6 septembre 2018

Une publicité pour la Manif pour tous accompagnant le journal « La Croix » fait polémique

Classé dans : homoparentalité,presse — dominique @ 15:36

 Une publicité pour la Manif pour tous accompagnant le journal Ce jeudi 6 septembre, une partie des abonnés de La Croix ont reçu avec leur quotidien une publicité de la Manif pour tous, comme l’a fait remarquer sur Twitter le directeur de la rédaction du média Explicite , Emmanuel Goubert.
Dans un tweet accompagné d’une photo du document accompagnant le journal, le journaliste a partagé son étonnement:
La Croix, contactée par ses soins, lui précise qu’il s’agit d’une ‘publicité’ envoyée à une partie des abonnés seulement, en fonction de régions, avec le journal du jour ».
Cette publicité de la Manif pour tous évoque leur souci de « la protection de l’enfant » qui naîtrait sans un père et une mère et cible tout particulièrement la possible législation de la procréation médicale assistée (PMA).
Dans un communiqué l’Association des journalistes LGBT fait part « de sa colère et de son inquiétude ».
« Dans un contexte particulièrement difficile pour les personnes LGBTI, sur fond d’augmentation des actes homophobes et transphobes en France, de déclarations accablantes du Pape, et en plein débat sur l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, la diffusion d’un tract de propagande anti-familles homoparentales par un quotidien national interroge sur sa déontologie, sa capacité à offrir à son lectorat des informations fiables sur ces sujets d’actualité cruciaux et son engagement contre les discriminations. Il jette par là même le discrédit sur le travail de ses journalistes. », explique l’association, avant d’ajouter: « Plus largement, l’Association des journalistes LGBTI, s’inquiète de voir des médias servir d’antenne de distribution de tracts d’organisations politiques quelles qu’elles soient en leur ouvrant leurs fichiers d’abonné.e.s. »

27 juillet 2018

Italie : fin de la reconnaissance des enfants des couples de même sexe conçus à l’étranger

Classé dans : homoparentalité,homophobie,infos,internationnal — dominique @ 14:50

couple gay avec enfantLe ministre italien de la Famille issu de l’extrême droite, Lorenzo Fontana (Ligue), a réclamé l’arrêt des inscriptions à l’état civil d’enfants de couples gays conçus à l’étranger via des pratiques interdites en Italie.
Il a condamné jeudi les parents de même sexe qui conçoivent un enfant à l’étranger en utilisant des pratiques « interdites par le système juridique ».
Pour lui, les enfants nés par des méthodes de gestation qui restent illégales en Italie – PMA pour les couples gay et GPA – ne devraient pas être reconnus dans le pays.
Avec son intervention devant le parlement, le ministre faisait notamment référence au cas d’un couple de lesbiennes de Turin qui ont rencontré des difficultés pour faire reconnaître leur enfant, né par FIV réalisée au Danemark en avril dernier.
Ce cas avait mobilisé l’attention et la maire de Turin (Mouvement 5 étoiles) avait décidé de reconnaître les deux femmes comme les parents légaux du bébé, ainsi que les enfants de deux autres couples de même sexe, créant ainsi une première en Italie.
Le ministre récemment nommé, connu pour ses opinions ultra-conservatrices, a refusé de reconnaître ces cas, insistant en juin sur le fait que les familles gays « n’existent pas » légalement dans le pays.
Lorenzo Fontana a été nommé à son poste de ministre dans le cadre de la coalition entre la Ligue du Nord d’extrême droite et le mouvement populiste 5 Etoiles.
La maire de Turin, Chiara Appendino, a répliqué au ministre que sa commune continuerait à reconnaître les enfants de couples homosexuels nés à l’étranger.

