7 juillet 2009

Homophobie : un couple de lesbiennes obligé de déménager

Classé dans : homophobie — dominique @ 14:26

Durablement traumatisées, les deux amoureuses ont décidé de partir. En attendant, elles vivent chez des amis.

3894.jpg                Elle secoue la tête, le regard triste, encore marquée par le mauvais coup qu’elle a pris jeudi. « Ils ont gagné, on ne reviendra pas chez nous », soupire Cynthia. A ses côtés, Priscilla, sa compagne, casquette vissée sur la tête, ajoute : « On ne peut plus vivre dans la peur. » Cynthia et Priscilla, 21 ans toutes les deux, ont dû fuir leur appartement d’Epinay-sous-Sénart (Essonne) jeudi, après avoir été victimes d’une agression homophobe. Frappées au visage par un petit groupe de garçons, elles s’en sont tirées avec un nez fêlé pour l’une, un oeil poché et une dent abîmée pour l’autre. Tout ça parce que des jeunes avaient décidé de chasser ce couple homosexuel de la cité. Leurs agresseurs ont été arrêtés, ils seront bientôt jugés pour violence et injures à caractère homophobe. Mais en attendant, ils ont été remis en liberté et sont revenus dans le quartier.

Après l’affaire de Segré dans le Maine-et-Loire, l’histoire se répète : deux jeunes femmes chassées de chez elles en raison de leur orientation sexuelle et de l’hostilité que celle-ci provoque dans leur voisinage.
Dans le cas de Cynthia et Priscilla, cette homophobie au quotidien qui a débuté dès le jour de leur emménagement (insultes, remarques méprisantes, tags « Les gouines » sur leur immeuble…) a pris un tour dramatique jeudi dernier lorsqu’un groupe de jeunes les a physiquement agressées, avec pour conséquences un nez fêlé pour l’une, un oeil poché et une dent abîmée pour l’autre, et quatre jours d’incapacité totale de travail pour chacune.
Dans un communiqué, SOS Homophobie rappelle que cette agression est loin d’être la seule, puisque son « rapport annuel 2009 (…) constatait déjà une hausse des agressions physiques contre les lesbiennes qui passaient de 6% des témoignages en 2007 à 15% en 2008. »
L’association, qui insiste sur le fait que leurs agresseurs s’en sont pris aux deux jeunes femmes sur le thème « l’homosexualité c’est péché », rappelle le gouvernement à ses promesses : « Nicolas Sarkozy avait pourtant, parmi ses nombreuses promesses, affirmé qu’il remettrait les valeurs de la République au sein des cités. Pourtant, force est de constater une fois encore que ce sont des jeunes, imbibés de discours religieux sexistes, machistes et homophobes, qui font la loi dans certains quartiers. »
« Où sont les valeurs laïques de la République ? », continue SOS Homophobie. « Les discours et les pratiques religieuses intolérantes se développent à une vitesse inquiétante dans certaines banlieues. De multiples lieux de cultes divers et variés se développent dans l’indifférence des autorités, épandant un terreau d’intolérance et de haine notamment vis à vis des femmes et des homosexuel-le-s. »
voir l’article du Parisien

26 juin 2009

Effets secondaires – Rire de l’homosexualité

Classé dans : homophobie — dominique @ 19:13

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Affiche contre l’homophobie de l’association Queboise  « Gai Écoute » , le Centre d’aide, d’écoute téléphonique et de renseignements des gais et lesbiennes du Québec

 

– Rire de l’homosexualité, reprend une image familière que les Québécois et les Québécoises connaissent bien : on y voit un paquet de cigarettes, de marque MORT DE RIRE, avec les avertissements d’usage : Rire des personnes homosexuelles peut causer des dommages irréparables. On peut y lire aussi l’avis suivant : Au moment de la crise d’identité sexuelle, les jeunes homosexuels présentent un risque de suicide de 6 à 14 fois plus élevé que les jeunes hétérosexuels.

Cette campagne, lancée en février 2004, avait pour objectif de sensibiliser les élèves, les intervenants en milieu scolaire, les parents, les décideurs, les médias, le milieu artistique, les acteurs impliqués en prévention du suicide, ainsi que la population en général, aux « effets secondaires » qu’engendrent les moqueries faites au détriment des personnes homosexuelles.

