16 février 2018

USA : une jeune maman transgenre est parvenue à allaiter son bébé

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 17:45

allaitement-seinUne femme de 30 ans suivant un traitement hormonal depuis 6 ans pour devenir une femme, est parvenue à allaiter son bébé. Son cas a été rapporté dans le journal Transgender Health.
Alors que sa compagne enceinte ne souhaitait pas allaiter leur bébé, elle s’est rendue au service spécialisé dans le changement de sexe de l’hôpital new yorkais Mount Sinaï pour étudier toutes les possibilités. Si elle n’a subi aucune opération pour changer de sexe et devenir une femme à part entière, elle avait tout de même une poitrine grâce à son traitement hormonal.
Etant en bonne santé, non fumeuse et n’ayant aucun antécédents de thromboembolique (maladie veineuse), la jeune femme est vue proposer par les médecins un traitement à la progestérone (une hormone féminine qui prépare l’utérus à la grossesse) et des médicaments stimulant la lactation. Les médecins lui ont alors dit de tirer régulièrement son lait. Un mois plus tard, elle était parvenue à tirer quelques gouttes. Après trois mois de traitement, elle arrivait à en tirer 200ml par jour.
Lorsque le bébé est né deux semaines plus tard, elle était capable d’en produire 227 grammes par jour. La jeune maman transgenre née de sexe masculin, a pu allaiter le nourrisson pendant 6 semaines. Lorsqu’il a eu besoin de plus de lait, elle a alterné avec du lait infantile puisqu’elle était incapable d’en produire plus. « Pendant cette période, le pédiatre de l’enfant a noté que sa croissance, son alimentation et sa digestion se développaient de façon appropriée », précise le journal.
Le lait fourni par la maman transgenre, s’il n’était pas aussi abandonnant que celui d’une mère née femme, était d’aussi bonne qualité. « Nous sommes contents que la patiente ait partagé son expérience avec nous, et nous sommes ravis d’aider nos patients transgenres à construire une famille heureuse et en bonne santé », a affirmé au Daily Mail, le docteur Tamar Reisman, qui a étudié ce cas. Ce cas laisse entrevoir de réels progrès en matière de grossesse pour la communauté LGBT.

15 février 2018

People : Tom Daley et Lance Black vont avoir un enfant

Classé dans : homoparentalité,infos,internationnal,people — dominique @ 6:34

tom et blackLe plongeur olympique Tom Daley et le scénariste Dustin Lance Black ont annoncé qu’ils allaient avoir un bébé .
Ils ont partagé la nouvelle sur Instagram en publiant une photo d’eux-mêmes avec une échographie.
« HEUREUSE SAINT VALENTIN! », suivi d’un emoji de deux hommes et un enfant, a écrit Tom Daley.
Tom Daley et Lance Black se sont mariés en mai 2017 et ont récemment vendu leur appartement à Londres – sans doute pour acquérir une nouvelle maison familiale.
Dans une interview récente, Tom Daley avait laissé entendre que lui et Black avaient l’intention de fonder une famille.
« Ce n’est pas une question de ‘si’, juste ‘quand’, avait-il déclaré. J’ai toujours dit que je continuerai à plonger aussi longtemps que mon corps me le permettrait. Mais le bon côté d’être un athlète est de prendre sa retraite jeune et après vous avez toute votre vie devant vous. Une fois que j’aurai fini de plonger, il y a d’autres avenues que j’aimerais explorer. La famille a toujours été une chose importante », avait-il confié.
L’Américain Lance Black, pour sa part, a déclaré être tombé amoureux de la Grande-Bretagne à 43 ans et espérer y vivre et y fonder une famille.

