à la LFP lors de la signature de la Charte. Aucune réponse n’a été reçue de leur part. Pas plus que du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Dans ce contexte, l’engagement de la Ligue Champagne-Ardenne reste notable puisqu’à la suite du F.C. Chooz, club partenaire du Paris Foot Gay, elle viendra ajouter son nom à la liste des signataires. Cette région citoyenne n’hésite donc pas à faire voler en éclat les a priori et s’engage à faire évoluer les mentalités dans le football.

Enfin, la Commission Foot Loisir, qui réunit 200 clubs amateurs en région parisienne parmi lesquels évoluent les deux équipes du Paris Foot Gay, signera également la Charte.Cette journée sera aussi une grande journée de football solidaire. En effet, de 14h00 à 18h30, douze équipes s’affronteront lors de la quatrième édition du Tournoi b.yourself. Et une tombola sera également organisée au profit de la lutte contre le cancer, pour le Centre Pierre Huth de l’Institut Alfred Fournier.

 

Participeront notamment des anciens du Paris Saint-Germain comme Safet SUSIC, Amara SIMBA, ou de l’équipe de France championne du Monde, comme Bernard Diomède et Christian Karembeu. Pour l’animation sur la pelouse, nous ferons confiance à l’équipe de Groland, Thomas Ngijol, Magloire, Jean-Luc Lemoine, Raphaël Mezrahi et Jérémy Michalak. Le cinéma, le théâtre et la chanson seront également représentés avec Lorànt Deutsch, Arthur Jugnot, Laurent Weil, Menelik, Tom Novembre et Louis Bertignac.

Seront représentées les équipes suivantes : Mairie de Paris, Musifoot, la LICRA, une équipe de la police, Racing Club de l’Alma, le Grand Journal (Canal +), Groland, Foot du Monde (France 2), Plus Fort que la Télé, F.C. Chooz, Paris Foot Gay.

voir le site  paris foot gay

8 juin 2008

ma plus belle histoire d’amour

Classé dans : infos — dominique @ 23:02

Yves…Comme le matin de Paris était jeune et beau la fois où nous nous sommes rencontrés! Tu menais ton premier combat. Ce jour-là, tu as rencontré la gloire et depuis, elle et toi, ne vous êtes plus quittés. Comment aurais-je pu imaginer que cinquante années plus tard nous serions là, face à face, et que je m’adresserais à toi pour un dernier adieu? C’est la dernière fois que je te parle, la dernière fois que je le peux. Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t’attend dans le jardin Majorelle de Marrakech.

C’est à toi que je m’adresse, à toi qui ne m’entends pas, qui ne me réponds pas. Tous ceux qui sont ici m’entendent, mais toi seul ne le peux.

Comment ne pas se souvenir? Je me souviens de cette première rencontre et de celles qui ont suivi. Je me souviens du jour où nous avons décidé –mais décide-t-on dans ces cas là?– que nos routes allaient se rejoindre et n’en feraient qu’une. Je me souviens de t’avoir annoncé sur ton lit d’hôpital au Val-de-Grâce que tu n’étais plus à la tête de la maison de Haute Couture qui t’employait et je me souviens de ta réaction: «Alors, m’as tu dit, nous allons en fonder une ensemble et tu la dirigeras.» Je me souviens de la chasse à l’argent, des écueils qui surgissaient de partout, mais pour toi j’aurais affronté plus de risques encore. Je me souviens de ta première collection sous ton nom, rue Spontini, et de tes larmes à la fin qui témoignaient de mois de doute, de recherche, d’angoisse. Une fois de plus la gloire était venue te frôler de son aile. Puis les années se sont succédé et avec elles les collections. Comme elles ont passé vite, ces années, et comme tes collections ont façonné leur époque. De tous les couturiers, tu fus le seul à avoir ouvert le livre de ta vie, à le commencer au chapitre I, à l’écrire, et à y inscrire le mot «Fin». Tu avais compris que l’époque qui s’annonçait ne demanderait ni rigueur ni exigence, et après un dernier défilé au Centre Pompidou qui demeurera dans la mémoire de la mode, tu as quitté à jamais ce métier que tu avais tant servi et que tu avais tant aimé.

Tu ne t’es jamais consolé de cette séparation. Tu avais une passion pour la création de mode mais, comme cela arrive parfois dans certains couples, le divorce était inéluctable. Ce qui n’empêche pas de continuer à aimer ni de souffrir.