Lorsque l’humour homophobe devient un moyen de faire rire les autres, d’exprimer indirectement son rejet de l’homosexualité, qu’il prend une tournure répétitive, que le soutien familial ou scolaire est absent, que l’étau se resserre, on retrouvera les conditions susceptibles de conduire à la dépression pouvant se terminer par un geste désespéré.

21 octobre 2008

Turquie : meurtre d’un militant homosexuel

Classé dans : homophobie — dominique @ 7:31

indexLe 15 juillet 2008, Ahmet Yıldız est sorti de chez lui pour aller acheter de la crème glacée. Peu de temps après, son compagnon, Ibrahim Can, a entendu des coups de feu. Lorsqu’il est descendu en bas de l’immeuble, il a vu qu’Ahmet avait été abattu. L’assassinat d’Ahmet Yıldız est largement considéré comme étant un crime «d’honneur». Comme cela s’est déjà produit pour d’autres crimes «d’honneur», la famille d’Ahmet n’est pas allée chercher son corps pour lui faire des funérailles. Trois mois après le meurtre, un mandat d’arrêt a finalement été lancé contre le seul suspect, le père d’Ahmet. Ce suspect n’a toujours pas été arrêté par la police.
 Cette affaire illustre l’absence de réaction des autorités turques en cas de violences commises contre des lesbiennes, des gays ou des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI). Ibrahim Can a indiqué à Amnesty International qu’au cours des mois qui ont précédé le meurtre d’Ahmet, ce dernier a reçu des menaces de violences de la part de sa famille, notamment de son père. En octobre 2007, Ahmet a porté plainte au pénal contre sa famille et demandé une protection au parquet du district d’Üsküdar à Istanbul. Au lieu d’intervenir, le parquet a transféré la plainte à un district voisin. Aucune protection n’a été fournie. Après l’assassinat d’Ahmet, il est apparu qu’aucune enquête n’avait été menée à la suite de la plainte qu’il avait déposée.
 Il n’existe pas en Turquie de statistiques officielles sur les crimes commis contre les LGBTI. Toutefois, des groupes de défense des droits des LGBTI ont recensé pour la seule période allant de janvier à juillet 2012 au moins quatre meurtres de femmes transgenres et un meurtre d’homme gay. La loi turque ne prévoit explicitement aucune protection contre la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, malgré les campagnes menées par des groupes de défense des droits des LGBTI.

26 juin 2003

Egypte : La chasse aux homosexuels continue

Classé dans : homophobie,infos,internationnal — dominique @ 19:16

717039-egypte-caire-homosexualiteTaille de guêpe, silhouette élancée, jean moulant, Majeed retient son souffle quand retentit la sonnerie de son appartement. Pris de tremblements nerveux, le jeune homme, la trentaine à peine, ouvre la porte d’un geste hésitant. Il a peur et sa vie s’en ressent. Ne pas trop parler, ne citer aucun nom et surtout se taire sur  » l’affaire  » pour éviter d’être inquiété. Egyptien et homosexuel, Majeed se sait traqué depuis que, dans la nuit du 10 mai au 11 mai 2001, 52 hommes, présumés homosexuels, ont été arrêtés puis emprisonnés lors d’une descente de la police des mœurs au Queen Boat, un restaurant-discothèque très apprécié de la communauté gay du Caire. Cités devant la cour de sûreté de l’Etat, une juridiction d’exception qui traite les cas de terrorisme, 21 des 52 jeunes accusés devaient écoper de peines allant jusqu’à cinq ans de prison ferme à l’issue d’un procès expéditif et sans possibilité d’appel.Entassés dans des cages, le visage à peine dissimulé par des morceaux de papier et chiffon, les détenus étaient accusés de  » pratique de la débauche « ,  » mépris du Coran et du prophète Mahomet  » et de  » constitution d’un groupe illégal « . Cédant aux pressions internationales, le président Hosni Moubarak a pourtant cassé, un an après, le premier verdict. Seuls deux Egyptiens, présentés comme des  » meneurs « , ont été reconnus coupables de  » mépris à la religion « . En Egypte, la loi inspirée par la charia ne considère pas l’homosexualité comme un délit ou un crime. En revanche, cette dernière condamne fermement le délit de débauche qui inclut l’adultère, la  » fornication et la sodomie « , expliquent les juristes.
 