10 février 2018

PMA : La CEDH juge la plainte d’un couple de femmes contre un hôpital de Toulouse, irrecevable

Classé dans : homoparentalité,justice — dominique @ 8:47

femme coupleLa Cour européenne des droits de l’homme a rejeté une plainte pour discrimination d’un couple homosexuel. Les deux femmes mariées s’étaient vues refuser l’accès à la PMA par un hôpital de Toulouse en 2014.
Les juges européens ont rejeté leur plainte, estimant qu’elles n’avaient pas épuisé tous les recours du droit français.
Selon la CEDH, les deux femmes auraient d’abord dû saisir les juridictions administratives « d’un recours en annulation pour excès de pouvoir de la décision du CHU de Toulouse ». « Il n’y avait aucune chance que cela aboutisse », a répliqué l’avocate du couple Caroline Mecary. « La Cour a botté en touche ».
Le couple, marié depuis quatre ans, souhaite voir ce refus de l’hôpital reconnu comme une violation du droit au respect de la vie privée et familiale et au principe d’interdiction de la discrimination par les juges européens.
« Nous n’avons pas d’autre choix que de nous exiler pour fonder notre famille alors même qu’après l’accouchement, la loi française nous autorise à adopter notre propre enfant », a déclaré l’une des plaignantes. « Il est temps que la France sorte de cette hypocrisie ».
Le couple avait saisi la CEDH en 2015 pour « une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ». L’hôpital n’avait pas répondu à leur demande d’information concernant une PMA avec insémination artificielle, justifiant que « la loi Bioéthique actuellement en vigueur en France n’autorise pas la prise en charge des couples homosexuels ».
Une loi qui devrait être revue par le Parlement à l’automne 2018. Sur Twitter, l’avocate des jeunes femmes Caroline Mecary a interpellé le président de la République. « Emmanuel Macron doit maintenant faire ce qu’il a promis : ouvrir la PMA à toutes les femmes », a-t-elle déclaré.

29 janvier 2018

Des homosexuels prennent positions contre la PMA et la GPA

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 16:37

pmaJean-Mathias Sargologos, Sébastien de Crèvecoeur et Jacques Duffourg-Müller ,tous les trois homosexuels, prennent positions contre la PMA et la GPA dans une tribune publiée par le Figaro:
« Ce que nous estimons être de graves dérives, réalisées au nom d’un individualisme exacerbé et contre ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative de briser l’interdit entourant la réification du corps humain. Notre démarche s’inscrit par ailleurs dans une volonté de briser le monopole des associations dites LGBT ».
Ils ajoutent que « l’impossibilité de procréer est une donnée objective », « propre à la condition homosexuelle », qu’elle n’est donc pas discriminatoire et ne peut faire l’objet d’une « réparation de l’Etat ». « Nous pensons pour notre part qu’assumer pleinement son homosexualité revient aussi à accepter les limites qui en découlent ».
Les auteurs soulignent les effets pervers de ces revendications : « La PMA étant un traitement médical, permettre son accès aux couples de femmes reviendrait à sous-entendre que les femmes homosexuelles seraient malades, ce qui constituerait bien entendu un retour en arrière considérable ». Par ailleurs, une fois la PMA accordée aux couples de femmes, ils estiment qu’il sera impossible, « au nom du principe d’égalité, (…) d’interdire la GPA ».
« Après des décennies de féminisme, il est difficilement concevable qu’aujourd’hui la réification du corps de la femme apparaisse par le biais du discours libéral ». Ils dénoncent une GPA « éthique » qui serait justifiée par l’absence de rémunération de la gestatrice et le caractère altruiste de son engagement : « Ce serait en effet nier toute la dimension d’un principe moral fondamental et caractéristique de notre civilisation occidentale, résumé notamment par l’impératif pratique kantien: ‘Agis de telle sorte que tu traites l’humanité comme une fin, et jamais simplement comme un moyen’. Cet impératif est au cœur du principe de dignité humaine que l’on est en droit d’exiger de l’autre, mais aussi de tout être humain envers lui-même ».
Enfin, l’enfant lui-même « objet d’une transaction contractuelle » devient « lui aussi un objet ». « L’existence en France d’enfants nés par GPA à l’étranger ne peut en aucun cas motiver une adaptation ou une modification de la législation française puisqu’on ne fonde pas la règle sur l’exception ni sur la légalité de tel ou tel acte à l’étranger ». Ils demandent « le maintien de l’interdiction de la GPA en France » pour protéger « une conception humaniste de la procréation, soucieuse de la défense des plus vulnérables, et qui respecte l’interdit de toute exploitation et réification de l’être humain. Dans cette perspective, le rôle de l’État n’est pas d’assurer l’accès à toujours plus de droits individuels, mais bien de protéger les plus faibles contre les excès de l’individualisme et de préserver une certaine conception de l’Homme ».
« La PMA pour les couples de femmes et la GPA, présentées faussement comme des avancées permettant aux femmes et aux hommes homosexuels de ‘concevoir’ un enfant, ne sont que des avancées techniques. Or, des avancées techniques ne sont pas nécessairement des progrès sur le plan moral » .