26 juillet 2018

Agnès Buzyn favorable au remboursement de la PMA pour toutes

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 6:00

PMALa République en marche s’est prononcée pour le remboursement par la Sécurité sociale de la procréation médicalement assistée (PMA) ainsi que sur la reconnaissance de la filiation pour les couples de femmes, ont indiqué mardi des sources concordantes.
Réuni lundi soir en bureau exécutif, le parti présidentiel a précisé ses positions, au-delà des engagements de campagne d’Emmanuel Macron qui avait promis d’ouvrir la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes.
Un sujet travaillé depuis plusieurs mois. Il s’agit d’un thème travaillé « depuis plusieurs mois » par le député Thomas Mesnier, a expliqué ce dernier, avec l’adjoint au maire de Strasbourg Alain Fontanel et des « groupes de travail internes », qui ont « rencontré des personnalités qualifiées, des scientifiques, des intellectuels, des associations ». Le bureau exécutif d’une trentaine de membres et dirigé par Christophe Castaner s’est donc « prononcé pour un remboursement total de la PMA pour toutes les femmes », a indiqué Thomas Mesnier. « On s’est positionnés en faveur de l’établissement de la filiation à la naissance de l’enfant pour les deux mères, sans distinction », a ajouté cet élu de Charente, ainsi qu’ »en faveur de l’auto-conservation des ovocytes ».
Le principe de gratuité du don de gamètes a été réaffirmé. Quant à l’anonymat du donneur, le bureau exécutif a retenu deux possibilités. Soit « le donneur accepte de donner toute son identité » qui sera révélée à l’enfant à sa majorité. Soit « le donneur n’est pas favorable à donner son identité mais l’enfant à sa majorité aurait au moins accès à des données non identifiantes du type la couleur des yeux, des cheveux, ainsi qu’aux antécédents médicaux », a détaillé Thomas Mesnier.
Une proposition de loi au contenu similaire préparée la semaine dernière. Cette prise de position intervient alors qu’une proposition de loi, au contenu très proche, avait été préparée par le député LREM Guillaume Chiche la semaine dernière, avant qu’il ne renonce à la déposer face à une fin de non recevoir notamment du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux et du président des députés LREM, Richard Ferrand. « Il n’y a aucun lien », a assuré Thomas Mesnier.

24 juillet 2018

Israël : L’Etat favorable à l’inscription des deux pères sur les certificats de naissance

Classé dans : homoparentalité,infos,internationnal,justice — dominique @ 21:02

couple gay avec un bebeL’Etat favorable à l’inscription des deux pères sur les certificats de naissance
Le procureur-général a noté l’opposition de Deri, mais il a affirmé que ne pas inscrire les noms des deux pères dans le cas d’une adoption par un couple
Dans une réponse de l’Etat faite à la Haute-cour de justice, le procureur-général a déclaré lundi que dans le cas où deux hommes adoptent un enfant ensemble, ils doivent être inscrits comme les pères sur le certificat de naissance.
Toutefois, cette réponse, envoyée par le biais d’un communiqué de presse par le ministère de la Justice, a noté que le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri, dont le ministère est responsable du recensement de la population, estimait que seul un père doit être enregistré.
Dans la réponse – entraînée par une plainte déposée par deux hommes qui voulaient voir leurs deux noms inscrits sur les documents de naissance de leur enfant adopté – le procureur-général a maintenu que ne pas permettre aux couples homosexuels de s’inscrire en tant que parents serait discriminatoire et aurait une conséquence négative sur les intérêts de l’enfant.
Dans les cas d’une adoption pleine et entière, lorsque l’enfant est totalement séparé de ses parents biologiques et transféré dans une nouvelle famille, les deux pères devront être inscrits sur le certificat de naissance et pas seulement l’un d’entre eux, a statué le procureur général.
Cet avis a été livré alors que les passions se sont enflammées sur la question des parents LGBT, vingt-quatre heures après que les militants dans tout le pays ont organisé une grève pour protester contre une loi sur la GPA qui refuse aux hommes homosexuels le droit au recours à une mère porteuse pour avoir des enfants. Des manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes et plus de 100 000 personnes ont rejoint une manifestation sur la place Rabin de Tel Aviv contre cette législation, qui a été approuvée mercredi.
Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri assiste à une réunion de la Commission des finances à la Knesset à Jérusalem le 27 février 2018. (Flash90)
« Le procureur-général est d’avis qu’empêcher l’enregistrement des deux parents dans un tel cas porte préjudice aux meilleurs intérêts de l’enfant adopté, à l’égalité entre les couples hétérosexuels et homosexuels et aux enfants adoptés au sein de telles familles, sans justification probante », a dit le communiqué.
La réponse a noté que Deri, qui dirige le parti ultra-orthodoxe Shas, estimait pour sa part que les deux pères ne doivent pas être inscrits sur le certificat de naissance, ce dernier venant – entre autres – refléter la situation factuelle de l’enfant au moment de sa venue au monde.
Même si les certificats de naissance ne peuvent être altérés d’aucune façon, il y a des exceptions à cette règle dans le cas des adoptions et du recours à des mères porteuses pour protéger la confidentialité des parents d’origine et des enfants.
Deri a fait savoir dans un communiqué qu’il était défavorable à l’inscription de deux pères parce que « c’est une question de valeurs morales qui font l’objet d’une controverse publique au sein de la société israélienne et cette décision doit être prise dans l’arène démocratique ».
Le procureur-général a pour sa part souligné que le sujet débattu n’était pas le droit pour les couples homosexuels à s’inscrire en tant que parents dans le registre de la population ou sur les papiers d’identité de l’enfant – ce qui est déjà considéré comme légal – mais plutôt un problème d’interprétation de la législation et de son application égalitaire.
Les couples homosexuels sont autorisés à procéder à une adoption dans la loi israélienne mais, en pratique, seuls quelques-uns ont adopté des enfants au cours des neuf dernières années. En recours, certains couples gay ont adopté des bébés dans d’autres pays.
La suppression d’un amendement dans une loi, la semaine dernière, qui autorisait le recours aux mères porteuses pour les couples homosexuels a entraîné une vive colère au sein de la communauté LGBT du pays. L’organisation-cadre des associations gays, la Agoudat, a organisé dimanche une grève nationale qui a été suivie par des dizaines de milliers de personnes.
Cette loi permet aux femmes célibataires de recourir à la GPA mais pas aux hommes, ce qui, dans les faits, empêche les couples homosexuels de faire appel à une mère porteuse en Israël pour avoir un enfant.
source : https://fr.timesofisrael.com/