 Taher Abdul Nasr, avocat de plusieurs prévenus, reconnaît que la presse a joué un rôle nuisible dans la tenue du procès.  » Certains articles ont sous-entendu des relations avec Israël, ils ont souligné l’atteinte à la religion, ont parlé d’actes sataniques. Ces sujets sont extrêmement sensibles dans la société égyptienne. Ici, on utilise le discours religieux quand on veut faire prendre position à la rue. Et ça marche « . Cinquante des  » cinquante-deux du Caire  » comparaissent désormais libres devant une cour correctionnelle.  » Depuis cette “affaire”, l’ambiance est malsaine. Il suffit d’une dispute pour que tes propres copains te dénoncent à la police. Maintenant, on hésite même à sortir ensemble de peur d’être arrêtés et mis en tôle « , raconte Majeed. Informaticien, très occidentalisé, il a déjà vu  » trois de ses amants se faire piquer « . Disposant en effet d’un département chargé des  » crimes et délits  » liés à internet, la police égyptienne procède régulièrement à des rafles à partir des rendez-vous passés sur des sites de petites annonces.  » Ces forums sont devenus de véritables guet-apens, dit-il. Pour nous attirer ils se font passer pour des étrangers, te demandent des photos tout en te racontant de jolies histoires. Une fois sur les lieux de la rencontre, ton bel étranger est en fait un flic qui est là pour te coffrer « .Un scénario bien ficelé qui, selon des associations de défense des homosexuels égyptiens, favoriserait, entre autres,  » en moyenne une arrestation par jour dans des lieux fréquentés par la communauté « . Témoignant d’actes de tortures, de mauvais traitements destinés à leur soustraire des aveux, soumis à un examen anal sensé prouver leur homosexualité, interdits de visite avant leur procès, les accusés du Queen Boat ne sont qu’une partie, la plus visible, des homosexuels faisant partie d’ » une société ultra-conservatrice et homophobe « , regrette Majeed. Pour lui, cette chasse est une réponse à la montée de l’islamisme qui, aux législatives de novembre 2000, a fait des Frères musulmans la première force d’opposition au Parlement.  » En nous mettant en prison, ils essaient de faire oublier aux gens les problèmes de pauvreté et de crise économique. Lorsqu’on aura tous foutu le camp à l’étranger, qui seront les prochains sur la liste ? « , lance-t-il amèrement.QUESTION A SCOTT LONG* TC : Comment sont traités les homosexuels en Egypte ?
 Scott Long : Depuis l’affaire du Queen Boat, les arrestations continuent et se sont accrues au moyen d’internet. On en compte aujourd’hui plus de 100. Les autorités égyptiennes n’hésitent pas à pénétrer dans des appartements, interpeller des gens suspectés d’être homosexuels. Depuis 1951, une loi pénalise la prostitution et la débauche. Lorsqu’une personne est arrêtée, elle est en général immédiatement conduite dans un centre médico-légal pour y subir un examen de l’anus et du pénis. La plupart des homosexuels interpellés ont été l’objet de pressions psychologiques, de menaces, d’insultes et de mauvais traitements physiques. Certains se sont fait violer en prison par des détenus, d’autres ont été victimes du chantage de policiers en dehors du milieu carcéral.
 * Porte-parole de l’organisation Human Rights Watch en Egypte. Source : TC

15 octobre 1999

Canada: une association de lesbiennes condamnée pour discrimination

Classé dans : homophobie,infos — dominique @ 16:04

Une association de lesbiennes a été condamnée à verser 2000 dollars d’amende par le tribunal des droits de l’homme de la Colombie Britannique. Mamela, transsexuelle, voulait devenir membre de l’association en 1996. Refus de l’association: elle était née avec un sexe masculin. Elle avait également ajouté que Mamela ne pouvait répondre à la ligne téléphonique de l’association: sa voix avait un timbre trop grave.

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