25 janvier 2018

USA : Un couple gay poursuit le gouvernement après qu’un seul de leurs jumeaux a reçu la citoyenneté américaine

Classé dans : homoparentalité,infos — dominique @ 17:30

Andrew-Dvash-Banks-5-650x488Un couple gay poursuit le gouvernement américain après que l’un de leurs jumeaux ait reçu la citoyenneté américaine, tandis que l’autre a vu sa demande rejetée.
Andrew Dvash-Banks, un citoyen américain, et Elad, un Israélien , sont les papas de deux petits garçons: Ethan et Aiden. Les jumeaux, conçus avec le sperme des deux hommes et des ovocytes d’une seule donneuse anonyme, sont nés par gestation pour autrui alors que le couple israélo-américain vivait au Canada, où il se sont mariés en 2010 – une union reconnue quelques années plus tard aux Etats-Unis.
En septembre 2016, le mère porteuse a donné naissance aux deux garçons au Canada où le couple s’était installé après s’être mariés en 2010, parce qu’ils étaient incapables de le faire en Israël ou aux États-Unis.
Lorsque le couple a décidé de déménager à Los Angeles, ils se sont rendus au consulat américain à Toronto quelques mois plus tard pour demander la citoyenneté américaine.
Là, ils sont tombés sur une femme qui a commencé à poser des questions personelles qu’ils ont trouvées humiliantes.
Le représentant consulaire leur a dit qu’elle avait le pouvoir discrétionnaire d’exiger un test d’ADN pour montrer qui était le père biologique de chaque garçon et sans ces tests, ni l’un ni l’autre fils n’obtiendrait la citoyenneté.
Après avoir remis les résultats du test d’ADN, le couple a reçu une grande et petite enveloppe le 2 mars. La plus importante était le passeport d’Aiden. L’autre était une lettre notifiant à Andrew que la demande d’Ethan avait été refusée : Aiden pouvait recevoir des papiers en tant que fils d’Andrew, tandis que son frère jumeau Ethan en était privé, car son ADN correspond à celui d’Elad.
La famille a depuis déménagé à Los Angeles pour se rapprocher de la famille d’Andrew. le petit Ethan, lui, n’a qu’un visa touristique qui a expiré le mois dernier. 
Andrew-Dvash-Banks2-650x433   »Il n’a pas de statut légal », a déclaré Andrew.
La famille a entrepris des démarches pour faire réviser la décision du Département d’Etat, et obtenir la reconnaissance d’Ethan comme Américain à la naissance, comme son frère jumeau.
« Ce que nous essayons de faire est de poursuivre la justice pour Ethan et corriger un tort que le Département d’Etat continue à poursuivre qui pourrait affecter d’autres couples », a déclaré Elad.
La plainte est similaire à deux autres plaintes déposées par un groupe de défense des droits des immigrants LGBTQ qui a déclaré que le Département d’État faisait de la discrimination contre les couples binationaux de même sexe en refusant à leurs enfants la citoyenneté à la naissance.
Les plaintes déposées à Los Angeles et à Washington par l’Immigration Equality indiquent que les enfants d’un citoyen américain qui se marie à l’étranger ont droit à la citoyenneté à la naissance, peu importe où ils sont nés et même si l’autre parent est un étranger. 