18 juillet 2018

Benjamin Griveaux annonce un projet de loi sur la PMA avant la fin de l’année

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 15:36

PMALe gouvernement présentera avant la fin de l’année un projet de loi sur les questions de bioéthique, y compris la PMA, qui sera débattu par le Parlement début 2019, a indiqué mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
« Il faudra que nous présentions, et nous nous étions engagés, un projet de loi qui sera présenté en conseil des ministres avant la fin de l’année, pour un examen (au) début du premier trimestre de l’année prochaine », a-t-il déclaré à l’issue du conseil des ministres.
Le représentant du gouvernement a souhaité « ne pas isoler » le sujet de la procréation médicalement assistée (PMA), qui fait l’objet d’une proposition de loi attendue jeudi, des autres sujets abordés aux états généraux sur la bioéthique.
« Je comprends l’empressement mais nous souhaitons pouvoir le faire de la manière la plus sérieuse et en cohérence avec les autres sujets bioéthiques qui sont traités dans le cadre des états généraux, et ne pas l’isoler des autres sujets », a déclaré Benjamin Griveaux. « Il n’y a donc pas le début d’un commencement d’un mollissement du gouvernement sur cette question », a assuré le porte-parole.

Gérard Larcher contre une procédure accélérée concernant l’ouverture de la PMA

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 15:32

gpaLe président LR du Sénat Gérard Larcher a affirmé mercredi son opposition à « une procédure accélérée » concernant la possibilité d’ouvrir la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, soulignant que ce sujet « nécessite le temps, le sérieux ».
« Comme président du Sénat j’ai demandé au président de la République, je le dis publiquement, il n’est pas question d’une procédure accélérée », a déclaré Gérard Larcher sur franceinfo.
« Moi personnellement sur la PMA je veux voir dans quelles conditions elle devra s’exercer », a ajouté le président du Sénat, se disant par ailleurs « totalement hostile à la GPA » (gestation pour autrui), « parce que c’est une marchandisation ».
« Passer entre la victoire de l’équipe de France à la Coupe du monde et les vacances d’été sur une proposition de loi, ça peut être une manœuvre », a estimé Gérard Larcher. « Ce sujet est tellement important, parce qu’il touche à des convictions, il touche à l’éthique, qu’il nécessite le temps, le sérieux et de prendre la distance nécessaire dans le respect des personnes et des couples, qu’il soient hétérosexuels ou qu’ils soient lesbiens ou les femmes célibataires », a-t-il souligné

12 juillet 2018

Le Conseil d’État propose un cadre en cas d’ouverture de la PMA aux couples de femmes