Je veux te dire, moi qui fus ton plus proche témoin, qu’entre toutes, les qualités que j’ai le plus admirées chez toi sont précisément l’honnêteté, la rigueur et l’exigence. Tu aurais pu parfois te couler dans la mode mais tu n’y as jamais songé, fidèle au style qui fut le tien. Tu as eu bien raison, puisque ce style est celui qu’on retrouve partout. Peut-être pas sur les podiums de mode, mais dans les rues du monde entier. Ta complicité avec les femmes, que tu revendiquais haut et fort et dont tu étais le plus fier n’a jamais cessé. Avec Chanel –car si un nom doit être cité aujourd’hui, et un seul, c’est bien le sien–, Chanel qui t’avait désigné comme son successeur, tu auras été le couturier le plus important du XXe siècle. Elle de la première moitié, toi de la seconde.

Sur la plaque de marbre qui t’attend, au-dessous de ton nom, j’ai voulu que soit gravé «couturier français». Couturier tu l’as été ô combien! Tu as construit une œuvre dont les échos seront longtemps audibles. Français, car tu ne pouvais rien être d’autre. Français, comme un vers de Ronsard, un parterre de Le Nôtre, une page de Ravel, un tableau de Matisse.

Pascal, qui ne l’aimait pas, reproche à Montaigne de préférer son œuvre à tout. C’est Montaigne qui a raison. C’est ton œuvre qui t’a permis de vivre, de supporter l’angoisse qui fut la tienne depuis ton plus jeune âge. L’artiste est ainsi fait qu’il ne trouve de salut et de raisons d’espérer que dans la création.

Comment, à ton propos, ne pas citer Proust? Tu appartenais, en effet, à «cette grande famille magnifique et lamentable des nerveux qui est le sel de la terre. Tout ce que nous connaissons de bien nous vient des nerveux. Ce sont eux, et non pas d’autres, qui ont fondé les religions et composé les chefs-d’œuvre. Jamais le monde ne saura ce qu’il leur doit et surtout ce qu’eux ont souffert pour lui donner.»

Voilà, Yves, ce que je voulais te dire. Il va falloir se quitter maintenant et je ne sais comment le faire. Parce que je ne te quitterai jamais –nous sommes nous jamais quittés?– même si je sais que nous ne regarderons plus le soleil se coucher derrière les jardins de l’Aguedal, que nous ne partagerons plus d’émotion devant un tableau ou un objet d’art. Oui, tout cela je le sais, mais je sais aussi que je n’oublierai jamais ce que je te dois et qu’un jour, j’irai te rejoindre sous les palmiers marocains. Pour te quitter, Yves, je veux te dire mon admiration, mon profond respect et mon amour.

Pierre Bergé

 

par Pierre Bergé
Ecrit le : 2008-06-06
Copyright tetu.com

la gay pride

Classé dans : infos — dominique @ 18:23

 

la gay pride  dans infos aa1a876a-fb83-11dc-b6d8-a746204e8b3b En mars, la secrétaire d’État à la Famille, Nadine Morano , déclarait détester la gay pride, cette «fête exhibitionniste » avec des « types en porte-jarretelles». Les militants que nous avons interrogés partout en France y voient un moment festif mais surtout un moyen de faire avancer les revendications LGBT.  La ministre affirme en effet continuer de détester la gay pride qu’elle qualifie de «fête exhibitionniste» avec ces «types en porte-jarretelles dans les rues». Mais elle veut donner aux enfants issus des familles homoparentales «les mêmes droits que les autres». Dans ce contexte, nul doute que ses prises de position au gouvernement seront suivies de près…
le week end ce sera la   gays- pride à :Lyon, Rennes, Strasbourg, Toulouse

5 juin 2008

Frédéric Mitterrand.

Classé dans : infos — dominique @ 17:49

           Nicolas Sarkozy, a choisi, mercredi 4 juin, « sur proposition de la ministre de la culture, Christine Albanel », l’écrivain, cinéaste et homme de télévision ,Frédéric Mitterand pour diriger la Villa Médicis. F Mitterrand, 60 ans, a été préféré aux deux autres candidats proposés le 28 mai par la commission chargée de présélectionner les postulants à ce poste prestigieux : Sylvain Bellanger, conservateur en chef du patrimoine, et Olivier Poivre d’Arvor, directeur de l’agence CulturesFrance.