22 janvier 2018

Débat autour de la GPA

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 7:13

gpaEn réaction à la tribune du « Monde » du 16 janvier dernier favorable à la gestation pour autrui, plusieurs personnalités se prononcent contre cette technique.
Les signataires disent non à ce qui est pour eux plus qu’une technique mais une « pratique sociale qui consiste à louer la vie d’une femme, jour et nuit, pendant neuf mois » qui « fait partie d’un marché procréatif mondialisé en pleine expansion ».
Pour les signataires, la GPA inclut nécessairement « la vente du sperme et des ovocytes », des intérêts financiers pour « des agences de « mères porteuses », cliniques, médecins, et avocats ». Il en est de même pour l’enfant « dont la personne et la filiation maternelle sont cédées à ses commanditaires » puisqu’on convient à l’avance « du prix du « service » rendu par la mère et donc du prix de l’enfant à naître ».
La GPA revient, selon eux, à « falsifier la filiation maternelle de l’enfant en substituant une mère « intentionnelle » à sa mère de naissance » ». Ils insistent en effet sur le fait que « celle qui accouche est bien la mère biologique, même lorsque l’enfant n’hérite pas de ses gènes, car un embryon n’a aucune chance de devenir un enfant sans un corps féminin qui lui assure son lent développement biologique » avant de fustiger la GPA par « on ne fait pas un enfant seulement avec des gènes ».
Pour rappel, danstribune en faveur de la GPA publiée le 16 janvier dernier, les 101 signataires réclamaient notamment la « transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ». En effet, seule la filiation paternelle est reconnue en France, situation qu’ils considèrent comme « ingérable pour les enfants nés d’une GPA ». Pour les signataires de la nouvelle tribune contre la GPA, la situation n’a rien d’ingérable. Selon eux, l’état civil de l’enfant ne pose pas de problème particulier. Ces derniers ont des papiers, ceux « délivrés par les autres pays » et « si l’un de leurs parents est français, ils obtiennent un certificat de nationalité ».

17 janvier 2018

La manif pour tous répond à la tribune parue dans le monde pour la GPA

Classé dans : homoparentalité,infos — dominique @ 18:35

lmpt ogmLa Manif Pour Tous « dénonce » les erreurs contenues dans une tribune publiée  sur le site internet du Monde :
« Dans une tribune publiée dans Le Monde, une centaine de personnes milite pour profiter de la révision des lois de bioéthique pour légaliser la GPA, c’est-à-dire le recours aux mères porteuses, ou à tout le moins en reconnaître les effets lorsqu’elle est pratiquée à l’étranger. En effet, la France s’honore, à juste titre, de refuser cette pratique aussi scandaleuse que dégradante, synonyme d’asservissement des femmes et de chosification des bébés qui font tous deux l’objet de contrats commerciaux
Non, les enfants nés par GPA ne sont pas des petits fantômes de la République !
En intitulant leur tribune « On ne peut plus ignorer les enfants nés par GPA », les signataires laissent entendre que ces enfants seraient privés de droits. Une petite musique se fait régulièrement entendre pour dénoncer le fait qu’ils seraient des « petits fantômes de la République », sans reconnaissance ni droit. Cela est parfaitement faux. C’est ce qu’expliquait très justement Manuel Valls lorsqu’il était Premier Ministre. Dans une interview à La Croix, il qualifiait la GPA de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » « Il ne faut pas laisser dire non plus que ces enfants sont sans filiation ni identité. Ils ont une filiation et une identité, mais établies à l’étranger » précisait-il.
La manif pour tous continue :
La stratégie des militants pro-GPA est claire et s’appuie sur les enfants nés par GPA à l’étranger. La première étape consiste à obtenir la reconnaissance. C’est ce que demande les signataires de la tribune publiée ce matin dans Le Monde (…) Cette transcription automatique est un piège destiné à demander dans un deuxième temps la légalisation de la GPA en France en arguant du fait que les GPA réalisées à l’étranger seraient 100% légales et que l’interdiction serait donc hypocrite.
« On connaît la chanson. C’est la même ritournelle sur la PMA sans père » selon Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous.
Les signataires de la tribune du Monde affirment vouloir « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA. » Pour La Manif Pour Tous, les droits des femmes et des enfants n’ont pas de frontières. C’est parce que la GPA est une pratique scandaleuse qui instrumentalise et asservit les femmes et les enfants qu’elle est interdite en France. Pour lutter contre ce fléau et ce business sordide et lucratif, une seule solution : l’abolition universelle.(…)
Alors qu’Emmanuel Macron s’est prononcé à de multiples reprises contre la GPA, il lui appartient de donner une suite opérationnelle à ces positions. Patrie des droits de l’Homme, la France doit afficher clairement ses ambitions en la matière pour défendre dans l’hexagone et à travers le monde le droit des femmes et soutenir leur dignité et celle des enfants. »