Classé dans : homoparentalité,infos — dominique @ 15:51

PMADouble filiation maternelle, remboursement par la Sécu: le Conseil d’État propose un cadre en cas d’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, sans pour autant se prononcer pour ou contre la réforme.
Ces propositions figurent dans une étude sur les aspects juridiques de la prochaine révision de la loi de bioéthique, commandée par le Premier ministre Edouard Philippe et rendue publique mercredi.
Une large partie du rapport est consacrée à l’éventuelle ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) à toutes les femmes, sujet qui déchaîne les passions.
Le Conseil d’État ne se prononce par pour ou contre mais réfléchit au cadre juridique d’une éventuelle réforme. « Le Conseil d’État ne prend pas parti, il n’a pas à choisir à la place du Parlement. Mais il présente toutes les options, celle qui consiste à ne rien changer (à la loi) et celle qui consiste à changer », a expliqué devant la presse le vice-président du Conseil d’État, Bruno Lasserre.
A l’appui de son raisonnement, le Conseil d’État souligne qu’ »il n’existe pas de droit à l’enfant » dont pourraient se prévaloir les pro-PMA. A l’inverse, rien ne prouve que « l’intérêt supérieur de l’enfant » serait forcément de naître dans une famille hétérosexuelle, comme l’assurent les anti-PMA. Décider ou non d’une réforme procède donc d’un choix politique.
Si le Parlement décide de permettre aux couples de femmes homosexuelles d’avoir recours à la PMA, la question de la filiation se posera. Le Conseil d’État propose de la régler par un mécanisme réservé à ces couples. Au moment de la déclaration de naissance, il faudra transmettre à l’officier d’état civil une « déclaration commune anticipée » rédigée devant notaire avant la PMA, afin « d’établir simultanément la filiation à l’égard des deux membres du couple ».
Aujourd’hui, quand un couple de femmes a recours à une PMA à l’étranger, la conjointe de la mère biologique peut adopter l’enfant après sa naissance.

10 juillet 2018

Israël : La GPA refusée aux couples homosexuels

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 16:42

gpaLa commission du Travail, des affaires sociales et de la santé a amendé lundi un projet de loi portant sur les mères porteuses pour élargir l’éligibilité à la procédure aux femmes célibataires mais en refusant aux couples homosexuels le droit d’avoir des enfants par ce biais.
Selon le projet de loi actuel, les femmes célibataires dans l’incapacité d’avoir des enfants pour des raisons médicales auront dorénavant l’autorisation de faire appel à une mère porteuse. Jusqu’à présent, ce droit n’avait été accordé qu’aux couples mariés hétérosexuels.
Amir Ohana, député du Likud et homosexuel, a proposé un amendement pour inclure les couples de même sexe dans le projet, ce qui a été rejeté. Lors d’un échange rempli d’émotion, il a raconté à la commission les combats qu’il devait mener, à commencer dans sa propre famille.
Le député Itzik Shmuli (Union sioniste) a pour sa part dit à la commission que les discriminations qui nient aux couples de même sexe les mêmes droits sont « une insulte ».
« Je veux être père et je ne peux pas être père. Pour le devenir, je dois aller dans un pays étranger, payer 140 000 dollars et espérer que tout aille bien. Ma vie est remplie, mais il y a toujours quelque chose qui me manque et qui m’accompagne partout où je vais », a expliqué Shmuli.
« Nous sommes assez bons pour servir le pays mais pas pour être parents. C’est une situation qui est simplement discriminatoire, douloureuse, remplie d’insultes et de malhonnêteté. C’est mal ».
Le projet de loi a été adopté avec une majorité de 8 voix contre 4. Ceux qui ont voté en sa faveur sont les députés Eli Alaluf (Koulanou), Nava Boker (Likud), Avraham Neguise (Likud), Michael Michaeli (Shas), Yisrael Eichler (YaHadout HaTorah), Moti Yogev (HaBayit HaYehudi), Tali Ploskov (Koulanou), Akram Hasson (Koulanou).
Quatre députés ont voté contre : Yael German (Yesh Atid), Ilan Gilon (Meretz), et Michal Biran et Itzik Shmuli de l’Union sioniste.
Dans un échange cinglant, Biran a critiqué Alalouf pour son soutien apporté au texte.
« Je ne comprends pas comment vous pouvez vous montrer si lâche », a-t-elle accusé. « Comment pouvez-vous tendre ainsi la main à l’homophobie ? Les gens expriment de la haine, des incitations à l’égard des homosexuels et vous leur apportez votre appui par votre inaction ».
Le militant agissant dans la défense des droits de la communautés gay Oded Fried a fustigé le projet de loi, disant que « nous devons mettre un terme à ce mensonge connu sous le nom de loi sur les mères porteuses. C’est une loi contre les familles gay et contre le droit fondamental à fonder une famille ».
La constitution même de la coalition rend difficile l’adoption de lois en faveur des droits des homosexuels. Les partis religieux, qui s’opposent traditionnellement à de telles législations, détiennent un pouvoir significatif au sein de la coalition.
Le ministère des Affaires sociales avait annoncé l’année dernière son opposition à l’adoption par les couples homosexuels en Israël parce qu’elle placerait un « fardeau supplémentaire » sur les enfants.
Mais suite à la vive indignation qui avait suivi cette annonce, alors que des milliers d’Israéliens étaient descendus dans les rues de Tel Aviv pour protester contre ce qui, selon eux, était une politique discriminatoire, le ministère avait fait volte-face moins d’un mois plus tard et estimé que c’était le rôle de la Knesset de répondre à la question à travers une législation.

