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7 février 2012

le Ministre en charge des droits de l’homme Tunisien dit Non la liberté d’expression pour les gays

Classé dans : internationnal — dominique @ 18:31

 

 

 Le Ministre en charge des droits de l’homme, Samir Dilou a attaqué le web-magazine LGBT tunisien alors qu’il était interviewé par le présentateur Samir El-Wafi.Il a déclaré que la Samir que «la liberté d’expression a ses limites» et que l’homosexualité étaitd’abord une «perversion» qui devait être «traitée médicalement.
  «Ce sont des citoyens, mais ils doivent respecter les lignes rouges fixées par notre religion, notre héritage et notre civilisation.» Le ministre a reconnu ne pas savoir si «Gayday» avait une autorisation de publication, mais il s’assurerait que si c’était le cas, il la lui retirerait. Et de conclure sur le ton de la plaisanterie que bien sûr, il n’était pas question que la perversion sexuelle soit un droit humain. Les homos devraient plutôt se faire soigner, a-t-il conclu . Les campagnes électorales post-révolutionnaires utilise l’homosexualité comme une arme politique entre les différents groupes qui se disputent le pouvoir dans la nouvelle Tunisie.L’attaque survient alors que l’homosexualité est devenue l’injure à la mode , notamment après un scandale impliquant l’actuel ministre de l’Intérieur.
  le Ministre en charge des droits de l'homme Tunisien dit Non la liberté d'expression pour les gays dans internationnal 0158 
   Une vidéo mise en ligne au début de l’année avait surgi sur le web: elle prétendait montrer Ali Laarayedh ayant un rapport sexuel avec un autre homme en prison, au début des années 1990. La  grâce accordée à Neji Bhiri, frère du ministre de la Justice , provoque aussi beaucoup de polemiques . Néji Bhiri aurait été condamné pour 11 ans de prison dans le cadre d’une affaire de pédophilie, lui et son complice, contre un garçon à Jebeniana dans le gouvernorat de Sfax. Néji Bhiri devait purger les 5 derniers mois de sa peine avant l’annonce de l’amnistie.
 Après sa libération, une marche de protestation a été organisée,le 16 janvier 2012 à Jebeniana en destination de la maison des parents de Néji Bhiri. Les manifestants ont dénoncé le favoritisme et l’abus du pouvoir à des fin personnelles. Ils ont appelé notamment à l’indépendance de la justice.
   
 Fadi, éditeur de «Gayday» confirme qu’en tant que responsable du seul média LGBT du pays, il est la cible d’attaques virulentes et de menaces de mort , de la part des religieux ,notamment via les réseaux sociaux. Mais il relativise. «On dirait que l’homosexualité n’est plus un tabou, à en juger au nombre de commentaires homophobes postés sur le web tunisien, confie-t-il au site britannique PinkNews. Ça a des aspects positifs, parce que cela met ce sujet sur la place publique. Ce qui nous inquiète est l’utilisation massive de l’homophobie comme une arme politique.»    

 

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