Dans une tribune, 110 personnalités réclament une « réforme urgente » et « un débat de fond » sur la GPA

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 17:49

gpaDans une tribune publiée dans Le Monde le mardi 16 janvier 2018, 110 personnalités s’associent pour demander une « réforme urgente » des lois bioéthiques, alors que les états généraux de la bioéthique démarrent jeudi 18 janvier 2018.
« Les enfants nés par le recours à la GPA sont là. Ils ont des parents, hétérosexuels ou homosexuels. Ils sont des milliers, de plus en plus visibles, on ne peut plus les ignorer comme des fantômes et faire comme s’ils n’existaient pas », attaquent les 110 premiers signataires.
Alors que la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) condamne régulièrement la France à ce sujet, ils soulignent qu’il n’est plus possible de « continuer à bafouer leurs droits en les ignorant ». Ils demandent donc « la transcription intégrale à l’état civil français de la filiation de l’enfant établie légalement à l’étranger à l’égard de ses parents ». En effet, à l’heure actuelle, ceux qui deviennent parents grâce à une mère porteuse ne peuvent pas inscrire leur bébé à l’état civil, malgré quelques exceptions. A ce sujet, ils déclarent : « Pourquoi les adaptations juridiques tenant compte des condamnations de notre pays par le CEDH pour manquement aux droits de l’homme devraient-elles êtres apportées uniquement par les juges ? », soulignant ainsi l’importance de créer une loi.
Les auteurs tiennent à rappeler qu’il n’est pas simplement question d’enfants de parents homosexuels. Certains couples hétérosexuels choisissent en effet de faire appel à une mère porteuse quand ils rencontrent des problèmes d’infertilité. Là encore, les enfants ne sont pas reconnus par l’état civil: »La Cour de cassation a proposé une voie discriminante à l’égard des femmes qui ne peuvent porter un enfant puisqu’elle les efface purement et simplement de l’acte de naissance transcrit », il n’y a donc que la filiation paternelle qui est reconnue…
Les 110 auteurs de cette tribune sont pour la gestation pour autrui, mais dans un certain cadre. Ils évoquent en effet l’importance de « lutter efficacement et avec détermination contre les dérives de la GPA et les mafias qui en profitent, au-delà de la réforme urgente qu’appellent les droits fondamentaux des enfants à leur filiation ». « Nombreux sont ceux, en France, qui s’alarment à juste titre la marchandisation et de la réification dont peuvent être victimes des femmes pauvres dans certains pays, mais aussi des parents d’intention qui se font maltraiter et les enfants qui peuvent se retrouver dans des tourments dramatiques », insistent les signataires. C’est pour cela qu’ils demandent « une réforme urgente sur la transcription de la filiation, une implication de la France dans une convention internationale contre les atteintes aux droits des personnes, et un vrai débat de fond sur la GPA ». Selon eux, créer un texte à l’image de la convention de La Haye sur l’adoption internationale est seul moyen de lutter contre « ces situations odieuses » où « la dignité des femmes et la sécurité des enfants ne sont pas respectées ».
La tribune rappelle qu’ »il existe dans de grandes démocraties des protocoles de GPA pensés et aménagés de façon parfaitement éthique, et donc les pratiques sont étayées par des études validées ». Les auteurs rappellent également que « aujourd’hui, la réalité des nombreux témoignages vient contredire les fantasmes brandis par certains » et que la filiation n’est pas qu’une question d’ADN partagé.