6 juillet 2018

Le Conseil d’état ne voit aucun obstacle juridique dans l’ouverture de la PMA à toutes les femmes

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 17:53

PMALe Figaro a révèlé jeudi les conclusions d’un rapport du Conseil d’Etat sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes remis au Premier ministre ce vendredi.
Le Conseil d’Etat – chargé d’évaluer les conséquences juridiques d’une évolution de la loi – ne voit pas « d’obstacle juridique » à l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée) aux femmes seules et aux couples de lesbiennes.
C’est clairement ce qui ressort des conclusions du rapport sur la révision de la loi de bioéthique qui est remis au Premier ministre Edouard Philippe ce vendredi et déviolé dès jeudi par le journal Le Figaro.
Chargé d’évaluer les conséquences juridiques d’une évolution de la loi, le Conseil d’Etat « ne signale aucun obstacle juridique à la PMA pour toutes ».
Le Conseil d’Etat recommande par ailleurs la prise en charge par la Sécurité sociale de toutes les PMA, même si elles ne sont pas réalisées pour des raisons médicales, afin de ne pas écorner le principe de solidarité. L’enjeu financier est jugé « relativement modeste ».
Dans ce document, le Conseil d’État propose plusieurs scénarios au gouvernement sur la question de la filiation pour les couples de femmes, dont la possibilité d’adoption de l’enfant par la mère d’intention, et la solution d’une « déclaration commune anticipée qui relierait directement l’enfant aux deux mères ».
Le Conseil d’Etat préconise par ailleurs de ne pas toucher aux principes de gratuité et d’anonymat du don de gamètes, et ce pour éviter l’émergence d’un « marché » contraire à l’éthique française.
La PMA est actuellement réservée aux couples hétérosexuels infertiles. Mais Emmanuel Macron s’est déclaré favorable à l’élargissement de la procédure aux couples lesbiens et aux femmes célibataires en déclarant souhaiter une « concertation apaisée » afin de tenter d’éviter la violente mobilisation qui s’était produite contre le mariage pour tous. 

4 juillet 2018

soutien massif de la communauté LGBT en faveur de la gestation pour autrui (GPA) et de procréation médicalement assistée (PMA)

Classé dans : homoparentalité — dominique @ 3:16

couple avec enfantUn sondage réalisé par l’IFOP pour l’Association des Familles Homoparentales (ADFH) révèle le soutien massif de la communauté LGBT en faveur de la gestation pour autrui (GPA) et de procréation médicalement assistée (PMA).
Pour l’IFOP, la part d’adultes affirmant une orientation sexuelle ou une identité de genre minoritaire s’élève à 4 millions dont 1,6 million d’homosexuel(le)s et 2,4 millions de bisexuel(le)s.
L’enquête met également en lumière l’adhésion massive de cette population aux revendications portées par les associations en matière de PMA et de GPA. 80% des personnes LGBT adhèrent au principe d’élargissement de procréation médicalement assistée aux couples de femmes homosexuelles. Un consensus partagé par l’ensemble de la communauté malgré des intérêts politiques opposés. « Si l’adhésion à cette idée est massive chez les LGBT proches des formations de gauche (83% chez les sympathisants LFI, 87% chez les sympathisants PS), elle est aussi largement soutenue par les LGBT de droite (66% chez les sympathisants LR, 74% chez les sympathisants FN). » Et cette décision ne fait pas seulement l’unanimité chez les minorités ! « Ce soutien n’a toutefois rien de spécifique aux minorités sexuelles : les deux tiers des Français soutiennent également la mesure qui constitue une des principales promesses électorales d’Emmanuel Macron » indique François Kraus, directeur du pôle genre et santé sexuelle de l’IFOP.
La gestation pour autrui est également une mesure fortement plébiscitée par les personnes LGBTI, « 71 % des personnes interrogées souhaitent que les couples d’hommes puissent recourir à la GPA » indique l’enquête. Ce chiffre vient contraster avec l’opinion du reste de la population française chez qui l’adhésion à cette mesure reste minoritaire (48%). « C’est le dernier sujet d’homoparentalité qui partage encore l’opinion » précise François Kraus, selon France Info. Si certaines décisions ne sont pas partagées par l’ensemble de la société les mentalités semblent progressivement évoluer en faveur des minorités !

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