Cette procédure inhabituelle avait été lancée à la suite de l’annonce, fin mars, de la nomination du conseiller de Nicolas Sarkozy, Georges-Marc Benamou. Une partie du monde artistique s’était élevée contre cette décision, jugée purement complaisante et indigne de la prestigieuse Académie de France à Rome. Une commission de dix personnalités avait été nommée. Trente-cinq candidatures avaient été reçues. Onze avaient été retenues pour présenter des projets. Avec Frédéric Mitterrand, M. Sarkozy choisit un proche. Le neveu de François Mitterrand avait encore récemment accompagné le chef de l’Etat lors de sa visite officielle en Tunisie. Interrogé par l’AFP, il a toutefois estimé avoir été « jugé sur (son) travail ».

2 juin 2008

L’histoire du drapeau

Classé dans : infos — dominique @ 23:07

Créé en 1978 à San Francisco par l’artiste Gilbert Baker, ce drapeau fût créé pour répondre aux besoins de la communauté Gay et Lesbienne, et notamment pour les défilés.
Gilbert Baker s’inpire donc des symboles propres à la communauté hippie et au drapeau à 5 couleurs utilisé par les groupes de défense des Droits des Noirs.

Il créé donc un drapeau composé de 8 couleurs, chacune d’entre elle ayant une signification représentant un aspect de l’histoire des lesbiennes et des gays (le vert symbolisait l’homosexualité sous l’Angleterre Victorienne, le violet était un signe de reconnaissance dans les années 60 et le rose avait été utilisé pour la déportation des gays par les le régime nazi).

L'histoire du drapeau  dans infos gayflag1

  le rouge pour la vie.
l’orange pour la réconciliation ou la guérison.
le jaune pour le soleil.
le vert pour la nature.
le turquoise (couleur disparue depuis) pour l’art.
l’indigo pour l’harmonie.
le violet pour l’esprit de communauté.
le rose (couleur disparue depuis) pour le sexe

Ce drapeau sera utilisé en 1978 lors du défilé de la journée de liberté Gay et Lesbienne de San Francisco. C’est la seule année ou le drapeau sera composé des 8 couleurs.

En 1979, pour ce même défilé, Gilbert Baker demande à une compagnie de produire ce rainbow flag en série. Malheureusement, les couleurs rose et turquoise ne sont pas disponible et elles sont donc supprimées du drapeau qui n’en gardera que 6 couleurs. De plus, le bleu utilisé sera remplacé par un bleu royal.
Cette même année, le premier adjoint au maire de San Fransisco, qui ne cachait pas son homosexualité, fût assassiné. Depuis, le drapeau symbolise également l’unité des gays et lesbiennes suite à cette tragédie.

Le drapeau LGBT, mondialement connu aujourd’hui, était né !

Paris : programme du Centre LGBT autour de la Marche des Fiertés

Classé dans : infos — dominique @ 23:03

 

 

Le mardi 24 juin à 20h un débat sur les « Conduites à risque » aura lieu avec Serge Héfez psychiatre, Jacqueline Bitty psychologue du pôle santé du Centre LGBT Paris IDF, Act-Up Paris, l’association Psy Gay, un chargé de mission du MILDT et le pôle santé du Centre LGBT Paris.- Le mercredi 25 juin à 20h aura lieu une projection-débat du documentaire de Josée Dayan « Trans’ sortez du bois ! », en présence de la réalisatrice, de l’actrice Pascale Ourbih, l’association ASB membre du Centre et Tom Reucher de Sans Contrefaçon.

- Le jeudi 26 juin à 20h se déroulera un débat sur le thème « LGBT de banlieue, vivre son homosexualité en banlieue », avec Yasmina Benguigui, cinéaste, Yacine Bellatar journaliste à Générations 88.2, l’association Angel 91, l’équipe de Beurs appart (réalisateur et acteurs) et Marc Chebsun, directeur de Respect Magazine.

- Enfin, le vendredi 27 juin, à partir de 19h et jusqu’à 2h, se succéderont un apéro convivial, un concert de chorales et une soirée «Alerte à Beaubourg !», au prix d’entrée de 3 euros l’entrée.

Plus d’infos : www.cglparis.org

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