10 janvier 2018

Nationalité française pour le fils d’Alex Goude et de son mari Romain

Classé dans : homoparentalité,people — dominique @ 8:11

Alex-Goude-Romain-TaillandierRomain Taillandier, le mari d’Alex Goude, vient d’apprendre que leur fils Elliot, né en février 2015 d’une GPA (gestation pour autrui) réalisée aux Etats-Unis, a enfin pu obtenir la nationalité française !
C’est sur son compte Twitter qu’il a annoncé la bonne nouvelle à ses nombreux followers, ce 8 janvier 2018: « Good news : Les actes de naissance américains où figurent deux papas (dès la naissance) peuvent désormais être retranscrits à l’Etat Civil français ! Elliot est devenu officiellement français la semaine dernière ! Merci la France #GPA #PMA #TwoDads #Gay #Family »,
Mercredi 5 juillet, la Cour de cassation a jugé qu’un enfant né d’une mère porteuse à l’étranger pouvait être adopté par le conjoint de son père biologique, et donc se voir reconnaître légalement tous deux parents de l’enfant en France. La Cour de cassation, plus haute juridiction française de l’ordre judiciaire, avait été saisie par plusieurs familles. Il s’agit d’une adoption simple. Au regard du droit français, la mère porteuse reste la mère biologique de l’enfant.
Les magistrats ont néanmoins refusé de transcrire automatiquement en droit français les actes de naissance étrangers des enfants issus d’une gestation pour autrui (GPA) à l’étranger donnant directement pour parents à ces derniers les membres du couple qui ont eu recours à la GPA. Malgré cette décision de la Cour de cassation, la gestation pour autrui demeure une pratique interdite en France.
En vertu de l’article 18 du Code civil:
est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français
Le but de la circulaire Taubira de 2013 est de faciliter la délivrance de papiers d’identité français à des enfants nés par GPA à l’étranger, en s’appuyant tant sur l’article 18 comme sur l’article 47 du Code civil selon lequel:
tout acte de l’état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi
Le 12 décembre 2014, la circulaire Taubira est validée par le Conseil d’État, qui constitue la plus haute juridiction administrative.
Celui-ci estime que le fait qu’un enfant soit né à l’étranger par une pratique interdite en France ne justifie pas de le priver de sa nationalité, à partir du moment où sa filiation avec un parent français a été légalement établie à l’étranger.

4 janvier 2018

La proposition de loi sur La protection de l’enfant des Républicains va être retirée

Daniel FasquelleUne proposition de loi sur « La protection de l’enfant » signée par 30 députés Les Républicains qui associe pédopornographie et mariage gay, et dont SOS homophobie avait demandé le retrait, va être retiré annonce le député Daniel Fasquelle dans une interview au site Têtu.
 Le député du Pas-de-Calais, porteur de proposition de loi, qui prétendait apporter des « correction » à la loi Taubira en matiière de filiation notamment, reconnaît une rédaction « maladroite ».
  »Pour mettre fin à toute polémique et clore définitivement ce sujet, je proposerai à la rentrée parlementaire de janvier à mes collègues de retirer la proposition de loi en l’état », annonce l’élu LR qui entend toutefois proposer des textes séparés sur le statut du beau-parent et la lutte contre la GPA notamment qui apparaît comme son cheval de bataille.
 Selon ce texte, pour « mieux protéger l’enfant », il convenait « en premier lieu » transposer en droit français des textes internationaux tels que la « Convention des Nations Unies sur les droits de l’Enfant », « les directives européennes, en particulier celle sur la pédopornographie » et « en second lieu et corrélativement corriger des incohérences de notre droit, qui tiennent, par exemple, à ce que le mariage entre personnes de même sexe ait été mal placé dans le code civil ».
  »En appelant au remplacement dans le code civil du terme ‘parents’ par ‘père et mère’, ce texte nie l’existence des familles homoparentales et met en cause l situation et les droits de nombreux enfants que ces député.e.s prétendent protéger », dénonçait l’association.
 Le 21 décembre dernier, SOS homophobie avait condamné cette proposition de loi enregistrée à l’Assemblée nationale en date du 24 octobre 2017 et signée par 30 députés Les Républicains, dont Daniel Fasquelle trésorier du parti de droite. « L’association de la pédopornographie, du mariage pour toutes et tous et de la protection des enfants relève de l’incitation à la haine et à la violence envers les personnes lesbiennes, gay, bi et trans (LGBT) », avait estimé SOS homophobie.
 Dans son entretien à TETU, Daniel Fasquelle réaffirme par ailleurs son opposition à la PMA pour les couples de femmes qui conduirait, selon lui, à la GPA.

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